Il arrive que des gens intelligents ont de la dignité, mais les imbéciles n'en manquent jamais.
Tu veux te décupler, te centupler ? Trouve des zéros.
Y-a-t-il encore place aujourd'hui pour des utopies après tant et tant de crimes perpétrés en leur nom ?
Le luxe des femmes est monté à de telles proportions, qu'il faut être bien riche pour en avoir une à soi. Il n'y a plus moyen que d'aimer les femmes des autres.
Dans la lutte des idées, ce sont les hommes qui périssent.
Les fanatiques sur la terre sont trop souvent des saints au ciel.
La mémoire est l'une des facultés les plus bizarres de notre intelligence. On ne peut vraiment pas s'y fier.
Le commun des hommes, qui ne sait que faire de cette vie, en veut une autre, qui ne finisse point.
Nourrir ses semblables est l'une des missions les plus nobles qui soient.
Les mots peuvent causer de la confusion et créer des enchevêtrements ; mais l'absence de mots engendre une obscurité totale.
Il y a des regrets, des remords, des fêlures et des compromissions qui ne cicatrisent pas, qui ne cicatriseront jamais.
À la fin du XVIIIe siècle, la torture sera dénoncée comme le reste des barbaries d'un autre âge : marque d'une sauvagerie qu'on dénonce comme « gothique ».
Ces français que nous fûmes contraints de jeter dans la bataille, ils ont des droits sur nous.
Mao a également compris que la révolution ne durerait que si elle était d'abord faite dans les esprits. Elle ne s'est pas bornée à distribuer des armes, de la nourriture, des terres ; elle s'est efforcée de donner aux paysans l'envie de se battre, le goût de travailler intelligemment, la volonté de conquérir leur terre.
À force de combiner, d'inventer des mensonges, on a le visage qui se déforme. Ceux qui combinent ont tôt ou tard la gueule de traviole.
J'en ai vu d'autres dans mon enfance, lorsque le gel transformait des étangs en miroir étincelant où je m'amusais à patiner.
J'espère continuer mon travail, gagner des championnats avec mon club. La reconnaissance vient naturellement pour ceux qui la méritent.
La moralité n'est que l'attitude que nous prenons vis à vis des gens qui ne nous plaisent pas.
Ils disent qu'on est métis quand il s'agit de football mais des macaques quand il s'agit de flashball.
Quand je devais travailler pour vivre, j'avais les pieds dans la neige à cause des trous dans mes chaussures.
Piaf, c'est l'une des plus grandes époques de ma vie. J'ai appris énormément de choses à travers elle.
Les films sont comme des tours de magie.
La civilisation implique qu'on se souvienne des morts, mais il faut laisser chacun construire avec eux son propre rapport.
Le langage du dessin offre des possibilités infinies, ce qui est rare.
J'ai grandi avec les auteurs comme avec des grands frères, ils sont devenus mes tuteurs.
Un avocat incompétent peut retarder un procès pendant des mois ou des années. Un avocat compétent encore plus longtemps.
Le passage au troisième millénaire, en philosophie, c'est peut-être cela : réaliser qu'on n'accomplira des progrès qu'en passant par des pensées minuscules et non plus majuscules.
Nous vivons une époque où les gens dont on dit qu'ils sortent de l'ordinaire sont généralement des gens qui ont plutôt l'air d'y entrer.
J'aime assez les beaux diamants, mais j'ai horreur des pendeloques qui me montrent une femme portant à une oreille le pain de ses enfants et à l'autre l'honneur de son mari.
On n'a pas le droit de garder pour soi un mot drôle. Il y a des mots mortels. Tant pis ! Les mots qui sont mortels font vivre du moins ceux qui les font.
Pour le petit Parisien, il existe un instant crucial, initiatique, c'est celui où, ayant compris le système des correspondances du métro, il contemple le petit rectangle de carton qui lui livre l'immense labyrinthe et avec lui toute la ville.
Il y a des éclairs qui durent l'espace d'un centième de seconde et qui aveuglent. Il y a des regards qui durent un peu plus longtemps et qui vous éblouissent pour toujours.
S'il y a des vaches qui sont devenues folles c'est parce qu'on leur a donné à manger du mouton. D'autres sont devenues capricieuses et elles ont réclamé du couscous.
Nous lisions souvent ensemble, des poètes de l'amour courtois, mais souvent nous n'allions pas plus loin pour faire une partie de touche-pipi.
Dans le matin de la vie, lorsque les sens, tendres encore, ne sont pas usés, que l'homme entier est éveillé de toutes parts, que le frais vernis de la nouveauté brille sur tous les objets qui nous environnent, quelles sont [...] ► Lire la suite
Celui qui aime vraiment son pays aime aussi celui des autres.
Les Hobbits ne sont que des Anglais rustiques, de petite taille car cela reflète la portée généralement restreinte de leur imagination - et non la petite portée de leur courage ou de leur pouvoir latent.
Mes rêves sont mon travail. Je conçois à partir des choses que j'aime.
il n'y a pas de peur plus affreuse que celle qui vous gagne quand on ne sait pas comment ni quand on va payer la facture des faveurs qu'on a reçues.
Vous rencontrez dans la vie des gens très intelligents, mais qui souffrent et sont malheureux, et vous rencontrez des gens heureux qui n'ont pas ce don d'intelligence. Jean, c'était les deux. Il était le plus intelligent d'entre nous et le plus heureux.
Nous acceptons d'être jugé par des personnes à qui nous interdirions de juger autrui.
Dans le langage des jardiniers, les plantes crèvent, mais les roses meurent.
Culte de la solitude : besoin d'autonomie à tout prix, aux dépens le plus souvent des relations à long terme.
Il y a des femmes qui sont vertueuses naturellement, et d'autres qui ne le deviennent qu'après avoir commis toutes les fautes.
Si on examine la nature des maladies, on trouvera qu'elles tirent leur origine des passions et des peines de l'esprit.
Il est des femmes pour qui les derniers outrages seraient les premières politesses.
Au théâtre ou dans la littérature, plus les gens attendent des choses, plus il faut leur donner le contraire.
Les humains vivent mieux lorsque chacun d'eux est à sa place lorsque chacun d'eux sait où il se situe dans le schéma des choses. Détruisez cette place, vous détruirez la personne.
Les branches poussaient à vue d'oeil ; légèrement retenues dans la main, on les sentaient grandir et se débattre comme des ailes.
Vous avez souvent dit des injures, car c'est bien là votre habitude.Inévitablement le fumier doit puer, les taons piquer, et les guêpes bourdonner ; de même les gens hargneux doivent médire.