J'aime profondément qui j'aime sans détester pour autant qui je n'aime pas.
Celui qui a un bon voisin, disent les Grecs, possède un bien précieux. Ceci est également vrai de la femme du voisin.
Ce qui a été cru partout, par tous et pour toujours, a toutes les chances d'être faux.
Quand un drame doit se produire, c'est un enchaînement de circonstances parfois bénignes qui le préparent et le rendent inévitable.
La vie, même avec la gloire qui est la plus belle chose humaine, est une chose vide et sans saveur quand on n'y mêle pas toujours absolument Dieu.
Celui qui, après sa mort, ne remarque aucune différence ne mérite pas d'être venu au monde.
La bonté véritable ne menace que ceux qui sont à l'autre bout du spectre de la moralité.
Celui qui parle, celui qui écrit est essentiellement un homme qui parle pour tous ceux qui sont sans voix.
Il y a des gens qui sont tellement laids qu'on devrait les traiter comme des meubles en été : il faudrait leur mettre des housses.
Un philosophe parler d'amour ? On ne peut rien fonder sur l'amour. L'amour n'appartient pas à la juridiction philosophique. L'amour n'est en rien un concept qui se trouve par le raisonnement ou l'analyse.
Celui qui, fût-ce d'un atome, a le moindre soupçon de sa grandeur, s'annihile, devient rien.
C'est rarement dans les endroits où on finit ses nuits qu'on trouve celle avec qui on va finir ses jours.
Le concurrent à craindre est celui qui ne se soucie jamais du tout de vous, mais qui améliore constamment sa propre entreprise.
L'autocratie continue, et au nom de cette Divinité de qui elle prétend tenir le pouvoir, à nous humilier en nous tenant sous un joug honteux, à disposer de nos vies, de notre liberté, selon son caprice.
La primauté de la matière, l'utilitarisme, qui sont les dogmes de la religion industrielle, ont conduit à la suppression de la culture intellectuelle, de la beauté et de la morale.
Tout étranger installé sur notre territoire, alors même qu'il croit nous chérir, hait naturellement la France Éternelle, notre tradition qu'il ne possède pas, qu'il ne peut comprendre et qui constitue précisément la nationalité.
La nature de la réalité extérieure restait obscure. Les hommes, femmes et petits enfants de la science savent s'agenouiller devant les données aussi diversement que n'importe quel autre corps d'illuminés. Par conséquent, la définition de la réalité extérieure, ou de [...] ► Lire la suite
Pour moi, le service humanitaire, ou plutôt le service de tout ce qui vit, c'est la religion. Et je ne fais aucune distinction entre une telle religion et la politique.
Les hommes vraiment riches sont ceux qui aiment ce qu'ils ont.
Le provocateur est celui qui parvient à nous faire changer d'avis sur nos certitudes, nos sensations, notre vie.
Un chien, quand il reçoit un caillou, cherche plus à mordre le caillou que celui qui le lance.
L'histoire, qui fut au siècle dernier le terrain de la reconquête de l'homme sur Dieu, est devenue le terrain de la reconquête de Dieu par l'homme.
Une générosité qui s'alimente d'ambition engendre la vigilance.
Que sait-on de l'être humain si on ne le replace pas dans son éternité, bien sûr, mais aussi dans son histoire, dans sa vie quotidienne, dans ce qui se passe ?
Celui qui parvient à la Grande Destinée s'adapte, mais celui qui ne saisit que sa petite destinée la subit.
Je ne sais pas ce qui me couvre le moins : les vêtements d'hôpitaux ou ma compagnie d'assurance.
L'amour, quel autre mot pourrait donc venir donner une enveloppe verbale adaptée de nos spiritualités à l'intime accord qui compose la nature des choses et au rythme grave et grand qui réalise tout l'univers.
Quand je m'ennuie, j'aime bien prendre ma voiture, aller en ville et me garer. Je reste alors assis au volant et je compte le nombre de personnes qui me demandent si je m'en vais.
Cet amour enfantin est un amour blessé et les poètes sont ceux qui ne s'en accommodent pas. C'est de cette blessure qu'ils naissent.
Ma poésie : c'est une île qui vole à la recherche de sa page natale.
Les gens qui ne veulent rien faire de rien, n'avancent rien, et ne sont bons à rien.
Pardonner ne signifie pas approuver ce qui a été fait. Pardonner, c'est abandonner votre droit de rembourser l'auteur de sa propre monnaie.
Ma vie n'est rien : ce qui compte, ce sont les raisons de ma vie, je ne suis pas un chien.
L'avant garde qui préparait un autre futur est devenue l'arrière garde qui essaie de retarder la régression.
Ce qui compte pour moi, c'est ma propre estimation, et je suis très dur avec moi-même. Je dois être fier de ce que j'ai fait et je travaille dur pour cela. J'ai eu une éducation très chrétienne... beaucoup de culpabilité. Une bonne chose, ça vous garde sain d'esprit.
De nos jours,une fille comme elle ferait d'un mouvement politique,ou d'un syndicat. Elle serait contestataire ou membre du M.L.F.,écologiste ou n'importe quoi qui veuille dire quelque chose.Elle aurait un statut qui lui permettrait de ne pas mourir bêtement de sa [...] ► Lire la suite
Le travail est la pire des drogues : ceux qui en ont en crèvent, ceux qui en manquent en crèvent aussi.
Pourquoi certains n'auraient pas tout ? Il y en a qui n'ont rien. Ca fait l'équilibre.
Les économistes ont raison, disait un homme de Bourse : le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
La personne qui achète un billet de loterie le lundi en vue d'un tirage le vendredi a deux fois plus de «chances» de mourir avant le tirage que de gagner le gros lot.
Il est peut-être agréable qu'un voyage prenne fin mais, finalement, c'est le voyage qui compte.
L'instinct paysan ? Un don qui permet à ceux qui le possèdent de percevoir les obscures machinations de la nature.
On n'offense que Dieu qui seul pardonne.
On parle trop souvent du bonheur. La seule chose qui toujours nous enivre Se banalise dans sa douceur.
On peut tout savoir sur la cellule nucléaire et être atteint de cécité galopante en ce qui concerne ses plus proches.
Modifier le passé n'est pas modifier un seul fait: c'est annuler ses conséquences qui tendent à être infinies.
Sur le printemps de ma jeunesse folle,Je ressemblais l'arondelle qui volePuis çà, puis là : l'âge me conduisait, Sans peur ni soin, où le coeur me disait.
Exister serait une entreprise totalement impraticable si on cessait d'accorder de l'importance à ce qui n'en a pas.
Tout ce qui est propre à exciter les idées de la douleur et du danger ; c'est-à-dire, tout ce qui est en quelque sorte terrible, tout ce qui traite d'objets terribles, tout ce qui agit d'une manière analogue à la [...] ► Lire la suite
Aime-toi bien, tu trouveras qui t'aime.