En politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés.
La contrainte, autant que la liberté, est partie intégrante de notre identité humaine.
Le métis doit être l'homme de demain. C'est l'homme qui peut fonder son identité directement sur la notion d'humanité.
Il n'y a pas de tendresse sans inquiétude.
Une presse gratuite est le système immunitaire de la démocratie représentative.
Nous avons étudié le Coran et les grands textes islamiques et la manière dont ils sont appliqués aujourd'hui par la majorité des musulmans. Et nous avons montré ce qui nous attendait si l'on demeurait passif. Pour cela, nous avons fondé [...] â–º Lire la suite
La politique : plus ça change, plus c'est la même chose.
Pour l'intellectuel, le chef politique est nécessairement un imposteur puisqu'il enseigne à résoudre les problèmes de la vie en ne les posant pas.
Si jamais elle m'a compris plus tard, elle a dû découvrir que pour tous ceux qui sentent profondément et qui ont conscience de l'inextricable labyrinthe de la pensée humaine il n'y a qu'une seule réponse possible : une tendresse ironique, et le silence.
Je n'aime pas les écolos car je n'aime pas leur esprit. C'est un nouveau parti politique qui s'occupe encore de vous comme si vous n'étiez pas capable de savoir qu'il faut respecter la nature.
Le tournevis n'est pas le seul outil de politique économique.
La révolution littéraire et la révolution politique ont fait en moi leur jonction.
La politique n'est pas une science. Elle est un art.
J'ai une très faible estime pour les cyniques. Je pense que c'est le début de la mort.
Selon moi, il y a trois personnes responsables de l'immense gâchis du quinquennat qui se termine : (le chef de l'État) François Hollande, qui a décidé de la politique à conduire, Emmanuel Macron, qui a été son conseiller et l'inspirateur d'une pensée qui a très largement fracturé la gauche, et (l'ex-Premier ministre) Manuel Valls.
Vous seriez surpris de voir à quel point une haute estime de soi est addictive.
On sait aujourd'hui que, dans la première phase de la lutte nationale, le colonialisme essaie de désamorcer la revendication nationale en faisant de l'économisme. Dès les premières revendications le colonialisme feint la compréhension en reconnaissant avec une humilité ostentatoire que le territoire souffre d'un sous-développement grave qui nécessite un effort économique et social important.
Le pot-de-vin est une sorte de vaso-dilatateur de la conscience politique qui provoque très rapidement un regain d'intérêt chez ceux à qui on l'administre.
Le meilleur argument contre la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen.
L'ingrédient essentiel de la politique est le timing.
La démocratie n'est pas un état dans lequel les gens agissent comme des moutons.
Tout l'art de la politique est de se servir des conjectures.
Le viol est un programme politique précis : squelette du capitalisme, il est la représentation crue et directe de l'exercice du pouvoir.
Chaque écrivain tout au long de sa vie exprime un seul thème. C'est la nécessité de compréhension, de tendresse et de persévérance dans l'infortune chez des individus traqués par les circonstances.
Si une femme politique est jolie, on sous-entend qu'elle couche. Si elle est quelconque, on dit que c'est un "tas".
C'est bien qu'en démocratie chacun veuille jouer sa partition.
La démocratie s'accommode du communautarisme, des phénomènes sectaires. La République non.
Aujourd'hui, l'activité politique consiste à faire la même chose en polluant un peu moins. Ça n'a absolument aucun intérêt parce que ce que nous cherchons à faire aujourd'hui, c'est à exterminer la vie.
Il est plus économique de mourir de faim que de mourir de trop manger.
L'unité politique ne signifie pas l'absorption de la nation.
Le monde estime peu celui qui paie peu.