Dieu ne peut pas répondre à tous ceux qui l'appellent. Il est comme un garçon dans un restaurant. Il a trop de tables à servir.
Le pape est une idole à qui on lie les mains et à qui on baise les pieds.
Les maris des femmes qui nous plaisent sont toujours des imbéciles.
Pas de gens qui aiment plus à parler que les bègues, pas de gens qui aiment plus à marcher que les boiteux.
Ce qu'un homme pense de lui-même, voilà ce qui règle ou plutôt indique son destin.
N'importe qui sait proférer des paroles menteuses ; les mensonges du corps exigent une autre science.
Il manque quelque chose à l'homme qui ne s'est jamais senti éperdu.
Il n'y a plus que la peur de mort qui les retienne à la vie.
Le génie abaisse davantage qu'il n'élève ; l'idée du génie empêche d'être simple, engage à montrer l'essentiel, à dissimuler ce qui décevrait : il n'est pas de génie concevable sans art.
Le pamphlet est l'arme de ceux qui ont découvert l'erreur, pas encore la vérité.
C'est l'ensemble de la vie individuelle que l'on devrait nommer "destin" et non pas ce futur tangible qui, d'une heure sur l'autre, remet tout en question, fait de nous une épave ou un héros.
Peut-être sommes-nous solidaires de ceux qui nous aiment ? L'admiration qu'ils ont pour nous grandit. Qu'on les déprécie, nous sommes dépréciés un peu.
Tout Français appartient, officiellement ou de coeur et d'esprit, à une minorité qui se désole de ne pas avoir accès au petit écran.
Impossible de séparer vitalité et mortalité... à moins de vouloir créer de toutes pièces une génération de morts-vivants, de zombies, qui seraient aux sociétés futures ce que l'esclave était aux sociétés du passé.
Il ne faut jamais faire que les sottises qui nous plaisent.
Quand l'homme qui témoigne est armé d'un sabre, c'est le sabre qu'il faut entendre et non l'homme.
On croit que les féministes trop radicales haïssent les hommes mais ce qu'elles détestent en réalité ce sont les femmes qui savent vivre avec eux.
On fait une certaine concession sur le plan du lisible, parce qu'on veut faire passer des choses qui vous paraissent importantes.
Ce sont les parents, ou même les grands-parents, qui parlent de moi, de ce coureur qui n'a jamais gagné le Tour, qui a toujours fini deuxième, alors ça marque, cette histoire d'éternel second, les gens veulent le voir, ce Poulidor.
Nous disons souvent au Tibet qu'un homme qui est fort peut se permettre d'être doux tandis que les vantardises et les fanfaronnades sont le propre des faibles.
L'homme qui a inventé le hamburger était intelligent ; l'homme qui a inventé le cheeseburger était un génie.
Ceux qui ont vécu plus longtemps que nous ont toujours quelque chose à nous apprendre, que nous pouvons prendre avec nous pour le reste de nos vies.
Notre intendance de la Terre est brève. Nous devons à ceux qui suivent de garder cela en perspective, d'être des passagers responsables le long du chemin.
Les gens qui ont de l'humour ou qui y sont sensibles sont plus ouverts aux autres.
Un héros est quelqu'un qui marche volontairement dans l'inconnu.
Je suis le plus samplé, le plus volé. Ce qui est à moi est à moi, et ce qui est à vous est à moi aussi. J'ai une chanson là-dessus, mais je ne la publierai jamais. Je ne veux pas [...] ► Lire la suite
Chaque jour, nous choisissons qui nous sommes par notre façon de nous définir.
On dirait un chat qui chie dans sa caisse.
Un régime, c'est la courte période de privations qui précède une augmentation de poids.
Je sais que tu peux te battre, mais c'est ton esprit qui fait de toi un homme.
La question est de savoir si l'on donne au public quelque chose qui vise à le rendre plus heureux, ou quelque chose qui corresponde à la vérité du sujet.
Celui à qui on pardonne peu, aime peu.
Les êtres humains sont les seules créatures sur terre qui autorisent leurs enfants à revenir à la maison.
Le temps détruit ce qui n'est que réel.
L'homme est peuplé de nuages qui le connaissent depuis l'enfance.
Le bon écrivain est un homme qui met toute sa vie à rédiger en bonne et due forme son testament.
Il y a des femmes qui entre l'église et la mairie ont déjà un naturel de veuve.
Tout vivant est un en-soi qui existe en l'autre.
La liberté, c'est un manteau qui recouvre facilement l'égoïsme le plus sordide.
Le luxe est une habitude qui se contracte facilement.
Un écrivain peut finir par devenir un simple jongleur de mots plus ou moins adroit. Il peut en arriver à oublier l'essentiel : cette source qui coule au fond de nous et qui est le véritable lieu de rencontre des êtres.
La valeur d'une oeuvre n'existe que dans l'esprit de ceux qui l'apprécient.
Et pour la fête, comme pour les enterrements, les commémorations, on sort les "habits du dimanche", ceux que l'on achète un peu trop grands et qui deviennent très vite un peu trop courts.
Tout événement ressemble essentiellement à la nature de l'homme qui le subit.
Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser. C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure. Alors, pour se protéger un peu, elle se qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout.
La science est comme la maladie, une maladie qui progresse en transformant le monde et en le dévorant aussi.
Ce n'est pas tant l'intelligence qui nous distingue les uns des autres que le temps passé à réfléchir.
Ce livre est une bouteille à la mer qui enferme mon passé avec lui
Le vrai sage est celui qui fonde sur le sable.
C'est la foi même qui est Dieu.