La misère a ses gestes. Le corps même à la longue prend des habitudes de pauvre.
Je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien.
Celui qui n'est pas capable de supporter la pauvreté n'est pas capable d'être libre.
La plus belle courbe sur le corps d'une femme est son sourire.
Lorsqu'une femme ne vit pas suffisamment avec son corps, le corps finit par lui apparaître comme un ennemi.
Il n'est pas de manteau assez grand pour couvrir à la fois la pauvreté et l'ivrognerie.
Elles nous abandonnent leurs corps - convaincues que cela devrait nous suffire - alors que, précisément, cela pourrait nous suffire.
Il y a bien autre chose derrière la sexualité. Le corps a une ombre, l'âme a la sienne, on la connaît très mal.
Dès que nous avons été libérés... nous nous sommes débarrassés de ces bases étrangères sur notre sol qui auraient pu constituer un pôle d'attraction de la guerre froide au coeur même de l'Afrique.
Il serait assez intéressant de calculer le poids exact d'un homme compte tenu du fait qu'il a le bras long, les idées larges, la vue courte et l'oreille basse.
On a souffert. On s'est surpris à trop aimer. On a rendu, mais on ne sait à qui, les coups du sort. On a jeté parmi les linges sales un front très pur, et faisait-il partie d'un corps ?
Rémunérer les femmes à la même hauteur que les hommes reviendrait instantanément à placer entre leurs mains une part phénoménale de la richesse mondiale. Or tout le monde sait que la richesse, c'est le pouvoir.
On ne peut pas vivre que de principes. Quand ton corps parle, il parle plus fort que la raison.
La richesse qui rentre vaut mieux que celle que le devin a annoncée.
Rien n'est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s'apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
La misère unit tout aussi bien que le sang.
Une des causes principales de la misère dans les sciences est qu'elles se croient riches, le plus souvent présomptueusement. Leur but n'est pas d'ouvrir une porte à la sagesse infinie mais de poser une limite à l'erreur infinie.
C'est très beau un arbre dans un cimetière. On dirait un cercueil qui pousse...
L'esprit n'accueille une idée qu'en lui donnant un corps ; de là les comparaisons.
La possession vous rend riche ? Je n'ai pas ce type de richesse. Ma richesse c'est la vie, pour toujours.
Le salariat est une forme nouvelle de l'esclavage. La mine doit être au mineur, comme la mer est au pêcheur, comme la terre est au paysan... Entendez-vous ! la mine vous appartient, à vous tous qui, depuis un siècle, l'avez payée de tant de sang et de misère !
Le soutien-gorge a pour fonction de soutenir quelque chose de plus lourd que prévu, dont le poids a été mal calculé, et qu'il faut étayer après coup un peu comme on étaye avec des piliers et des contreforts le balcon d'une bâtisse mal construite.
Plus le corps est faible, plus il commande ; plus il est fort, plus il obéit.
Je fermai hermétiquement les volets de bois sur les petites fenêtres grillagées et verrouillai la porte. Puis je grimpai dans le cercueil garni de satin, distinguant à peine le reflet de l'étoffe dans l'obscurité, et refermai le couvercle. Voilà comment je devins vampire.
Lequel d'entre vous est fou de mon corps ? Levez le petit doigt !
La richesse est un grand péché aux yeux de Dieu. La pauvreté est un grand péché aux yeux de l'homme.
Les yeux de l'esprit ne commencent à être perçants que quand ceux du corps commencent à baisser.
Ainsi pris fin l'épisode le plus glorieux de la Campagne de Russie. Glorieux mon cul. C'est de l'assassinat, oui. Le Génie en particuliers et les pontonniers se couvrivrent de gloire. De merde oui.
Il est plus difficile de se défendre de l'amertume dans la pauvreté que de l'orgueil dans l'opulence.
La vie n'est supportable que lorsque le corps et l'âme vivent en parfaite harmonie, qu'il existe un équilibre naturel entre eux, et qu'ils ont, l'un pour l'autre, un respect réciproque.
C'est parfois l'homme le plus pauvre qui laisse à ses enfants l'héritage le plus riche.