La France est tellement le premier des peuples que tous les autres, quels qu'ils soient, doivent s'estimer honorablement partagés lorsqu'ils sont admis à manger le pain de ses chiens.
Pour une raison quelconque, tous les artistes ont des problèmes d'estime de soi.
Qu'est-ce que c'est quoi la différence qu'il y a entre moi et le pape ? c'est que je raconte aussi des histoires mais moi je ne demande pas qu'on y croie !
Parfois c'est évident, parfois non. Parfois, un enfant est malmené... La plupart du temps, ce ne sont que des choses que les gens disent.
La division des hommes en acteurs et spectateurs est le fait central de notre temps.
Âge : Si, encore vivant à partir d'un certain âge, on n'a plus d'âge, en revanche, on a ensuite jusqu'à la fin des temps l'âge qu'on avait quand on a disparu.
La solitude est à certains moments nécéssaire pour retrouver la cohérence de tous les matériaux qui se sont accumulés, pour renouer des fils, pour se préparer à de nouvelles rencontres.
La musique prend la place des mots lorsque les gens ne savent pas quoi dire, et je pense que la musique peut être plus éloquente que les mots.
L'Office Français de l'Immigration restera la bonne fée auprès des immigrants.
Le problème, c'est que, à force de faire des villes différentes tous les jours, je finis par oublier leurs noms
La banlieue est un paysage qui a de la gueule, il y a des perspectives, des lignes de fuite. L'oeil a de quoi être nourri.
On n'est pas des porteurs de messages. On est simplement des clowns, des saltimbanques (...). L'humour est un langage que j'ai toujours aimé. Notre ressort est de dénoncer la bêtise en faisant rire.
C'est curieux: tes mots sont devenus des promesses. Et je crois qu'on promet parce qu'on ignore si on tiendra parole.
Les mots n'ont pas toujours besoin d'une destination,On les laisse s'arrêter aux frontières des sensations,Errant sans tête dans l'espace du trouble,Et c'est bien le privilège des artistes : vivre dans la confusion.
Les vices entrent dans la composition des vertus, comme les poisons entrent dans la composition des remèdes.
Il y a des choses qu'on ne peut dire qu'en embrassant... parce que les choses les plus profondes et les plus pures peut-être ne sortent pas de l'âme tant qu'un baiser ne les appelle.
Selon l'opinion des hommes éclairés, il n'y a que la médiocrité qui ne soit pas exposée à l'envie.
La misère a ses gestes. Le corps même à la longue prend des habitudes de pauvre.
L'avantage des formules, c'est d'avoir l'air profond, parce qu'elles sont vagues, claires parce qu'elles sont dogmatiques.
Il y a des hommes que la bonté entraîne trop loin, comme certaines femmes la coquetterie.
Si l'homme n'a pas le pouvoir de modeler le monde à sa convenance, il a du moins celui de tailler des verres qui lui permettent de le faire apparaître à peu près comme il veut.
Ecrire, c'est savoir dérober des secrets qu'il faut encore savoir transformé en diamants.
Seules les bêtes font des petits sans les désirer.
Les mensonges sont des petits voyages dans l'au-delà de l'amour.
On ne peut pas décréter la fin des choses.
Les gens trop assidus aux petites choses, sont d'ordinaire incapables des grandes.
Le monde fut toujours habité pas des hommes qui ont eu les mêmes passions.
J'aimerais vraiment comprendre pourquoi les kamikazes portent des casques de protection.
Elle a fini par se lasserDe cette vie de ce métierDes éternels aller retourEntre le travail et l'amour.
La chambre commune, c'est la sauvegarde de la fidélité conjugale. C'est même ce qui fait la force des unions libres.
Tant qu'on n'exerce pas le pouvoir on n'a pas idée de ce que c'est. On pense que c'est s'asseoir à son bureau, donner des ordres, ne jamais être contrarié.On imagine que c'est une facilité. Au contraire, plus on s'approche du [...] ► Lire la suite
Les grandes personnes ont, sur toute chose des idées toutes faites qui leur servent à parler sans réfléchir. Or, les idées toutes faites sont généralement des idées mal faites.
Mais le temps des chevaliers est révolu. Lui a succédé celui des sophistes, des économistes et des calculateurs.
Gardez les choses simples et ne vous lancez pas à l'assaut des barrières.
Mon point de départ a été un article paru dans un hebdomadaire américain en 1954. Il expliquait que la valorisation des capacités de production américaines exigeait que la consommation croisse de 50 % au moins dans les huit années à [...] ► Lire la suite
Je ne suis pas le genre de femme qui porterait des talons hauts avec un maillot de bain.
Rien ne m'a autant attristé dans la vie que la dureté de coeur des gens instruits.
L'une des grandes tragédies de la vie est que les hommes comblent rarement le fossé entre la pratique et la profession, entre le faire et le dire.
Il y a des cordes dans le coeur humain qu'il vaut mieux ne pas faire vibrer.
Lorsque vous écrivez une chanson, la plupart des mots que vous utilisez sont en noir et blanc, puis vous en utilisez de temps en temps un en couleur. Ces mots en couleur font partie de nous-mêmes, car nous leur donnons un sens. Si vous le souhaitez, nous leur donnons une troisième dimension.
Woody Allen a dit un jour : à Los Angeles, ils ne jettent pas leurs ordures. Ils en font des émissions de variétés pour la télévision.
Dans la vie des principes rigoureux donnent dit-on, plus de déceptions que de joies.
Banquier. Homme secourable qui vous prête un parapluie quand il fait beau, et vous le réclame dès qu'il commence à pleuvoir.
On connaît encore mieux la valeur des biens par la privation que par la jouissance.
L'homme est entraîné par son esprit à des souffrances qui sont bien au-dessus de sa condition.
L'inconvénient des grandes idées, c'est qu'il y a presque toujours quelqu'un qui les a eues avant vous.
Il est faux qu'on puisse faire faire tout ce qu'on veut aux hommes avec de l'argent. Mais on peut faire faire tout, à la plupart des hommes, en les prenant par la vanité.
Il y a des pièces en trois actes dont les deux premiers n'ont été faits que pour donner au public le temps de s'asseoir.
Grattez la surface d'un pessimiste et vous trouverez souvent un défenseur des privilèges.
Des événements n'ont survécu que par la volonté d'un seul ou de quelques-uns de les rendre historiques. Qui connaîtrait Socrate sans Platon ?