Madame, vous ressemblez à mes rêves mieux que toutes celles qui les ont suscités. Vous avez ce quelque chose de délicieusement désinvolte qui ne se rencontre que chez les êtres divins. Mon imagination n'a rien n'a vous prêtez que vous n'ayez déjà.
Mais ce que j'aime en vous surtout, c'est que vous n'êtes pas seulement un professeur, qui se grise à expliquer les choses mais vous les montrez, vous les faites voir, et pour cela vous devenez poète et visionnaire.
Il y a des hommes qui sont faits pour la société des femmes ; moi, je suis fait pour la société des enfants.
Les personnes qui ne connaissent pas encore ma grand-mère sont priées de se dépêcher. On ferme le cercueil à 14 heures.
Les sacs à main des femmes étaient sans doute les seuls objets qui avaient résisté, au cours des âges, aux perfectionnements mécaniques.
L'esclave qui obéit choisit d'obéir.
N'offre pas une cravate à qui a besoin d'une chemise.
On appelle défauts ce qui, chez les gens, nous déplaît, et qualités ce qui nous flatte.
La sagesse devrait se trouver en abondance ; qui, en effet, l'utilise ?
Une marchandise qui plaît est à moitié vendue.
Pauvres femmes ! Celle qui n'aime pas languit ; celle qui aime frémit, celle qui n'aime plus périt.
Il y a un indicible bonheur à savoir tout ce qui en l'homme est exact.
Magnifique et dangereux métier de l'acteur qui consiste à se perdre, puis à se retrouver.
Les nombres ont-ils un mode d'existence en dehors de la tête de celui qui les pense ?
Dans la vie, il est des rencontres stimulantes qui nous incitent à donner le meilleur de nous-même, il est aussi des rencontres qui nous minent et qui peuvent finir par nous briser.
Ceux dont j'admire le génie ne sont pas ceux qui connaissent les réponses mais ceux qui ont la force de vivre avec le doute, la curiosité d'affronter une multitude de questions.
Définition du proverbe et de l'adage : Le proverbe est une sentence populaire ou un mot familier et plein de sens. L'adage est un proverbe piquant et plein de sel. Le proverbe annonce une vérité naïve, tirée de l'observation ; [...] ► Lire la suite
Poser sa tête sur un oreillerEt sur cet oreiller dormirEt dormant rêverÀ des choses curieuses ou d'avenir,Rêvant croire à ce qu'on rêveEt rêvant garder la notionDe la vie qui passe sans trêveDu soir à l'aube sans rémission.
La manie de la justification est commune à ceux qui n'ont pas la conscience tranquille.
Qui m'a appris l'obéissance en vieillissant pour satisfaire le regard des autres ? Je veux être désobéissant et braver la raison.
La convoitise est une sorte de gourmandise mentale, qui ne se limite pas à l'argent, mais aspire à l'honneur et se nourrit d'égoïsme.
Celui qui suit ses leçons goûte une paix profonde, et regarde tout le monde comme une botte de fumier.
Un jeune homme marié est un homme qui est gâté.
Saisissez chaque opportunité qui se présente à vous, vivez chaque expérience. Laissez une marque dans le monde, pour les bonnes raisons.
Qui n'a pas connu l'absence ne sait rien de l'amour. Qui a connu l'absence a pris connaissance de son néant - de cette connaissance lointaine qui fait trembler les bêtes à l'approche de leur mort.
Vous ne pouvez avoir de l'amitié pour quelqu'un qui n'a pas d'amitié pour vous. Ou elle est partagée, ou elle n'est pas. Tandis que l'amour semble au contraire se nourrir du malheur de n'être pas partagé. L'amour malheureux, c'est le ressort principal de la tragédie et du roman.
Je sors du taxi et c'est probablement la seule ville qui en réalité semble mieux que sur les cartes postales, New York.
Malheur à ceux qui pèsent à faux poids.
Les hommes qui entretiennent des maîtresses en changent souvent, en deviennent las, sont jaloux d'elles.
Suppositoire : Une invention qui restera dans les annales.
Nous sommes des aveugles-nés en face de l'insondable inconnu qui nous enveloppe ; mille et mille questions surgissent sans réponse possible.
L'amoureux est presque toujours un homme qui, ayant trouvé un charbon ardent, le met dans sa poche croyant que c'est un diamant.
Sous sa carapace de lâcheté, l'homme aspire à la bonté et veut être aimé. S'il prend le chemin du vice, c'est qu'il a cru prendre un raccourci qui le mènerait à l'amour.
Ce n'est pas ce qu'on fait sortir de soi dans la poésie des autres qui est important, mais le fait d'avoir enfin une oreille pour l'entendre.
Bienheureux les riches ! Car ceux qui sont riches, vraiment riches, n'ont jamais à savoir le prix des choses : il y a toujours quelqu'un qui passe derrière eux régler l'addition.
Celui qui invoque l'histoire est toujours en sécurité, les morts ne se lèveront pas pour témoigner contre lui.
Point de sermons à qui ne veut être sauvé.
Libre est le romancier, il crée un monde à sa guise, mais il le fait sur le bord du monde qui existe. Sa liberté en est très réduite.
Tout coeur qui n'est pas brisé n'est pas un coeur.
La Bible n'est-elle pas l'un des premiers almanachs visant à manipuler les masses : elle est bourrée de truismes qui réconfortent les simples d'esprits en mal de directives.
Ce ne sont pas les biens qui rendent l'homme riche, mais le bon usage qu'il en fait.
Ce grand art de la guerre, Art savant, mais terrible, et pourtant nécessaire, Qui guérit quelques maux et nuit à tous les biens.
La paix, la paix à tout prix, nous clament tant de braves gens qui, en se conjoignant, aux lâches, aux amis des brutes et aux antisémites ordinaires peuvent s'ils n'y prennent garde, assurer le triomphe des forces du mal et de la régression.
Soyez pleinement dans l'instant présent, ouvrez-vous aux puissantes énergies qui dansent autour de vous.
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
Et je l'aimais comme j'aime ce sonAu creux duquel rajeunirait le monde,Ce son qui réunit quand les mots divisent,Ce beau commencement quand tout finit.
Vous avez juste besoin d'être accepté pour qui vous êtes et d'être fier de qui vous êtes et c'est ce que j'essaie de faire.
N'allez pas vers des hommes qui sont prêts à se suicider et tournent en rond à la recherche de normalité.
Vaut-il la peine de s'évertuer durant vingt ans pour arriver au doute, qui pousse de lui-même dans toutes les têtes bien faites ?
Loin de l'argent qui a détruit plus de vies que Mao.