Le journalisme consiste pour une large part à dire "Lord Jones est mort" à des gens qui n'ont jamais su que Lord Jones existait.
Il y a des paroles qui ressemblent à des confitures salées.
Qui hésite à punir augmente le nombre des méchants.
Les journalistes : ils s'occupent de choses qui passent et disparaissent. Les écrivains sont des journalistes de l'éternel.
Certains qui ont vu clair doivent souvent s'en tirer en feignant d'être aveugles.
Les hommes aiment se ranger. L'autorité a des droits imprescriptibles, qui font partie de sa nature essentielle. Lorsqu'elle s'affirme, la force de sa personnalité est telle que tout homme ne peut que s'incliner.
Le plus dangereux ridicule des vieilles personnes qui ont été aimables, c'est d'oublier qu'elles ne le sont plus.
Dieu veut toujours se faire homme en ceux qui en sont dignes.
Seul celui qui a franchi la lisière de la mort pourrait enseigner, seul il sait.
On comprend les gens qui nous ressemblent.
Paris n'est rien, ni la France, ni l'Europe, ni les Blancs... une seule chose compte, envers et contre tous les particularismes, c'est l'engrenage magnifique qui s'appelle le monde.
On n'en revient pas de ce qui se passe dans le monde des adultes, finie l'indulgence attendrie, au casse-pipe il faut aller, et tout seuls, c'est comme ça que se fait le tri !
Les mûriers sont pleins de jeunes filles que le beau temps rend alertes et gaies, telles qu'un essaim de blondes abeilles qui dérobent leur miel aux romarins des champs pierreux.
Il était arrivé avec L'Iroise de Saint - Pierre - Quiberon. Il cherchait un embarquement, comme beaucoup de Bretons. Il est revenu tous les jours. Un soir, il a dit au père qu'il partait au Chili par le Cap Horn. [...] ► Lire la suite
La plupart des hommes oublient que nous mourrons tous un jour. Pour ceux qui y pensent, la lutte est apaisée.
Les mystères du christianisme forment un tout indivisible. Si l'on se plonge dans l'un, on est conduit à tous les autres. C'est ainsi que le chemin qui commence à Bethléem mène immanquablement au Golgotha, de la crèche à la croix.
Ceux qui attendent qu'une épiphanie frappe peuvent attendre éternellement.
Un peuple qui a choisi la sécurité plutôt que la liberté ne recevra ni ne méritera ni l'une ni l'autre.
Vous désirez trouver un genre de renoncement qui vous fasse éviter le chagrin. Je vous répéterai qu'il n'y a aucun moyen de l'éviter, sans pervertir ou mutiler notre nature.
En amour, c'est le coeur qui fait tout.
Seul celui qui tient la poêle connaît le prix du saindoux.
L'important est de créer un monde différent, de créer un monde qui n'est pas maintenant. Un monde réel, un monde authentique, mais qui permet au mythe de vivre.
La plupart d'entre nous finissent avec cinq ou six personnes qui se souviennent de nous. Les enseignants ont des milliers de personnes qui se rappellent d'eux pour le reste de leur vie.
Tout ce qui est populaire est faux.
Mes passions étaient toutes rassemblées comme des doigts qui faisaient un poing.
Les catégories qui divisent constamment les hommes n'existent pas chez les animaux : pour eux, il n'y a pas les riches, les pauvres, les beaux, les laids...
Les femmes célibataires ont une propension à être pauvres, ce qui est un argument très sérieux en faveur du mariage.
On ne pardonne pas à un homme les idées qu'il défend, à une idée les hommes qui la défendent.
On ne croit qu'en ceux qui croient en eux.
La vanité fait partie du talent : il est comme une montgolfière qui ne s'élève que lorsqu'elle est gonflée.
Ceux qui parlent avec mépris de la philosophie et de la vie en chambre n'ont aucun sens de ce qui est aventureux.
L'âme humaine est comme l'abeille qui puise son miel même de l'amertume des fleurs.
La liberté est un mot qui fait le tour du monde et n'en est jamais revenu.
Celui qui n'est jamais content ne contente jamais.
Tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive.
Il y a deux espèces d'hommes, ceux qui s'habituent au bruit et ceux qui essaient de faire taire les autres.
La prose doit être un vers qui ne va pas à la ligne.
Les lois de la logique ne peuvent être violées que par celui qui les possède.
Le créateur : celui qui a conquis le privilège de la vision. Il voit autrement, il discerne autre chose, il perçoit l'invisible.
A qui n'a pas l'amour la lumière est offense...
Une révolution est une fatale lumière qui découvre la hideuse nudité de la majeure partie des hommes.
Les pauvres ont un penchant à donner à de plus pauvres qu'eux... Quand on vit au jour le jour, ce n'est pas changer son état que de se démunir... Donner quand on possède, voilà qui est difficile.
Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache.
Il y a des gens qui font jaillir la sympathie comme une étincelle d'un caillou.
Je suis de ceux qui ont eu le triste privilège d'avoir vu disparaître en l'espace d'une génération une civilisation (française) et une religion (chrétienne).
L'arbre qui donne des fruits doux donne aussi des fruits amers.
C'est l'usine qui a donné le rythme: sur une ligne de production, tout s'enchaîne très vite. Il n'y a pas le temps de mettre de jolies subordonnées. Les gestes sont machinaux et les pensées vont à la ligne.
Je ne sais tout simplement pas comment gérer tant de gens qui me donnent autant d'affection. Je n'ai jamais eu cela de ma vie.
Si vos amis ne vous disent pas la vérité, qui le fera ?
J'ai eu une crise cardiaque ce qui prouve que j'ai un coeur.