Tout ce qui était grand dans le passé a été ridiculisé, condamné, combattu, supprimé ; seulement pour faire émerger ce qu'il y a de plus puissant et de triomphant de cette lutte.
L'important n'est pas d'écrire un livre d'urgence mais d'écrire un livre fantastique. C'est un gros bras d'honneur à ceux qui nous empêchent de rêver.
Les enfants qui n'ont pas des parents les emmenant au musée n'ont quasiment aucune chance de découvrir ce monde. Ce système est tout sauf démocratique.
Le bonheur, il est comme l'ombre, il nous suit et souvent nous n'en savons rien. C'est une espèce d'écho qui répond à ce que nous donnons.
Des choses arrivent qui sont comme des questions. Une minute se passe, ou bien des années, puis la vie répond.
La mort rattrape ceux qui la fuient.
Le monde fleurit par ceux qui cèdent à la tentation.
Celui qui possède femme et enfants a donné des otages à la fortune ; car ce sont des obstacles aux grandes entreprises.
Chaque fois qu'un enfant dit : "Je ne crois pas aux fées", il y a quelque part une petite fée qui meurt.
Le mâle qui meurt sert l'espèce, en laissant à d'autres le soin de la propager.
L'artiste qui abdique le privilège de la création délibérée pour favoriser et capter de divines surprises ne parvient qu' à créer de l'accidentel.
Le simple sentiment d'amour n'est pas un passe-partout qui permet d'enfoncer toutes les portes de la vie quotidienne.
Le commissionnaire est un esclave qui doit livrer un message et aussi en rendre compte : esclave, il l'est deux fois.
On ne peut convaincre un homme qui dort.
L'homme appartient à ces espèces d'animaux qui, une fois blessés, peuvent devenir particulièrement féroces.
On ne naît plus roturier. On le devient. A titre exceptionnel. N'est pas roturier qui veut.
Un écrivain qui ne serait pas intoxiqué par le monde qu'il décrit aurait-il le moindre intérêt ?
Pour moi, c'est toujours l'esprit qui résiste ; tout le reste est pesanteur.
Au bord du monde, quelle que soit la force qui nous pousse vers le vide, beaucoup d'entre nous se retournent et veulent faire durer le plus longtemps possible cet instant de suspension.
La poésie, c'est quelque chose qui marche par les rues.
Définition du proverbe et de l'adage : Le proverbe est une sentence populaire ou un mot familier et plein de sens. L'adage est un proverbe piquant et plein de sel. Le proverbe annonce une vérité naïve, tirée de l'observation ; [...] ► Lire la suite
Vieillir mal - et il est rare qu'on vieillisse bien - c'est sentir monter en soi la haine contre cet étranger qui s'installe et prend peu à peu la place du jeune homme ou de la jeune fille qu'on a à peine eu le temps d'être.
Le soleil est couché, à présent l'herbe longueOscille, languissante, dans le vent du soir;L'oiseau s'est envolé de cette pierre grisePour trouver quelque chaud recoin où se blottir.Il n'est rien, dans tout le paysage désert,Qui vienne frapper mon regard ou mon oreille,Si ce n'est que le vent, là-bas,Accourt en soupirant sur la mer de bruyères.
Celui qui ne peut pas raisonner est un imbécile. Celui qui ne fait pas est un bigot. Celui qui n'ose pas est un esclave.
D'un chagrin secret la sombre et dure loi m'y fait voir des malheurs qui ne sont que pour moi.
Pourtant, avant de prendre leur décision, rares sont les femmes (et les couples) qui se livrent lucidement au calcul des plaisirs et des peines, des bénéfices et des sacrifices.
Ce héros avait un frère, qui fut mon grand-père, et mon grand-père, comme tout le monde, avait une femme répondant au nom évangélique de Marie. Il lui fit onze enfants, dont huit survécurent à leur éducation chrétienne.
Aucun être ne mérite qu'on se soumette à ses désirs pour quelque faveur. Pareille tentative diminue notre intérêt porté à la religion. L'être humain est incapable de nous offrir le moindre objet. Sans avoir été mandaté par celui qui nous a façonnés et de terre sculptés.
Ce monde nous rendra libres, enfin. Libres de devenir qui nous sommes, sans devoir sacrifier notre âme pour un boulot pitoyable. Libres de ne plus subir la loi d'un supérieur incompétent et vicieux comme le sont presque tous les supérieurs hiérarchiques qui ont hérité d'un titre comme autrefois les nobles de leur particule ridicule.
Le monde est avec celui qui est debout.
Quand celui qui jeûne boit ou mange par mégarde, qu'il poursuive son jeûne. C'est Dieu qui l'a nourri et qui lui a donné à boire.
Mes frites sont froiiiides, comme le vent de désespoir qui s'engouffre dans mon coeuuur...
Combien d'imbéciles à votre avis se sont posés cette question : pourquoi les étoiles ne tombent-elle pas ? Mais vous qui avez entendu la leçon des sages vous savez que les étoiles n'ascendent ni ne descendent. Ce bornant à tourner d'est en ouest. Traçant la figure la plus parfaite qui se puisse concevoir : le cercle.
Je connais des gens qui n'ont d'esprit que ce qu'il leur faut pour être des sots.
D'un homme de bien , il est aisé de faire un méchant ; mais qui pourra d'un méchant, faire un homme vertueux ?
Ce n'est pas la récompense qui élève l'âme, mais le labeur qui lui valut cette récompense.
On se surprend à marcher sur le bord du trottoir comme on faisait enfant, comme si c'était la marge qui comptait, le bord des choses.
Tout homme reçoit deux sortes d'éducation : l'une qui lui est donnée par les autres, et l'autre, beaucoup plus importante, qu'il se donne à lui-même.
Qui crie à la naissance, en mourant comprend pourquoi.
Les journalistes : ils s'occupent de choses qui passent et disparaissent. Les écrivains sont des journalistes de l'éternel.
Il n'est si bon cheval qui ne bronche.
Shakespeare n'a jamais existé. Toutes ses pièces ont été écrites par un inconnu qui portait le même nom que lui.
Qui possède trouve qui lui donne.
La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer.
Par exemple, j'ai ouï dire qu'il y a des choses qui entrent par une oreille et qui sortent par l'autre. Je n'ai jamais rien vu entrer par une oreille et encore moins en sortir !
Je ne crois pas que la littérature puisse changer la politique, mais elle peut exercer une influence sur ceux qui appliquent la politique.
Les hommes sont surtout fascinés par ce qui est le plus éloigné d'eux.
Un livre, pour quelqu'un qui aime sa terre, ça s'écrit avec la terre de son pays.
Les chances perdues font autant partie de la vie que les chances saisies, et une histoire ne peut s'attarder sur ce qui aurait pu avoir lieu.
Celui qui laboure le champ le mange.