Nous donnons aux autres des louanges auxquelles nous ne croyons pas nous-mêmes, tant qu'ils répondent par des louanges que nous pouvons croire.
Il faut étudier beaucoup pour en savoir un peu.
La certitude d'un dieu qui donnerait son sens à la vie surpasse de beaucoup en attrait le pouvoir impuni de mal faire.
Et peu à peu j'éprouve à me dévisagerComme une inexprimable et poignante souffrance,Tant je me sens lointain, tant ma propre apparenceMe semble en cet instant celle d'un étranger.
C'est l'angoisse du temps qui passe qui nous fait tant parler du temps qu'il fait.
On donne facilement des conseils ; ça amuse beaucoup celui qui les donne et ça n'engage à rien celui qui les reçoit.
Les êtres humains sont des créatures compliquées. Ils sont capables de grands élans de générosité mais ils sont également capables de la plus ignoble des trahisons. Une bataille permanente fait rage à l'intérieur de nous : elle oppose notre nature angélique [...] â–º Lire la suite
J'ai déja eu des problémes de voisinage car les gens criaient beaucoup quand je leur faisais l'amour.
Je n'existe pas en tant qu'entité autonome et indépendante de mon environnement ; je dois ma vie et ma survie à une infinité d'autres humains.
Celui qui a été mordu par les serpents craint aussi les lézards.
La mort nous guette depuis notre naissance ; elle peut frapper à chaque instant et il nous faut jouir tant que nous sommes encore vivants.
Un coeur n'est juste que s'il bat au rythme des autres coeurs.
Rien n'est plus naturel que la conscription, qui convient au despotisme, convienne aussi à la démocratie.
Parmi les dirigeants, il y a ceux qui dirigent par le contrôle et ceux qui dirigent par la confiance. Les uns sont des dirigeants-managers et les autres sont des dirigeants-leaders.
C'est en descendant dans le coeur le plus secret, le plus profond de soi et en faisant partager aux autres sa descente que l'on perçoit, que l'on transmet le mieux le chant du collectif.
Mon voisin m'a demandé s'il pouvait m'emprunter ma tondeuse. Je lui ai dit qu'il pouvait... tant qu'il ne la sortait pas de mon jardin.
Nous sommes plus jaloux de la considération des autres que de leur estime.
Certaines ont défini l'homme comme "un animal qui rit". Ils pourraient aussi le définir justement comme un animal dont on rit.
Ne pas croire les autres capables de souffrir à son propre diapason est une forme subtile de mépris.
On aime le rêve, on aime la féerie, on n'aime pas la vie ; tant pis, la vie en revanche, nous vole ce qu'on aime.
La force et l'indépendance sont toujours quelque chose qui m'attire chez tous mes personnages, aussi différents soient-ils les uns des autres.
Aider les autres n'est jamais aussi gratifiant que lorsque tu le fais dans ton propre intérêt.
Dans les rêves, on ne voit jamais le soleil, bien qu'on ait souvent la perception d'une clarté beaucoup plus vive. Les objets et les corps sont lumineux par eux-mêmes.
Il y a ceux qui me croient plus jeune ; il y a ceux qui m'espèrent plus vieux. Aussi je ne dis jamais mon âge de crainte de décevoir les uns et les autres.
La politique vue avec la perspective d'un intellectuel diffère beaucoup de la pratique. Dans un cas, c'est un exercice de la pensée critique, dans l'autre une lutte pour le pouvoir.
Il ne reste plus beaucoup de choses à profaner, faute de sacré encore capable de servir de cible.
Avec presque rien on peut faire beaucoup de choses.
Une mauvaise chose concernant les bonnes choses, c'est qu'elles ont une fin, et la bonne chose concernant les mauvaises choses est qu'elles ont aussi une fin.
Est-ce horrible, tant de vies humaines sacrifiées, tant d'efforts, de courage, d'intelligence inutiles ?
(...) Dans les équipes sportives, comme dans les pays, les individualités ne suffisent pas, il faut aussi l'esprit d'équipe.
Soyez heureux si vous pouvez, c'est la sagesse - rendre les autres heureux, c'est la vertu.