Nous vivont ordinairement plus avec les gens qui nous plaisent qu'avec ceux que nous estimons.
Troupeau qui mène son gardien est broyé tôt ou tard dans la gueule du loup.
Il faut, quand le combat s'engage, que les uns soient vaincus, les autres vainqueurs. Mais je n'hésite pas à dire que, des deux côtés, ceux qui meurent sur le champ de bataille ne sont pas compris dans la défaite, et ont tous également la victoire.
Mais dans son pays, même si l'on ne voulait rien leur donner, on parlait gentiment aux mendiants. Dans son pays, on n'enseignait pas aux enfants à jeter des pierres à ceux qui imploraient la pitié.
Le politicien opportuniste ressemble à un homme qui abandonnerait le billard parce qu'il a été battu au billard, ou le golf parce qu'il a été battu au golf.
J'écris pour qui, entrant dans mon livre, y tomberait comme dans un trou, n'en sortirait plus...
Qui a des enfants n'est pas pauvre.
Il ne faut pas chercher le bonheur absolu, il vaux mieux se contenter de petit bonheur en petit bonheur, qui feront au final un grand bonheur. Et qui seront au final mieux que si on avait chercher le bonheur absolu lui-même.
Je pense que ce qui est merveilleux dans la vie, c'est que nous gagnons en perspective alors que nous assumons différents rôles qui sont l'ouverture d'esprit et de coeur.
Personne ne pense jamais à ce qui va se passer dans 25 ans.
C'est un peu génétique, tout de même... Avec Izia, on a vraiment la musique dans le sang, comme une langue intime et personnelle. Le père de Jacques aussi était pianiste. C'est un truc qu'on a, je ne sais pas d'où [...] ► Lire la suite
L'abîme de l'éternité nous hante. Ainsi, s'interroge-t-on : nos actes retentiront-ils à travers les siècles ? Des inconnus entendront-ils notre nom bien après notre mort et se demanderont-ils qui l'on était, si l'on bataillait avec bravoure, et si l'on aimait avec fougue ?
Gardez-vous des soucis et des peines qui ne sont que dans votre imagination et qui n'arrivent jamais.
L'historien qui se mêle de juger le passé fait du journalisme dans un autre siècle.
Il n'y a que deux sortes d'hommes sur la terre : ceux qui donnent et ceux qui reçoivent. Les seconds haïssent toujours les premiers.
Toute la ruse des bonnes consciences revient à donner au pauvre comme une gracieuseté ce qui lui est dû comme un droit.
La botanique qu'on nous apprend est peut-être une science inventée exprès pour exercer l'esprit des écoliers ? Qui sait si le latin n'est pas une grande supercherie pédagogique ?
De tous ceux qu'on tient pour heureux, il n'y en a pas un qui le soit.
Toutes les religions se valent et sont également bonnes si les gens qui les professent sont d'honnêtes gens.
Quand le poisson est pris, on oublie la nasse. Quand l'idée est transmise, peu importent les mots qui ont servi à la convoyer.
Une femme disait : les aveux vraiment flatteurs ne sont pas ceux que nous faisons, ce sont ceux qui nous échappent.
La renommée, cette sourde sonneuse de fanfares, qui ne s'entend pas elle-même quand elle sonne, car souvent elle s'interromprait.
Un idéologue est quelqu'un qui s'est donné pour tâche de rendre l'homme meilleur que l'humanité.
Ce sont les hommes qui ne sont pas de bois qui brûlent le plus facilement.
Malheur aux souverains vivants à qui on rend l'hommage dû aux morts.
Quel plus bel exemple de l'incommunicabilité moderne que le spectacle des automobilistes dans leurs véhicules : ceux qui roulent deux par deux ne disent pas un mot et ceux qui n'ont pas de passager parlent tout seuls...
Ceux qui s'accrochant au pouvoir après avoir été désavoués lors d'une consultation nationale et profitent de la confusion qu'ils ont créée pour tenter de se rétablir appartiennent à la confrérie des politiciens habiles, désinvoltes et cyniques.
Tous ceux qui débutent modestement ne finissent pas par arriver.
Le bonheur est euphorisant pour qui ne le fréquente pas.
Il y a des batailles aériennes d'ondes qui... tourbillonnent entre ciel et terre comme le regret indestructible du suicidé qui à mi-chemin de sa chute du sixième étage, soudain ne voudrait plus mourir.
La dahomania a été un monstre qui s'est installé dans mon salon.
Le seul ciment qui puisse unir les hommes est l'amour.
C'est difficile d'arriver à l'essentiel, même en ce qui concerne la guerre, la fantaisie résiste longtemps.
C'est ce que nous pensons déjà connaître qui nous empêche d'apprendre.
La modestie profonde qui lui faisait avoir, non point d'affaires du tout (aucun ascétisme) mais peu d'affaires-comme si elle eût voulu qu'à sa mort on n'eût pas à "se débarrasser" de ce qui lui avait appartenu.
Tout commence dès l'école. L'école nous apprend à participer à la compétition sociale, et on n'apprend pas ce qui se passe en nous. Or vous vivez toute une vie avec un parcours intérieur. L'alphabétisation ne va pas de pair avec la créativité, à l'école. C'est un drame, c'est la faute de Jules Ferry, ce bâtard.
Le véritable amour, c'est celui qui se construit dans l'évolution du temps, non celui qui se répète à l'identique comme on le souhaite dans le fantasme. L'amour ne s'éteint pas. L'amour évolue.
Qui peint une fleur ne lui donne pas le parfum.
Qui nourrit la poule en doit avoir les oeufs.
Qui n'a jamais été allaité par sa mère se contente du pis de la chienne.
Les hommes regrettent d'avoir mal dépensé leur vie, mais cela ne les incite pas toujours à mieux utiliser le temps qui leur reste à vivre.
Ma foi, il y a eu beaucoup de grands hommes qui ont flatté les gens qui ne les ont jamais aimés.
Et n'est-ce pas la folie qui amène aux femmes le mieux les hommes ? C'est de toute évidence, si vous songez aux niaiseries que l'homme conte à la femme, aux sottises qu'il fait pour elle, chaque fois qu'il s'est mis en tête de prendre son plaisir.
Je veux que ma petite fille me dise qui elle est afin que je puisse l'encourager et ne pas imposer mes désirs pour elle sur sa vie. Je veux qu'elle rêve grand et sache que si elle veut gagner, elle peut avoir n'importe quoi - et devenir n'importe quoi.
Je me sens comme un chien qui a été chez le vétérinaire trop de fois.
Les Grecs ont inventé une forme de base de la démocratie et posé toutes les questions qui intéressent l'homme.
Il n'y a que la mort qui soit vivante dans ce singulier monde qu'on appelle la vie !
Insensible. Doué d'une grande force d'âme pour supporter les maux qui s'abattent sur quelqu'un d'autre.
Et ce qui est beau n'a jamais pu égaler ce qui est grand.
Je n'aime pas les hommes ; j'aime ce qui les dévore.