Je considère les grandes richesses héritées comme un malheur, qui ne sert qu'à émousser les facultés des hommes.
Il n'y a qu'une erreur et qu'un malheur au monde, c'est de ne pas savoir, ou vouloir, aimer.
C'est un malheur de ne pouvoir supporter le malheur.
Les hommes ont d'étranges pudeurs, quand il s'agit de leurs affaires de coeur. Ils ne disent rien et s'étonnent ensuite de n'être pas compris.
Les hommes commencent par l'amour, finissent par l'ambition, et ne se trouvent souvent dans une assiette plus tranquille que lorsqu'ils meurent.
Il y a une différence entre la fiction et le mensonge. La fiction est là pour elle-même, elle ne sert à rien, alors que le mensonge sert toujours à quelqu'un.
Les hommes se regardent de trop près pour se voir tels qu'ils sont. Ils sont toujours d'eux-mêmes des témoins infidèles et des juges corrompus.
Comme les hommes ne se dégoûtent point du vice, il ne faut pas aussi se lasser de leur reprocher.
S'il est vrai que les hommes sont meilleurs que les femmes parce qu'ils sont plus forts, alors pourquoi les lutteurs de Sumo ne sont-ils pas au gouvernement ?
La fatalité nous rend invisibles.
L'auto-stoppeur est un individu qui cherche à se faire rouler sans pour autant en être de sa poche.
L'opinion moyenne des hommes moyens est une plante fragile, faite pour les beaux jours, et qui se flétrit au premier souffle de la tempête.
Nous savons au moins déja une chose, c'est que l'homme est merveilleux, et que les hommes sont pitoyables.
Les hommes prennent les femmes pour des livres de coloriage qu'ils vont peindre à leurs nuances préférées.
On anéantit son propre caractère dans la crainte d'attirer les regards et l'attention, et on se précipite dans la nullité pour échapper au danger d'être peint.
On parle pas de malheur ! Ca le fait venir !
Le cerveau des hommes n'est pas fait comme le nôtre, ils sont incapables d'entreprendre plusieurs choses à la fois
Les hommes célibataires n'ont jamais de problèmes.
Il faut être toujours prêt à faire la guerre, pour n'être jamais réduit au malheur de la faire.
Les hommes ont inventé le culte de l'erreur, du non-vrai et du mensonge.
Il faudrait convaincre les hommes du bonheur qu'ils ignorent, lors même qu'ils en jouissent.
Que le bonheur qu'on prend ne soit pas du malheur qu'on donne : je n'ai pas d'autre morale.
Les hommes vertueux ressemblent aux fumeurs dont les poches sont bourrées de cigarettes, mais qui s'interdisent d'acheter des allumettes.
Des hommes grossiers ne font rien de simple ; il faut des hommes perfectionnés pour y arriver.
Les hommes naissent libres et égaux, mais certains sont plus "ego" que d'autres.
Huître. Coquillage visqueux et glaireux, que la civilisation donne aux hommes la hardiesse de gober sans lui retirer ses entrailles ! Les coquilles sont quelquefois données aux pauvres.
La douleur de l'âme pèse plus que la souffrance du corps.
La médisance irrite les hommes et ne les corrige pas.
Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.
Le mépris des hommes est fréquent chez les politiques, mais confidentiel.
Je ne cessai d'adorer ma mère et de la vénérer comme une sainte. Cette vénération, j'admettais que je n'avais plus de raison de l'avoir, mais jamais je ne pus m'en défendre. Ainsi vivais-je en un tourment que rien ne pouvais apaiser, dont seul me sortiraient la mort et le malheur définitif.