Il faut croire à l'histoire pour attendre la survie dans l'héroïsme, l'exemple historique. Mais l'histoire finira. Ceux qui croient autrement font un pari sur l'infinité.
Les assassinats légaux n'empêchent pas le flot de la liberté de se soulever à de longs intervalles et d'entraîner toujours dans son impitoyable courant quelques-uns de ceux qui sont assez fous pour vouloir faire digue.
Quelqu'un qui prend une arme pour défendre une cause, quelle qu'elle soit, me paraît essentiellement méprisable.
Un amateur est une personne qui trouve un travail pour pouvoir peindre. Un professionnel est une personne dont la femme travaille pour qu'il puisse peindre.
La musique est de tous les arts celui qui est véritablement compris, et senti, par le plus petit nombre de gens.
La menace principale qui pèse sur nos démocraties réside dans leur incapacité à justifier de façon forte leur propre politique.
On devient quelqu'un en se construisant avec tout ce qui nous a manqué.
Je crois que je suis ressorti plus fort de cet hôpital. Crois-moi, maintenant, je n'ai pas envie de me suicider. Je dis merci à Dieu qui m'a sauvé la vie. Tout ça, c'était une connerie et je crois que c'est la dernière fois. J'espère...
Celui qui est le premier à crier "Arrêtez le voleur" est celui qui est coupable.
J'ai appris la compassion en étant victime de discrimination. Tout ce qui m'est arrivé de mal m'a appris la compassion.
Une photographie doit venir de l'imagination et non être le reflet de ce qui est.
Pour beaucoup de Français, j'étais, sans doute possible, du nombre de ceux qui avaient déboulonné la statue de François Mitterrand au soir de sa vie, alors que ce n'était pas mon objectif. Une Jeunesse française avait pour ambition de décrire [...] ► Lire la suite
Ce qui change le monde, c'est la connaissance. Rien d'autre, rien ne peut transformer le monde.
La secrétaire idéale n'est-elle pas pour son patron celle qui ne prononce le mot "stop" qu'en dictant un télégramme ?
L'éternité occupe ceux qui ont du temps à perdre. Elle est une forme de loisir.
Ce ne sont ni les brigands ni les incendies qui détruisent le monde, mais la haine, l'hostilité, les petites intrigues...
Ceux qui sèment dans les larmes moissonnent dans la joie.
Ce qui nous empêche souvent de nous abandonner à un seul vice est que nous en avons plusieurs.
Quelque mal qu'un homme puisse penser des femmes, il n'y a pas de femme qui n'en pense encore plus mal que lui.
Si le commerce était mieux fait, c'est le client qui devrait faire son prix.
Qui n'a rien, ne risque rien.
Il y a des choses qui se racontent mal, et l'humiliation en est une.
Les études ne sont bonnes que pour les pauvres qui n'arrivent pas, autrement, à se faire un nom.
Rien ne dure sauf les plaies secrètes qui vous guident ou vous égarent.
A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s'aperçoit que l'un et l'autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
L'homme qui serait chaste ne serait plus un homme, mais un dieu tant il dominerait les autres par sa force musculaire et par le rayonnement de son intelligence.
Nous savons que nous sommes provisoires et qu'après nous, rien ne viendra qui vaille la peine qu'on en parle.
La pureté, cette sorte de chose qui rend tout exsangue, qui brise tous les bons mouvements de l'être, qui vous empêche de jouir de la vie, qui rend les âmes squelettes.
Il est fréquent qu'un homme évite de se poser les questions qui comptent vraiment, pour ne retenir que les réponses qui lui plaisent.
Ce n'est pas que j'aime le mienne, mais ce qui est sûr, c'est que j'aime la vie.
Il y a deux choses qui ne supportent pas la publicité, c'est la police et l'amour.
Une chose ratée est une chose qui n'est pas encore réussie.
Les humains ont un don pour désirer ce qui leur fait le plus de mal.
Comme Cyrano de Bergerac qui choisissait de se moquer lui-même de son nez, je me moque moi-même de mes enfants. C'est mon privilège de père.
Nous sommes tous à la recherche de l'être unique qui est fait pour nous.
Est-on encore dans une société qui "respecte les droits de l'homme", ou dans une société qui a décidé de faire droit à toutes les formes du désir, de "reconnaître" tous les choix de vie, tous les contenus d'existence, toutes les [...] ► Lire la suite
La mode consiste à s'habiller selon ce qui est à la mode. Le style consiste davantage à être soi-même.
Je ne fais pas de musique pour les personnes âgées ou les jeunes. C'est pour tous ceux qui veulent l'écouter.
Que faisait Dieu avant la création divine? Préparait-il l'enfer pour les gens qui posaient de telles questions?
Celui qui a une mauvaise mémoire répètera toujours les mêmes erreurs.
Tout est simple, il n'y a que les gens qui soient compliqués.
La campagne c'est cette musique, cette agitation de branches, de feuilles et de cris qui s'enfle et s'architecture quand on ferme les yeux.
La société est composée de deux grandes classes : ceux qui ont plus de dîners que d'appétit, et ceux qui ont plus d'appétit que de dîners.
J'ai horreur des gens qui parlent pendant que je les interromps.
Seule l'éducation qui est une fin en elle-même est véritablement libérale ou gratuite.
Impossible de partir de rien ; pour créer il faut d'abord détruire ce qui est, puis bâtir avec des débris.
La chose la plus terrifiante qui soit, lorsqu'on cherche la vérité en amour, c'est qu'on finit toujours par la trouver.
Tout homme qui se connaît des sentiments élevés a le droit, pour se faire traiter comme il convient, de partir de son caractère, plutôt que de sa position.
On ne parle de clonage qu'en termes biologiques. Or il a déjà été précédé par un clonage mental : le système de l'école permet de fabriquer des êtres qui deviennent une copie conforme les uns des autres.
Celui qui n'a ni vache, ni veau, dort bien.