L'Amour : une source qui a soif.
C'est la confrontation avec les autres qui vous permet de dévoiler toutes vos facettes.
Un homme qui serait seul dans l'univers n'aurait aucun droit, mais seulement des obligations.
Le peuple est un souverain qui ne demande qu'à manger : sa majesté est tranquille, quand elle digère.
L'expérience, ce n'est pas ce qui nous arrive, c'est ce que nous faisons avec ce qui nous arrive.
Tout ce qui arrive est adorable.
Le regard de l'autre n'est pas neutre. C'est une perception qui provoque une alerte émotive, une sensation d'invitation ou d'intrusion.
Tout est simple. Ce sont les gens qui compliquent les choses.
- Tu sais ce qui se passera si tu retournes en taule... - J'enculerai ton père sous la douche et j'me f'rai un sandwich ! Alors tu m'emballes connard ?
Ce qui est ennuyeux pour un mari quand sa femme n'a rien à dire, c'est la façon dont elle le dit.
Il n'est pas difficile à un homme de faire quelques bonnes actions ; ce qui est difficile, c'est d'agir bien toute sa vie, sans jamais rien faire de mal.
Celui qui meurt cette année en est quitte pour l'an prochain.
L'avenir ressemble à une femme enceinte ; qui sait ce qu'elle mettra au jour ?
Le bon domestique est celui qui sert avec exactitude et se sert avec discrétion.
Le sacré est ce qui donne la vie et ce qui la ravit, c'est la source d'où elle coule, l'estuaire d'où elle se perd.
Ceux qui semblent voués au mal, peut-être étaient-ils élus avant les autres, et la profondeur de leur chute donne la mesure de leur vocation.
C'est dans l'épreuve, c'est dans la souffrance que se forme la sève robuste qui fait un peuple fort.
Celui qui a une bonne écriture dessine bien.
Celui qui a inventé la Noël, c'est un mec qui devait tenir un magasin.
Le mathématicien est à la recherche de quelque chose qui n'existe pas mais qu'il doit néanmoins expliquer à quelques collègues.
Quand ça se met à pleuvoir les catastrophes, il en est d'inattendues qui vous dévalent sur l'alpague. On peut s'attendre à tout du ciel dans les moments difficiles, il s'acharne on dirait, il vous veut pantelant, rendu tout à fait en descente de lit, bras et jambes écartés...
Mieux vaut se marier avec un vieux qui est sage qu'avec un jeune qui est stupide.
Qui observe la rectitude, quel mal aurait-il à gouverner ? Qui ne sait se gouverner soi-même, comment pourrait-il gouverner les autres ?
Mon père a écrit : « On se demande toujours où va votre loyauté. ». Les gens à qui vous faites confiance l'attendent, vos pires ennemis la désireront et ceux que vous chérissez le plus en abuseront quoi qu'il advienne...
C'est l'instinct qui, pressentant la menace d'une perte si immense et si irrévocable, fait que l'esprit se rebelle quand il en prend la mesure.
S'il est un miracle de cette civilisation qui a su compter jusqu'à deux mille ans, il réside dans notre émerveillement devant la naissance de chaque humain, quel qu'il soit.
Le travail, n'est-ce pas le sel qui conserve les âmes momies ?
Cesser de fumer est la chose la plus aisée qui soit. Je sais ce que c'est : je l'ai fait cinquante fois.
Si un peu de savoir est dangereux où est l'homme qui en possède suffisamment pour être hors de danger ?
Qui dit : "c'est facile comme de prendre un bonbon à un bébé" n'a jamais essayé de prendre un bonbon à un bébé.
Les gens myopes d'un oeil, presbytes de l'autre, et qui louchent par surcroît, sont impardonnables de ne pas voir ce qui se passe autour d'eux.
Dès qu'il y a des gens qui bougent, les immobiles disent qu'ils fuient.
Je n'ai jamais oublié qu'on ne devait lire que les livres qui nous obligent à les relire.
Qu'il s'agisse de politique, de morale, ou de philosophie, je suspecte les jugements de ceux qui ignorent tout de ce qu'ils sont.
La vie est pleine d'absurdités qui peuvent avoir l'effronterie de ne pas paraître vraisemblables. Et savez-vous pourquoi ? Parce que ces absurdités sont vraies.
Qui écoute et se tait Laisse le monde en paix.
L'apparence des vertus est bien plus séduisante que les vertus mêmes, et celui qui feint de les avoir a bien de l'avantage sur celui qui les possède.
Une oeuvre d'art doit être jugée selon les critères esthétiques. En art, ce qui est beau est moral.
Celui qui a pitié du pauvre prête au Seigneur à intérêt, et il lui rendra ce qu'il lui aura prêté.
Quand tu penses à Dieu, tout ce qui peut se présenter à toi en forme corporelle, chasse-le, expulse-le, répudie-le, fuis-le.
La plupart des bienfaits ressemblent aux fleurs qui n'ont d'odeur qu'autant qu'elles ont de nouveauté.
Ignorer les événements qui se sont passés avant votre naissance, c'est rester toujours enfant.
Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie.Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.
Celle qui construisit, de ses mains, vos usinesCelle dont Monsieur Thiers a dit : «Qu'on la fusille !»
On a dit que la révolution n'avait pas besoin de l'art mais que l'art avait besoin de la révolution. Ce n'est pas exact. Oui, la révolution a besoin d'un art révolutionnaire. L'art n'est pas pour le révolutionnaire ce qu'il était [...] ► Lire la suite
Le poussin qui doit devenir coq ne se soucie pas des pièges de la marmite.
C'est toujours le gouvernement précédent qui est responsable des moeurs du suivant, en tant qu'un gouvernement puisse être responsable de quoi que ce soit.
Le règlement est semblable aux rites d'une religion, qui semblent absurdes, mais qui façonnent les hommes.
En chacun de nous, c'est Dieu qui pédale et le Diable qui fait la roue libre.
Le mot de révolution est un mot pour lequel on tue, pour lequel on meurt, pour lequel on envoie les masses populaires à la mort, mais qui n'a aucun contenu.