La théorie de l'Evolution traite d'événements très anciens, détruit la position privilégiée de l'espèce humaine non seulement comme couronnement mais aussi comme finalité de la création, et foule aux pieds la moitié des religions de la planète.
Toute science a la voracité destructrice d'un rite obsessionnel.
La science moderne est un admirable monument qui fait honneur à l'espèce humaine et qui compense (un peu) l'immensité de sa bêtise guerrière.
Le rôle de l'historien n'est pas de prévoir l'avenir mais de rétablir la lucidité à l'égard des processus en cours, grâce à sa pratique de la distance temporelle.
Les rêveries sociales, qui, de nos jours, ont une circulation très active, ne sont pas dangereuses, en ce sens qu'il n'y a pas à craindre qu'elles s'emparent jamais de la pratique des affaires.
Il en est de la bohème comme il en est de l'alcool, comme il en est du tabac et des femmes ; il ne faut pas en pousser la pratique à l'excès.
La science présente beaucoup de danger, mais il faut lutter contre ces dangers non pas par moins de science mais par davantage de science, une science qui puisse aussi créer sa propre éthique.
Plus la science avance, plus elle donne raison à la nature.
La guerre est un drame passionné et non une science exacte.
L'art c'est la science faite clair.