Si vous savez tout sans savoir ce qu'est la misère de ceux qui souffrent, vous serez, avec toutes vos connaissances, des chefs désastreux pour demain.
Ne parle pas d'argent : je n'adore pas un dieu qui se donne si vite au dernier des drôles.
Epargner ceux qui se soumettent et dompter les superbes.
Que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier la pierre.
Celui qui sait parler sait aussi quand il faut parler.
La mémoire, c'est comme l'écho qui continue à répercuter après que le son s'est éteint.
Ce qui manque souvent aux grands hommes, c'est de savoir limiter leurs objectifs.
Ne parlez pas pour ceux qui sont intelligents : ne hachez pas pour les lions.
Les choses que l'on dit de nous ont beaucoup plus de signification et d'importance pour nous que pour les gens qui les disent.
La poésie est une éternelle jeunesse qui ranime le goût de vivre jusque dans le désespoir.
Il faudrait écrire sans jamais penser qu'on sera lue ou alors par des êtres dotés d'une immense compassion et qui vous pardonneront d'user votre vie à restituer l'impalpable traversée des heures, des minutes, des secondes. Autant dire rien.
Dans chacun de nous il y a un peu de tous les autres ; c'est ça qui est intolérable. On ne peut pas être vraiment soi.
Le public moderne semble avoir un faible pour les écrivains confus qui ne livrent jamais leur dernier secret et qui, peut-être, dans leurs désordres, n'en cachent aucun.
Il y a deux manières de vaincre : celle qui conduit au triomphe et celle qui mène au sacrifice.
Celui qui est amené à légiférer doit le faire sans a priori, sans céder à tel ou tel lobby, tout en comprenant bien l'ensemble des enjeux en présence, et sans carcan idéologique étouffant.
L'esprit est cette étrange faculté qui permet à l'homme de se séparer du monde, pour le comprendre, et de lui-même, pour se juger.
La sagesse se refuse à qui ne sait écouter.
L'amour, comme un disque du destin qui n'en finit pas de passer...
Autoritarisme et condescendance, ce Président de la République [ndlr : Macron] lutte avec ses propres démons, et ce sont les Français qui trinquent !
Par nature, j'ai horreur des mondanités. Je parle peu, sinon avec un groupe restreint d'amis qui sont surtout très proches de mon métier.
Dis-moi ce que tu lis, je te dirai à qui tu as volé ce livre.
Un livre bien neuf et bien original serait celui qui ferait aimer de vieilles vérités.
Les savants sont des gens, qui sur la route des choses inconnues, s'embourbent un peu plus loin que les autres.
Les hommes sont de drôles d'oiseaux qui se font toujours plumer d'une manière ou d'une autre.
Les camps de camping, c'est quelque chose ! C'est un truc qui pue, qui coûte cher, où les gens s'entassent par plaisir et que si demain ils étaient obligés d'y aller, ils gueuleraient comme jamais !
L'espérance : un rêve qui veille.
La sincérité, c'est le projecteur sous lequel on prend des poses. La franchise, c'est l'éclair de flash qui fixe la vérité d'un instant sans prétention d'en faire un tableau.
La tâche du théâtre consiste en une expérience de gestes qui témoignent du passé et en font le signe de l'avenir.
Les wagons du funiculaire sont construits selon une obliquité similaire à celle du chapeau d'un homme qui ne veut pas être reconnu.
En radio, le seul lien ténu, précis, permanent, entre celui qui parle dans le micro et celui qui l'écoute, c'est le filet de la voix et de la musique, qui coule.
Se demander si les choses sont vraies avant de se demander ce que nous en pensons est un exercice qui finit par paraître ingénu, tant il est passé de mode.
La fortune est souvent comme les femmes riches et dépensières, qui ruinent les maisons où elles ont apporté une riche dot.
Ceux qui réfléchissent à ce sujet pour la première fois se demanderont comment une telle cruauté envers les animaux a été permise pour se poursuivre à notre époque de civilisation.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi. On le sent qui se détache, après un temps d'adaptation. C'est un deuil et un soulagement en même temps.
Ce qui est olympique est universel.
Toute morale est morte ! La crise est de morale aussi bien que d'argent. On décampe en hurlant du bateau qui naufrage. Il n'y a plus d'amis.
La colère, la luxure et les autres passions maléfiques qui font rage dans le coeur sont les véritables intouchables.
Comme il est périlleux de libérer un peuple qui préfère l'esclavage.
L'Europe ne fait pas partie des grandes puissances. Et l'Afrique encore moins bien sûr. Mais l'Afrique a ce qui manque à l'Europe : l'espace, les ressources humaines et les ressources naturelles tandis que l'Europe a l'innovation technologique qui manque à l'Afrique. Ensemble, nous pouvons devenir une puissance qui peut compter dans l'avenir.
Les idées réussies sont le résultat d'une croissance lente. Les idées n'atteignent pas la perfection dans un jour, peu importe la quantité d'étude qui leur est soumise.
- Et vous, qu'est ce qui vous empêche de dormir monsieur Dillinger ? - Le café
Je me dois de fustiger ton pessimisme qui frôle le défaitisme.
Combien pauvres sont ceux qui n'ont point de patience.
Tout ce qui se mesure finit, et tout ce qui est né pour finir n'est pas tout à fait sorti du néant, où il est sitôt replongé.
D'où vient qu'un boiteux ne nous irrite pas et qu'un esprit boiteux nous irrite ? A cause qu'un boiteux reconnaît que nous allons droit et qu'un esprit boiteux dit que c'est nous qui boitons.
On ne profite d'aucune leçon parce qu'on ne sait pas descendre jusqu'au général et qu'on se figure toujours se trouver en présence d'une expérience qui n'a pas de précédents dans le passé.
La raison est ce qui effraie le plus chez un fou.
Les oies mangent de la neige. C'est peut-être ce qui les rend si blanches.
La culture, c'est ce qui reste quand le journal TV est terminé !
Un humaniste, c'est quelqu'un qui n'aime pas vraiment les animaux.