La télé idéale, c'est pas celle qui garde tout le monde rivé devant elle, ce serait plutôt celle qui foutrait tous les gens dehors.
On veut bien croire que le cerveau humain évolue, mais alors il y a des pays qui sont épargnés.
Ceux qui ont une foi excessive dans leurs idées ne sont pas bien armés pour faire des découvertes.
Ce qui ne remplit pas le coeur remplit la bouche. J'ai plus souvent éprouvé cette vérité que son contraire.
Qu'est-ce que la civilisation ? C'est l'argent mis à la portée de ceux qui en possèdent.
En Corse, il faut savoir à qui poser les questions mais surtout à qui ne pas les poser. Et quand vous obtenez une réponse, dans la plupart des cas, il faut savoir l'oublier.
J'appelle raisonnable celui qui accorde sa raison particulière avec la raison universelle, de manière à n'être jamais trop surpris de ce qui arrive et à s'y accommoder tant bien que mal.
La crainte d'une chute, voilà ce qui suffit à un ministre pour faire égorger des milliers d'hommes.
Ce qui me rend heureuse ? Une main qui se tend, la bienveillance...
Aujourd'hui que les jours te font loin de mes mains, je pense à ces caresses qui me sont restées, à ces phrases de presque rien qui t'auraient amusée, à des histoires drôles - j'ai mal de ton rire lointain qui n'a pas résonné.
Je sais seulement que celui qui noue un lien est perdu. Le germe de la corruption est entré dans son âme.
J'ai appris un peu à tourner ma langue avant de répondre, ma queue dans ma braguette avant de tringler, mon âme dans ma tête avant d'adhérer, m'inscrire aux Partis... la sagesse qui vous arrive hélas avec les poils blancs !
Le véritable amour, c'est celui qui se construit dans l'évolution du temps, non celui qui se répète à l'identique comme on le souhaite dans le fantasme. L'amour ne s'éteint pas. L'amour évolue.
Une grève qui n'embête personne équivaut à une grève de la faim.
Qui veut comprendre le poète, écrit Goethe, doit se rendre au pays de la poésie. En général, ce n'est pas le poète qui est incompréhensible ou obscur.
Aucune génération n'a le droit de contracter des dettes supérieures à ce qui peut être remboursé au cours de sa propre existence.
On a traité de rêveurs et d'utopistes tous ceux qui, dans l'histoire, ont fait bouger les choses.
Celui qui sait attendrir sait tout.
Les passions sont les seuls orateurs qui persuadent toujours.
Une auto-stoppeuse est une jeune femme, généralement jolie et court vêtue, qui se trouve sur votre route quand vous êtes avec votre femme.
Il est dur d'immoler aux lendemains tous les jours qui ont fait sa vie.
L'existence la plus intéressante est celle qui est la mieux remplie.
Nos instincts, ceux qu'en nous-mêmes nous condamnons, ne sont vaincus que le jour où nous les avons épuisés par la satisfaction car à travers eux s'éteint aussi graduellement la cause qui les a fait naître.
Un pays qui développe son industrie atomique choisit de par là même un état fort, et cela de façon permanente.
Il y a des gens qui sont nés pour être vieux, semble-t-il, et n'ont de cesse qu'ils ne le soient devenus réellement.
La vraie souffrance, c'est ce qui nous emporte, pas ce qu'on emporte.
Il ne faut pleinement révéler à eux-mêmes que ceux qui sont assez forts pour supporter le fardeau.
Il est des respects qui frisent l'insulte.
Le caprice est une couverture qui ne peut couvrir tous les lits.
Une femme qui n'est pas belle est plus laide qu'un homme qui n'est pas beau !
La seule chose qui peut empêcher que les humains ne s'entretuent, c'est de les tenir. Il faut un chef. C'est ce que réclame le peuple. Le chef est celui qui dit : lui, on le tue ; lui, on le récompense. Et alors tout le monde est content.
Nous pouvons discuter le tango et nous le discutons, mais il renferme, comme tout ce qui est authentique, un secret.
L'affreux cuistre Schopenhauer, qui passa sa vie à observer l'horizon du fond d'un puits, était certes bien incapable de soupçonner l'origine surnaturelle du sentiment dominateur qui précipite les hommes les plus forts sous les pieds des femmes, et la chiennerie contemporaine a glorifié sans hésitation ce blasphémateur de l'Amour.
Avoir le mulot qui remue.
La supériorité comme cause de l'impuissance : être incapable d'une sottise qui peut être "avantageuse".
Journaliste. Ecrivain qui tente de trouver sa voie dans la vérité, et qui la disperse dans une tempête de mots.
Tout ce qui touche à la guerre est une gifle au bon sens.
Comme tous ceux qui essaient d'épuiser un sujet, il épuisait ses auditeurs.
Un saint est quelqu'un qui ne trouve pas Dieu. Ne le trouvant pas, il le cherche. Le cherchant, il finit par trouver Dieu mieux que s'il ne l'avait pas cherché.
Que l'homme serait heureux s'il n'avait pas la faculté de s'habituer à toutes les joies qui l'entourent.
L'amour est l'aiguillon le plus ardent qui pousse vers les grandes choses, les actions les plus célèbres, l'amour, en un mot conduit le monde, et si parfois il dirige le mal, il l'élève presque toujours à des hauteurs sublimes.
Les gens se regardent dans les reflets de leurs yeux, ils se croisent dans la rue mais toujours trop tôt ou trop tard, nous sommes tous des parallèles dans le temps, des croix dans l'espace, des morts qui s'ignorent.
En Amérique, seuls les écrivains qui ont du succès sont importants, en France, tous les écrivains sont importants, en Angleterre, aucun n'est important, en Australie, vous devez expliquer ce qu'est un écrivain.
Celui qui dit des injures est bien près de pardonner.
Il y a des hommes chez qui l'esprit n'est qu'un talent par lequel ils semblent dominés, qu'ils ne gouvernent pas, et qui n'est point aux ordres de leur raison.
Ce qui compte n'est pas la barrière, mais l'ordinateur qui repère la position de chacun, licite ou illicite, et opère une modulation universelle.
La maladie ne s'intéresse pas à ceux qui ont envie de mourir.
Le silence est la dernière joie des malheureux ; gardez-vous de mettre qui que ce soit sur la trace de vos douleurs, les curieux pompent nos larmes comme les mouches font du sang d'un daim blessé.
Le coeur humain est assez grand pour contenir tout l'univers. Il est assez vaillant pour en supporter le fardeau ; mais où trouver le courage qui le libérerait de ce fardeau ?
Le politicien opportuniste ressemble à un homme qui abandonnerait le billard parce qu'il a été battu au billard, ou le golf parce qu'il a été battu au golf.