C'est dans une prison que la musique a le plus de sens. On en a besoin pour ne pas oublier. Ne pas oublier qu'il y a des endroits dans le monde qui ne sont pas faits de mur et de [...] ► Lire la suite
Une guerre non officiellement déclarée, non reconnue par les gouvernements et jamais racontée par les journalistes produit une peur non admise, qui se niche sous la peau.
Bien pire que la mort, c'était la destruction de notre âme qui était le programme de l'univers concentrationnaire.
Ne pas savoir qui est son père, c'est ça qui guérit de la peur de lui ressembler.
L'amour vient aisément à celui qui ne veut pas le prendre au sérieux.
Qui goûte de tout se dégoûte de tout.
Le monde se divise en deux catégories de gens : ceux qui lisent des livres et ceux qui écoutent ceux qui ont lu des livres.
Qui a jamais demandé à la thèse et à l'antithèse si elles étaient d'accord pour devenir synthèse ?
L'important pour un homme politique est de vivre assez vieux pour inspirer confiance, avoir eu le temps de se faire appeler, remercier, déboulonner puis panthéoniser... Après quoi on donne votre nom à une rue, ce qui n'est qu'une manière de vous y jeter.
Les fantômes existent. Ce sont les parasites de notre mémoire. Ils viennent tantôt du monde, tantôt du plus profond de notre être. Qui peut les conjurer ?
Qui est sûr de la veille, ne l'est pas du lendemain.
Tout est à vendre ; c'est la loi de la vie. Le monde se partage en deux catégories : ceux qui peuvent acheter et les autres.
Toutes les voix ne doivent pas être écoutées, celles qui crient le plus fort ne sont pas nécessairement les plus sages.
Dans les livres, il n'y a rien ou presque rien d'important : tout est dans la tête de la personne qui lit.
Ca ramène aussi la vie, cette parole qui saisit l'autre à distance, où qu'il soit, comme une main sur l'épaule.
L'offrande n'est jamais pour le saint, ni nos épargnes pour les rois, mais pour cet essaim dévorant qui sans cesse bourdonne autour d'eux...
Zut ! : pauvre injure libératrice des culs-bénits et autres indécrottables bourgeois qui n'ont jamais osé lancer le fameux MERDE libérateur !
Le ciel fit l'eau pour Jean-qui-pleure Et fit le vin pour Jean-qui-rit.
Il faut croire à l'histoire pour attendre la survie dans l'héroïsme, l'exemple historique. Mais l'histoire finira. Ceux qui croient autrement font un pari sur l'infinité.
Entouré d'un univers de choses tangibles et visibles : les animaux, les végétaux, les astres, l'homme, de tout temps, perçoit qu'au plus profond de ces êtres et de ces choses réside quelque chose de puissant qu'il ne peut décrire, et qui les anime.
Nul n'est libre qui ne sait se maîtriser.
Je me considère comme un homme relativement intelligent qui est ouvert à beaucoup de choses différentes et je pense que remettre en question notre but dans la vie et le sens de l'existence est quelque chose que nous traversons tous à un moment donné.
La popularité est la couronne de laurier que le monde met sur le mauvais art. Tout ce qui est populaire est faux.
Je crois, j'espère, que la Nouvelle Année apportera un message de rédemption pour tous les peuples : bonne année à vous, à vous tous, bonne année aux Israéliens et aux Palestiniens, bonne année à tous nos amis américains qui désirent également la paix et nous aident à la réaliser.
Les thèmes de la disparition, de l'identité, du temps qui passe sont étroitement liés à la topographie des grandes villes.
La tête d'une femme est comme la girouette Au haut d'une maison, qui tourne au premier vent.
Il y a plus de morts que de vivants, ce sont les morts qui dirigent les vivants.
Doutez, si vous voulez, de celui qui vous aime, D'une femme ou d'un chien, mais non de l'amour même.
Ceux qui ont le don de la parole et qui sont orateurs ont en main un grand instrument de charlatanisme : heureux s'ils n'en abusent pas.
Au fond, les financiers ne sont que des voleurs qui ont acheté près du gouvernement le droit de voler.
Plains ceux qui ont peur car ils créent leurs propres terreurs.
J'aime peu les proverbes, parce que ce sont des selles à tous chevaux ; il n'en est pas un qui n'ait son contraire.
La femme dépasse toutes les bornes, dont la première, qui est l'homme.
L'art publicitaire consiste surtout en l'invention d'exposés persuasifs qui ne soient plus ni vrais ni faux.
Le fataliste est celui qui lave son âme dans son urine.
Quelque part existe le visage de notre terre. Qui nous dira son nom ?
Un avorton se reconnaît facilement. C'est le seul qui donne de l'avoine à un basset qu'il prend pour son cheval !
La réforme fiscale, c'est quand vous promettez de réduire les impôts sur les choses qui étaient taxées depuis longtemps et que vous en créez de nouveaux sur celles qui ne l'étaient pas encore.
Il ne faut pas lâcher le poisson que l'on a dans la main pour capturer celui qui nous chatouille l'oeil.
Qui croit est heureux, qui doute est sage.
Qui inventera la passoire à passer le temps ?
En art tout ce qui se justifie est vulgaire.
De simples petits actes qui sont toute une page de vie.
Le barbecue, en gros, c'est un appareil qui te permet de manger des saucisses pratiquement crues mais avec les doigts bien cuits.
La vie, c'est apprendre à surmonter les marées qui menacent de nous engloutir, surnager toujours.
S'il est un chagrin dans ce monde qui ne peut être soulagé, c'est le poids au coeur de l'indicible.
Au nom de qui, au nom de quoi Verser le sang d'un innocent. Au nom de qui, au nom de quoi Vouloir du mal à un enfant.
Pourquoi certains n'auraient pas tout ? Il y en a qui n'ont rien. Ca fait l'équilibre.
Ce qui me tue, dans l'écriture, c'est qu'elle est trop courte. Quand la phrase s'achève, que de choses sont restées au-dehors !
Le monde est plein de voix qui perdirent visage Et tournent nuit et jour pour en demander un.