Le bonheur effectif paraît toujours assez sordide en comparaison des larges compensations qu'on trouve à la misère.
On peut très bien éprouver le sentiment de l'absolu en se faisant la barbe ou en mangeant des gaufres.
Dans les grandes lignes, nous décidons, nous sommes libres. Mais pour ce qui est des "choses de la vie", le hasard les dirige beaucoup plus que nous.
La littérature, et même le roman qui est d'expression plus libre, finissent par être soumis à des règles, à des conventions qu'il faut de temps en temps secouer pour y réintroduire la vie.
Je ne mange des escargots de Bourgogne qu'en Bourgogne. Ailleurs, il leur faut trop de temps pour arriver.
Je fais le portrait d'un homme de culture à l'immense savoir des mains et des mots ensemble. Il composa plusieurs romans tissés de sa connaissance intime des bergers de la Crau et des contes et mythes de la tradition orale, [...] ► Lire la suite
Je n'ai pas d'attentes. Les attentes dans votre vie ne font que conduire à des déceptions géantes.
Il plaisante sur des cicatrices qui n'ont jamais ressenti de blessure
Je me cachais. Je n'étais pas préparée à être exposée à un public. Quand tu défends tes propres textes, c'est ton coeur et tes tripes que tu présentes aux autres. Est-ce que les gens allaient comprendre ce que j'écrivais ? [...] ► Lire la suite
Ce que les gens disent ne va pas m'arrêter. Je dois faire des choses pour moi.
C'est dans notre nature de garder des secrets sur notre vie. Nous le faisons tous.
Construire des prisons est sans doute nécessaire, mais construire des logements en repensant à l'intérieur des cités tout ce qui fait la cohésion sociale, c'est plus urgent.
Le plus acceptable des systèmes est celui de n'en avoir par principe aucun.
La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens.
Si le grand nombre des mendiants est onéreux à l'Etat, de combien d'autres professions qu'on encourage et qu'on tolère n'en peut-on pas dire autant !
Trois savoirs gouvernent le monde : le savoir, le savoir-vivre et le savoir-faire, mais le dernier souvent tient lieu des deux autres.
Certains esprits sont des trains qui vont si vite qu'on n'a pas le temps de s'apercevoir qu'ils sont vides.
Le XXè siècle a été celui des guerres conduites au nom d'idéologies mortes. Restent à inventer les institutions qui feront vivre la liberté.
Les années ne font pas des sages, elles ne font que des vieillards.
L'animosité, l'intolérance, le fanatisme ne favorisent jamais entre elles la bonne entente. Partout où vivent côte à côte des races différentes, la plus faible est vouée à l'oppression de la plus forte, conquérante ou usurpatrice.
Ne te réjouis pas si l'amitié t'autorise à dire des paroles désagréables à tes amis proches. Plus tu deviens proche de quelqu'un, plus le tact et la courtoisie sont nécessaires.
En définitive, nous aimons tout pour nous-mêmes. L'amour est le plus égoïste des états...
La pauvreté, c'est beau ; mais il y a des limites. Saint Thomas dit qu'il faut une certaine aisance pour servir Dieu.
Les rêves sont la nourriture des dieux.
L'art du metteur en scène est l'art d'accommoder des contingences. Ce n'est pas une profession, c'est un état.
L'esprit le plus pénétrant a besoin du secours du temps pour s'assurer, par ses secondes pensées, de la justice des premières.
La bonne volonté n'a rien à faire en littérature. Ce n'est jamais en s'imposant des contraintes ou des devoirs que l'on peut écrire.
Les traductions sont des domestiques qui vont porter un message de la part de leur maître et qui disent tout le contraire de ce qu'on leur a ordonné.
Il est toujours important de réimaginer la vie des gens riches et célèbres.
Lorsque vous vivez à un niveau de conscience ordinaire ou en dessous, vous passez beaucoup de temps et d'énergie à trouver des occasions d'être offensé.
Un mur est une très grosse arme. C'est l'une des pires choses avec lesquelles vous pouvez frapper quelqu'un.
Il n'y a pas d'efforts inutiles, Sisyphe se faisait des muscles.
On a le droit de dire du mal des femmes ; on n'a pas le droit de dire du mal d'une femme.
Lorsqu'un ami vous demande de l'argent à emprunter, voyez lequel des deux vous voulez perdre.
Le temps des armes n'est pas celui des lois.
L'âge se lit dans les yeux des autres, même quand soi-même on n'y pense plus.
L'amour maternel est le plus éminent des sentiments égoïstes, ou, pour dire autrement, le plus énergique des sentiments altruistes.
Les savants et les philosophes sont des romanciers sublimes qui canalisent leurs passions dans une autre direction.
La voix de l'homme est bien incapable d'offrir autre chose que des perspectives terrestres.
Le vent fera craquer les branchesLa brume viendra dans sa robe blancheY aura des feuilles partoutCouchées sur les caillouxOctobre tiendra sa revancheLe soleil sortira à peineNos corps se cacheront sous des bouts de laine.
Les princes doivent déléguer à d'autres l'exécution des mesures impopulaires et garder entre leurs mains les moyens de gagner des faveurs.
Nous sommes tous des vers... Mais je pense que je suis un ver luisant.
Plus je vois les hommes, moins je les aime ; si je pouvais en dire autant des femmes, tout serait pour le mieux.
La terre est peuplée de truqueurs et de bavards, qui se servent des mots comme d'une monnaie qu'ils sauraient fausse.
L'art de la parenthèse est un des grands secrets de l'éloquence dans la société.
La foi est l'assurance des choses qu'on espère.
L'incognito est mort, tué par les photographes de presse. L'être visé dépossédé de son secret, avoue à des millions d'exemplaires par sa pauvre figure qu'il cache en vain de la main. L'homme de demain aura-t-il droit à tout sauf à l'ombre ?
Bien des hommes agissent contre leur bonheur pour être fidèles à l'image qu'ils ont montrée à leurs amis...
Si deux hommes sont d'accord sur tout, c'est qu'un seul des deux pense.
En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes ; car ils imposent des devoirs, ils commandent l'effort en commun.