Pauvres riches qui ont tout et ne sont rien.
Est vrai ce qui est beau. Le reste est invention.
Il est plaisant qu'on ait fait une loi de la pudeur aux femmes, qui n'estiment dans les hommes que l'effronterie.
Il faut aider l'enfant à lire : celui qui semble savoir lire ne doit pas être abandonné trop tôt au tête à tête avec ses livres; celui qui hésite un peu doit être secouru, encouragé...
Si l'on veut se faire une idée de l'amour-propre des femmes dans leur jeunesse, qu'on en juge par celui qui leur reste, après qu'elles ont passé l'âge de plaire.
Il y a des erreurs qui contiennent une autre vérité.
Je ne suis ni un homme, ni un poète, ni une feuille, mais un pouls blessé qui pressent l'au-delà.
Trompeurs et hypocrites sont ceux qui font tout en paroles et, en fait, rien.
Le progrès humain consiste à préserver et même à développer l'énergie vitale, mais en l'appliquant à des fins qui apportent une satisfaction de plus en plus complète aux « impératifs » de la raison et de la conscience personnelle, et, par conséquent, à ces idéaux collectifs qu'on appelle la liberté, la fraternité, la justice.
Si ceux qui ne sont pas avec nous, ô frères! Me dénigrent, ou ma doctrine ou le temple, il n'y a guère là motif à votre colère.
Le Coran est le sublime conseiller. Il vous conseille sans jamais vous désavantager. Il vous guide sans jamais vous égarer. C'est l'interlocuteur qui ne vous ment jamais. Quiconque le prend pour compagnon en sort grandi et allégé en même temps. Grandi par l'illumination de la foi et délesté quant à l'égarement.
Nous voyons les mêmes étoiles que les morts et l'odeur qui monte de la terre est le fantôme de toutes ses fleurs.
Nous devrions garder le silence sur ceux qui sont au pouvoir ; en dire du bien implique presque de la flatterie ; dire du mal d'eux de leur vivant est dangereux, et quand ils sont morts, c'est lâche.
Enfant qui grandit, grand souci.
Conquérir l'amitié d'un chat est chose difficile. C'est une bête philosophique, rangée, tranquille, tenant à ses habitudes, amie de l'ordre et de la propreté, et qui ne place pas ses affections à l'étourdie: il veut bien être votre ami, si vous en êtes digne, mais non pas votre esclave.
Je n'ai jamais été violent envers une femme, mais je ne suis pas un pacifique, je ne suis pas quelqu'un qui se laisse faire.
En tant que mère célibataire de quatre personnes, ma mère m'a appris que vous devez toujours être fort pour les moments qui comptent vraiment pour la famille, les amis et la communauté. Je reconnais maintenant comment sa force a contribué à façonner la personne que je suis aujourd'hui et la mère que je suis devenue.
Ce qui différencie l'animal de l'homme, c'est que l'animal ne fait aucune place au futur.
Les grands coeurs sont comme les ruches trop grandes que le miel ne peut remplir et qui deviennent le nid de vipères.
Il n'y a que deux grands courants dans l'histoire de l'humanité : la bassesse qui fait les conservateurs et l'envie qui fait les révolutionnaires.
Au commencement, Dieu ne savait pas qu'Il était Dieu, puisqu'Il était tout seul. Pour savoir qu'on est Dieu, il faut être deux : un qui est Dieu, et l'autre qui lui dit : "Mon Dieu".
A tout niveau, partout dans le monde, ceux qui se disent puissants consacrent un temps considérable à tenter de faire croire qu'ils ont de l'influence sur les nominations afin d'attirer sur eux attentions, faveurs, considérations d'autres puissants.
L'utilisation de la foi de ceux qui croient par ceux qui ne croient pas mais qui prétendent croire, n'a rien à voir avec cette foi qui est un don personnel que Dieu fait à chaque croyant.
Y a-t-il une seule nation qui puisse se vanter d'être arrivée au meilleur gouvernement possible, qui serait de rendre tous les hommes, non pas également heureux, mais moins inégalement malheureux ?
C'est la mémoire qui soude les choses à sa façon.
La révolution est une aventure merveilleuse pour ceux qui peuvent y gagner quelque chose.
Nous parlons de tuer le temps, comme si hélas ! ce n'était pas lui qui nous tuait !
Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser. C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure. Alors, pour se protéger un peu, elle se qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout.
Mlle Andray-Fairfax imagina, pendant que se lamentait la musique, un jeu de comparaison entre le public et le lustre, qui tourna, je dois le dire, tout à la gloire du lustre.
Au lieu de participer à une entreprise de libération effective, la psychanalyse prend part à l'oeuvre de répression bourgeoise la plus générale, celle qui a consisté à maintenir l'humanité européenne sous le joug de papa-maman.
Nous avons beau - comme l'arbre qui est né sage - soupçonner les grimaces du destin, nous n'avons pas encore appris à sourire des simples blessures du coeur.
Ce n'est pas tant l'intelligence qui nous distingue les uns des autres que le temps passé à réfléchir.
La Chine devient semblable à une huître qui s'entrebâillerait vers le grand large, mais demeurerait inébranlablement fixée du rocher par sa dure coquille totalitaire.
C'est l'usine qui a donné le rythme: sur une ligne de production, tout s'enchaîne très vite. Il n'y a pas le temps de mettre de jolies subordonnées. Les gestes sont machinaux et les pensées vont à la ligne.
Il faut prendre ce qui vient, avec le sourire.
Ceux qui ont vécu plus longtemps que nous ont toujours quelque chose à nous apprendre, que nous pouvons prendre avec nous pour le reste de nos vies.
La louange est une flatterie habile, cachée et délicate, qui satisfait différemment celui qui la donne et celui qui la reçoit.
Regardons d'un oeil ingénu ce qui est neuf. La vie n'est pas faite pour le souvenir.
Il vaut mieux n'avoir pas tout à fait assez de ce qui est nécessaire que de ne jamais pouvoir avoir trop de ce qui est inutile.
Il n'y a pas un seul individu qui ne serait regardé pour criminel s'il se permettait ce que l'Etat se permet.
Ce qui fait que les amants et les maîtresses ne s'ennuient point d'être ensemble, c'est qu'ils parlent toujours d'eux-mêmes.
Il y a dans quelques hommes une certaine médiocrité d'esprit qui contribue à les rendre sages.
Ce sont toujours les odeurs, les sons, les petits faits sans importance apparente qui sont les plus tenaces et qui, le plus souvent, empêchent les jours de sombrer les uns après les autres dans l'oubli.
Difficile de dire qui suit le courant de son plein gré.
Combien de coeurs ont eu mal simplement parce qu'ils ne surent pas se rassasier de ce qui en aurait fait déborder d'autres.
Par le silence on atteint ses demeures. Mais celui qui prend, celui qui donne perd ses demeures.
La valeur d'une oeuvre n'existe que dans l'esprit de ceux qui l'apprécient.
Quand l'homme qui témoigne est armé d'un sabre, c'est le sabre qu'il faut entendre et non l'homme.
La tendresse, c'est seulement de la cruauté qui se repose.
On qualifie volontiers de "déplacés" des jeux de mains qui sont pourtant bien placées !