Les époux sont des condamnés de draps communs.
Certains époux ne peuvent pas s'abandonner au sommeil s'ils ne gardent pas le contact charnel avec leur conjoint. Au fond de tout cela, il s'agit de l'invincible, et très commun besoin de sécurité.
Cindy : On doit appeler la police. Ray Wilkins : Hors de question, je veux pas aller en taule ! Greg Phillippe : Ray a raison Cindy. Tu sais ce qu'ils font aux jeunes mecs en prison ? Tous ces condamnés affamés [...] â–º Lire la suite
Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé sont condamnés à le répéter.
L'un espérait, l'autre désespérait : ils ont choisi chacun leur sort et ont été justement condamnés à le subir. Mais vous n'avez pas besoin de ma morale, Mr Lockwood, vous êtes capable de juger aussi bien que moi de toutes ces choses ; vous le croyez du moins, ce qui revient au même.
L'insomnie est une amante au sexe carnassier... Les draps sont des suaires de solitude.
Le malheur veut que les opinions acquises dans l'enfance soient celles qui sont le plus profondément ancrées dans l'homme. Il ne faut pas moins de toute une vie pour détruire ces mauvaises habitudes. Et encore, peu y parviennent. La plupart [...] â–º Lire la suite
Quand les draps ne sont pas froissés, les époux ne tardent pas à l'être.
L'être humain est ainsi fait qu'il se veut surtout autonome. La personne cherche l'autre qui la complétera, mais si l'autre lui apparaît comme une menace à son autonomie, elle se détournera. C'est pourquoi les forts sont condamnés aux faibles.
Ceux qui aperçoivent la lumière avant les autres sont condamnés à la poursuivre en dépit des autres.
Les amoureux rêvent, les époux sont réveillés.
Sans l'invention de la roue, les coureurs du Tour de France seraient condamnés à porter leur bicyclette sur le dos.
L'avenir est inconnu et source d'inquiétude : seuls les condamnés à mort sont rassurés.
Le repas d'enterrement de la vie de garçon a un triple but : boire plus que la raison, permettre aux amis mariés du futur époux d'échapper à leur femme pour une soirée et passer quelques heures à jouir du malheur imminent du pauvre bougre.
Je m'en vais dans mes draps de belle toile, j'ai trop froid pour la belle étoile.
Entre époux on ne doit pas dire la vérité, entre amis on ne doit pas mentir.
La méthode veut appréhender la complexité, non la complétude, car nous sommes condamnés à l'incomplétude.
Si votre époux ou votre épouse a été hypnotisé contre vous, vous ne comprendrez rien du tout.
Un bon mariage est celui où chacun des époux a la chance de pouvoir tolérer l'intolérable de l'autre.
L'idée du combat échappe à ceux qui le font. Ils sont condamnés à se battre. Ils se cherchent, ombres et silhouettes ; ils ont besoin de l'autre, pour éteindre une haine, comme le feu a besoin d'eau.
Les gens bien doués sont condamnés d'avance à brûler plus longtemps que les autres dans le purgatoire, étant plus riches en phosphore.
Cette nuit de Pâque, je restai longtemps tout sommeil enfui, à me demander si je n'étais pas de ceux qui, toute leur vie, seraient condamnés à hésiter au bord de l'abîme.
Un vieux dicton dit que ceux qui ne peuvent pas se rappeler du passé sont condamnés à le répéter, mais ceux qui refusent d'oublier le passé sont condamnés à le revivre.
En fait, nous sommes une liberté qui choisit, mais nous ne choisissons pas d'être libres : nous sommes condamnés à la liberté.
Le chagrin de la mort d'un époux dure six mois ; on ne se console jamais de la mort d'un enfant.
Notre société en est rendue au point où elle s'injecte la vie par intraveineuse pour que ça aille plus vite, mais, de l'autre côté, nous sommes condamnés à attendre partout où nous allons.
Condamnés à la mort, condamnés à la vie, voilà deux certitudes.
Pourquoi donc nos désirs, nos volontés, nos affections sont-ils si loin de nous, si nous sommes condamnés à ne jamais les suivre !
Au royaume des petits caractères, les microscopes sont rois. Et nous vivons, condamnés à la myopie par la loi, dans une société de notes de bas de page.
Un ménage est bien accordé où les deux époux ressentent en même temps le même besoin de la querelle.