Qui ne se contente pas de ce qu'il a suffisamment pour vivre, ne connaît pas Dieu ni ne l'honore.
Celui qui récompense plutôt le mal que le bien, est indigne de vivre tranquillement.
L'oreille qui écoute et l'oeil qui voit sont deux choses que le Seigneur a faites.
Tout défaut qui plaît au sultan est une qualité.
La seule chose qui m'ennuie avec les grands voyageurs, c'est qu'on ne peut jamais les emmener quelque part pour leur faire une surprise : cela leur rappelle toujours quelque chose.
Le métier d'actrice est éphémère ; la seule chose qui le rende respectable, c'est de servir son âme.
Pour le peuple colonisé, la valeur la plus essentielle, parce que la plus concrète, c'est d'abord la terre: la terre qui doit assurer le pain et, bien sûr, la dignité. Mais cette dignité n'a rien à voir avec la dignité de la personne humaine. Cette personne humaine idéale, il n'en a jamais entendu parler...
On ne donne pas un coup sur la tête de celui qui a votre doigt dans sa bouche.
Quand ceux qui ont le pouvoir volent votre liberté, le seul chemin vers la liberté reste le pouvoir.
Le plus beau chant est celui qui contient le plus grand silence.
L'Etat, lorsqu'il choisit les hommes qui le serviront, ne tient aucun compte de leurs opinions. S'ils veulent bien lui être fidèles et le servir, cela suffit.
Le sport, activité noble qui, à l'instar du rire, de la philatélie, de la cuisine au bain-marie et du cybersexe, permet à l'humain de dépasser son animalité.
Les princes ont un pouvoir infini sur ceux qui les approchent ; et ceux qui les approchent ont une faiblesse infinie en les approchant.
Pour qui n'a rien à faire, c'est tous les jours fête.
Le bonheur humain est toujours fugace. On espère toujours des choses qui ne se produisent jamais ; si elles se produisent, elles nous déçoivent.
Ce ne sont pas les plaisirs qui sont malfaisants, mais seulement la rareté des plaisirs, d'où naît l'excès.
L'absurdité des batailles qui sont des batailles de mots mais qui tuent des hommes de chair.
Les hommes qui montrent trop leur intelligence sont comme les femmes qui montrent trop leurs seins.
L'homme libre est celui qui ne craint pas d'aller jusqu'au bout de sa raison.
Ce qui n'a pas de sens à un sens supérieur à ce qui en a.
Il y a des écrivains qui ne parlent que de leur difficulté, de leur douleur. Si j'écris c'est parce que j'ai envie d'écrire.
Un pays qui ne sait ni lire ni écrire est facile à tromper.
Une personne qui doute d'elle-même est comme un homme qui voudrait s'enrôler dans les rangs de ses ennemis et porter les armes contre lui-même.
Dans un monde de plus en plus incertain, avec des puissances qui se remilitarisent, est-ce qu'en tant que président de la République je peux dire à mes concitoyens que je veux mettre entre les mains des Etats-Unis notre souveraineté ? Non.
Je n'ai jamais été intéressé par ce qui intéressait tout le monde. J'étais très intériorisé. Je me sentais toujours un peu triste.
L'idée de créer une exception culturelle vient des pays dont la culture est en déclin, ceux qui ne connaissent pas ce problème n'ont rien à craindre.
Une femme qui est belle a toujours de l'esprit ; elle a l'esprit d'être belle.
Il n'y a pas moyen d'avoir de l'esprit sans être un peu méchant. La malice d'un bon mot est la pointe qui le fait piquer.
L'histoire de la femme est l'histoire de la pire forme de tyrannie que le monde ait jamais connue : la tyrannie du faible sur le fort. C'est la seule tyrannie qui perdure.
La guerre, ce jeu qui démontre hors de tout doute, plus que la croyance en Dieu, la suprématie de l'homme sur le reste de l'univers.
Un paradoxe est une opinion qui vit de ses charmes aux dépens de la vérité.
C'est à ne pas penser que la pensée de l'homme s'use ; et c'est celui qui pense peu qui se prévaut de certitudes.
L'optimiste et le pessimiste ne s'opposent que sur ce qui n'est pas.
La mort du présent n'est rien ; c'est la perte de l'avenir en soi qui est déchirante.
La langue de coton se distingue de son homologue de bois, dure et soviétique, par son côté rassurant, chaud, moelleux, qui fait oublier sa totale insignifiance.
L'arithmétique la plus difficile à maîtriser est celle qui nous permet de ne compter que sur ce que l'on a.
Le millénarisme n'a rien à voir avec l'an mil : il s'agit simplement d'une doctrine ou d'un sentiment qui considère la fin des temps
Ce ne sont pas nos défauts qui sont ridicules, mais le soin que nous prenons à les dissimuler et à feindre d'en être épargnés.
Les hommes ont une façon de ne rien dire qui en dit parfois plus long que s'ils parlaient.
Le passé est un feu qui refroidit, mais il brûle encore.
Le village global est une réalité technique qui attend un projet politique; car plus les techniques réduisent les distances géographiques, plus les distances culturelles prennent de l'importance et obligent à un projet humaniste pour que les hommes se tol
Écoutez la musique qui élucide De sa flûte savante au faîte des choses Le son de la couleur dans ce qui est.
L'art s'adresse toujours en l'homme à une part civilisée, même si cette civilisation est encore primitive aux yeux de celles qui suivent.
Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s'ils ont leur compte de pieds ne sont pas des poètes : ce sont des dactylographes.
Travaillez, prenez de la peine : c'est le fonds qui manque le moins.
N'est-ce pas la même pluie qui, en sol salin, fait pousser les ronces et les épines et, dans les jardins, éclore les fleurs ?
Je vois toute la vérité et non pas seulement celle de la surface.J'accentue les lignes qui expriment le mieux l'état spirituel que j'interprète.
Sois simple comme bonjour. Ce qui te personnalise ne doit apparaître qu'à ton insu.
Je crois que nous n'avons pas besoin de nous inquiéter de ce qui se passe après cette vie, tant que nous faisons notre devoir ici - d'aimer et de servir.
Il est important de savoir qui je suis. Sinon il est impossible que les gens me connaissent.