Ce n'est que par une longue comparaison des faits que l'homme le plus sage peut apprécier ce qui les distingue.
Les gens sont formés pour adorer les dirigeants. Alors que la liberté est oubliée par beaucoup, il y en a toujours qui ne se soumettront jamais.
Doit-on savoir qui est gay et qui est hétéro ? Ne pouvons-nous pas simplement aimer tout le monde et les juger par la voiture qu'ils conduisent ?
Il n'y a pas de rempart qui résiste à la méchanceté.
La mode doit refléter qui vous êtes, ce que vous ressentez en ce moment et où vous allez.
De nos jours, un homme qui possède encore ses amygdales et son appendice, ce ne peut être qu'un chirurgien.
L'assoiffé qui ne rencontre nulle source est assurément fort aise de trouver une flaque d'eau.
Il ne suffit pas de trouver un pays où tout va encore plus mal pour reconnaître que ce qui se passe ici est parfait.
La vie sociale consiste à détruire ce qui lui donne son arôme.
Tout homme a vu le mur qui borne son esprit.
Le ridicule n'existe pas : ceux qui osèrent le braver en face conquirent le monde.
Malheur aux gens qui n'ont jamais tort ; ils n'ont jamais raison.
Deux catégories de raseurs : ceux qui ont un sujet qui leur tient à coeur et ceux qui n'ont absolument pas besoin de sujet.
Il n'est pas de moyen honteux qui ne soit honnêtement employé aujourd'hui pour se procurer de l'argent, parce que quelque honteux que soit ce moyen, il l'est beaucoup moins encore que de ne pas avoir d'argent.
Le contribuable qui fait sa déclaration ressemble à une jeune fille qui arrive sur la plage. Il commence par retirer tout ce qui est permis et, si on ne le surveille pas, il en retire encore un peu plus.
Dans la lutte pour la vie, Celui qui est à bout de souffle, A bout d'arguments, A bout de tout, N'est heureusement et par contre Pas au bout de ses peines.
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
L'art est le seul bien qui ne trompe pas.
Celui qui s'avilit le plus dans le phénomène de la confidence, c'est précisément celui qui la reçoit.
Si ténus et si vagues que soient nos rapports avec autrui, on réalise par la suite l'erreur qui nous ferme une porte.
Il y a des révolutions quand les classes assujetties n'ont plus d'admiration pour ceux qui les dominent.
On ne se méfie jamais assez des ambitieux qui gravitent autour d'un chef. Bien souvent, ce sont eux qui infléchissent ses actions et qui, à force de le protéger, finissent par l'isoler dangereusement.
Pourquoi ce ne sont pas les riches qui vont au sage, mais plutôt l'inverse ? Parce que les sages savent bien ce dont ils ont besoin pour vivre, tandis que les riches l'ignorent, dépendant de l'argent plus que de la sagesse.
Il y a trois sortes de fils : l'enfant qui ne vaut pas son père, celui qui se hisse à son niveau et celui qui le surpasse.
Ce ne sont pas les êtres qui existent réellement, mais les idées.
Un borgne, c'est un infirme qui n'a droit qu'à un demi-chien.
Le droit, le devoir d'un homme qui n'aime plus sa femme, c'est de courir en aimer une autre, immédiatement, afin que sur ce triste monde, il ne se perde pas une parcelle de joie.
La décision est l'événement qui provoque, chez l'un des deux chefs de guerre, la résolution de retirer les troupes.
À la différence de l'aspirateur, de l'appareil de TSF ou de la bicyclette, qui gardent toute leur valeur d'usage quand tout le monde en dispose, la bagnole, comme une villa sur la Côte, n'a d'intérêt et d'avantage que dans la [...] ► Lire la suite
La musique est à peu près la seule chose qui reste pour laquelle les gens ne se battent pas.
Inévitablement nous regardons la société, si bonne avec vous, si dure avec nous, comme une forme inadaptée qui déforme la vérité ; déforme l'esprit ; entrave la volonté.
Qui de l'oeil voit, de coeur croit.
Faites ce qui est bien, bien que le monde puisse périr.
Une seule chose compte dans cette vie - faites-les signer sur la ligne qui est pointillée.
L'amour est souverain, que la mort ne peut vaincre Et malheur à l'amant qui ne peut s'en convaincre !
La religion est moins un sujet de sanctification qu'un sujet de disputes qui appartient à tout le monde.
Il me semble qu'on résout le problème de la vie, quand on a découvert ce qui doit prendre le premier rang.
La femme qui hésite et délibère est perdue.
Quand on connaît le défaut d'un homme à qui l'on veut plaire, il faut être maladroit pour n'y pas réussir.
On épouse la personne qui se présente quand on est le plus vulnérable.
Ce besoin de remords qui précède le mal, que dis-je ! qui le crée...
C'est notre amour-propre que l'amour nous séduit ; hé ! comment résister à un sentiment qui embellit à nos yeux ce que nous avons, nous rend ce que nous avons perdu et nous donne ce que nous n'avons pas ?
On demande une miette d'amour pour tous les jours. On nous en donne une tonne pour l'éternité, qui est la mort.
Ce qui est ennuyeux, depuis qu'on a remplacé les noms des départements par des numéros, c'est qu'un élève qui avait déjà de mauvaises notes en arithmétique a, en plus, des zéros en géographie.
L'amour est une forme de vie qui unit connaître et vouloir.
Un peuple qui compte sur une autre y perd son âme et sa foi.
L'économie cannibale ne perd jamais rien de ce qui accable les hommes. Elle fait profite de tout.
Le flirt avec l'avenir est le pire des conformismes, la lâche flatterie du plus fort. Car l'avenir est toujours plus fort que le présent. C'est bien lui, en effet, qui nous jugera. Et certainement sans aucune compétence.
Qui meurt de vieillesse est le dernier à en convenir.
L'amitié, elle, ne supporte aucun arrangement. Elle réclame l'entière sincérité des deux parties. Prendre une bière et faire trois blagues, on est toujours sûr d'y arriver. Mais rencontrer un interlocuteur avec qui on puisse vraiment discuter est quelque chose de rare.