Celui-là qui se plaint que le monde lui a manqué, c'est qu'il a manqué au monde.
Il y a du plaisir à rencontrer les yeux de celui à qui l'on vient de donner.
Quoi de plus insultant à la science que l'humilité d'un esprit remarquable qui renonce à tout honneur pour satisfaire un maître invisible.
Les fleurs n'ont-elles pas un langage qui supplée à la timidité comme à la hardiesse des sentiments de celui qui les offre ?
Ce qui distingue l'homme de la bête, c'est que la bête n'est pas toujours obligée de lutter pour ne pas se comporter comme un homme.
Beaucoup de gens cherchent la route qui peut les conduire à leur idéal ; je n'ai pas d'idéal, le personnage qui fait parade de son idéal est tout simplement un arriviste.
Avoir des opinions ne m'intéresse pas. C'est à la portée de n'importe qui. Mais avoir des idées vraies, absolument vraies, voilà qui est difficile et voilà qui est beau.
Essayez de concevoir la seconde, que dis-je, le quart de seconde pendant lequel le criminel entend glisser le couperet qui doit le décapiter. Il n'y a rien de plus hallucinant.
Dans le plaisir à deux on peut échanger ses pensées. Dans la masturbation on sait jamais à qui causer.
Seule une meilleure compréhension du monde qui nous entoure permettra de répondre aux interrogations et aux angoisses de l'ensemble des hommes.
De deux regardeurs il y en un qui devient joueur.
Je sais à quoi ressemble une pomme qui grille et grésille dans l'âtre, un soir d'hiver et je sais le réconfort qu'apporte le fait de la manger toute chaude, avec un peu de sucre et un filet de crème...
L'harmonica est un objet à rêver, c'est l'instrument du voyageur, de l'errant... Il génère un imaginaire qui va bien au-delà des possibilités qu'on lui prête.
Je souffre de ne pouvoir t'offrir Tout ce qui te fera plaisir... Tout ce qui te rendra le sourire... Tout ce qui te fera enfin rire !
Quelle est l'indéfinissable chose qui cesserait d'être, si on pouvait la formuler ? L'infini, qui serait fini, s'il pouvait être défini !
Le langage, loin de combler l'abîme qui sépare les êtres, creuse la distance, il met en évidence la solitude et l'impossibilité de communiquer.
Entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit.
Dans un journal, l'article qui donne le plus à réfléchir est celui que votre femme a découpé avant que vous ayez pu le lire.
Je hais les railleurs malsains, les petits jeunes gens qui ricanent, ne pouvant imiter la pesante gravité de leurs papas.
Pensée d'avril - Ce qui fait la beauté d'un rosier fait la laideur d'une femme, avoir beaucoup de boutons.
Un homme qui déteste les chiens et qui aime le whisky ne peut pas être tout a fait mauvais.
Ce n'est pas la raison qui nous fournit une direction morale, c'est la sensibilité.
On ne doit jamais demander aux êtres que ce qui est conforme à leur nature, aux femmes, par exemple, l'amour et non pas l'équité.
Notre enfance, c'est la part la plus vraie, la plus profonde de nous-mêmes qui demande à être sauvée.
C'est comme un animal, l'âge. C'est un animal qui grandit, qui grandit, qui grandit encore et qui finit par vous dévorer tout vivant.
Deux femmes qui s'embrassent me feront toujours penser à deux boxeurs qui se serrent la main.
Le fanatisme appelle persécution tout ce qui contrarie son absolutisme.
Si les larmes des enfants sont indispensables pour parfaire la somme de douleur qui sert de rançon à la vérité, j'affirme catégoriquement que celle-ci ne mérite pas d'être payée d'un tel prix.
Ca peut rendre agressif d'être complètement privé de vie, d'avoir l'écriture qui gangrène tout le reste, en dehors des moments de joie ça peut rendre triste.
L'homme est une créature capable de choix. C'est cela même qui le distingue des autres créatures et qui le définit.
Ne flattez pas le culte d'adjectifs tels que indescriptible, rutilant, incomparable, qui mentent sans vergogne aux substantifs qu'ils défigurent : ils sont poursuivis par la lubricité.
Un homme civilisé, c'est celui qui aime mieux recevoir un coup de poing qu'une gifle.
Les grands hommes qui écrivent leurs mémoires ne parlent pas assez de l'influence d'un bon souper sur la situation de leur esprit.
Tu joues les mecs cotés, les rois de la night qui écument les boîtes, mais la seule chose qui te rapproche d'Ibiza c'est une Seat.
Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les coups. Puis, quand vous les avez dominés, enchainez-les solidement. Ensuite, c'est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est [...] ► Lire la suite
Comme l'amour, la guerre ne se fait pas toute seule. Il y a une réciprocité de la violence qui demande à être considérée.
Il paraît que celui qui a inventé la bombe atomique, il aimait vachement les gens ! Alors arrête de me rendre service, tu veux ?
Celui qui vit après la mort de son ennemi, ne fût-ce qu'un jour, a atteint le but désiré.
L'homme supérieur est celui qui remplit son devoir.
A quoi bon apprendre ce qui est dans les livres, puisque ça y est ?
Qui s'est brûlé la langue n'oublie plus de souffler sur sa soupe.
Il faut faire une paix qui ait la grandeur d'âme de la guerre.
Certains écrivains qui se déclarent le fils de leurs oeuvres sont nés de parents méconnus.
Un mort qui ressuscite déçoit toujours un peu son monde.
Rien n'est plus bouleversant que l'action d'aider une femme à prendre conscience de l'extraordinaire puissance qui gît en elle ; mais rien n'est plus dangereux pour celui qui l'aide, surtout si c'est celui qui l'aime.
Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entend le mot "pipe" et pense à Magritte.
Ce sont les questions qui sont le sel de la vie. Les réponses, il faut s'en garder : elles peuvent tuer.
Parce que les actes humains pour lesquels on établit des lois consistent en des cas singuliers et contingents, variables à l'infini, il a toujours été impossible d'instituer une règle légale qui ne serait jamais en défaut.
La joie emplit le coeur lorsqu'on a rencontré la certitude que la vie n'est pas un chemin qui va vers rien.
Tout ce qui existe dans votre vie est à cause de deux choses : quelque chose que vous avez fait ou quelque chose que vous n'avez pas fait.