Un des périls majeurs qui guettent nos sociétés contemporaines est l'irruption de la violence et des barbaries.
Ce qu'un homme pense de lui-même, voilà ce qui règle ou plutôt indique son destin.
Le remords des mauvaises actions qui ont bien réussi n'a jamais étouffé grand monde.
Ne pas se forcer à penser ; mais noter aussitôt chaque pensée qui se propose.
Une pensée ? Un aspect de la vérité qui étincelle.
Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l'on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l'ornement d'une vie d'homme. Et la femme-paysage. Celle-là on la visite, on s'y engage, on risque de s'y perdre.
Qui ne sait compatir aux maux qu'il a soufferts !
Un prince qui peut faire ce qu'il veut est un fou.
Vous ne comprendrez jamais qui vous êtes tant que vous n'aurez pas compris qui est Dieu.
Un acteur qui ne joue pas n'existe plus.
Il m'est démontré, et j'ose dire scientifiquement démontré, que le système colonial est la plus funeste des illusions qui ait jamais égaré les peuples.
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers,Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés,Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants,Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent.
Le jour où boire et fumer n'existeront plus, on lira sur les murs: Vivre est dangereux pour la santé, avec le numéro de la loi qui le décrète.
On eût dit qu'une main se refermait peu à peu sur la bouche d'une victime et étouffait ses cris. La ville tenta de se débattre, d'arracher le bâillon qui l'asphyxiait, de se libérer du joug écrasant, mais elle n'en avait plus la force. Ce n'était plus qu'une fontaine tarie, un vestige inutile condamné à disparaître.
Souvent les personnes délicates c'est des personnes qui peuvent pas jouir.
C'est la chèvre qui connaît la profondeur de l'eau avant de s'y aventurer.
L'URSS a également ses têtes brûlées qui veulent changer le socialisme du jour au lendemain.
Il y a beaucoup de choses qui ne peuvent être vues qu'à travers des yeux qui ont pleuré.
Le monde artistique c'est un monde de partage et de coeur à qui sait jeter pétales au bonheur
Il est des amitiés qui ressemblent à des diamants qui brillent, mais qui n'ont aucune valeur.
Il n'y a pas de gens modestes. Il y a des ratés qui ont la prétention d'être modestes - et qui font les modestes pour faire croire qu'ils ne sont pas des ratés.
Les mystères sont excitants, et ils contribuent à rendre la vie amusante. Personne n'apprécie le gâcheur qui donne la clef de l'énigme à ceux qui font la queue pour aller voir un film.
Il y a peut-être plus d'hommes qui ont manqué aux occasions, qu'il n'y en a à qui les occasions ont manqué.
La moitié du monde n'apprécie pas ce qui amuse l'autre moitié.
Tout système religieux qui contient de quoi choquer l'esprit d'un enfant ne saurait être juste.
Il y a toujours une raison qui oblige l'homme à faire le mal.
Dieu est le poète et les hommes ne sont que les acteurs ; ces grandes pièces qui se jouent sur la terre ont été composées dans le ciel.
Qui ne vit que pour soi n'est pas digne de vivre.
Les foyers qui tiennent sont ceux qui cultivent l'égoïsme.
Toute parole est en trop quand on a du désir, d'ailleurs parler l'annule - il n'y a pas de mots pour dire le désir, pas de mots courants qui ne servent à le trafiquer, à le masquer, à l'apaiser ou à le détruire.
Il y a des réveils qui sont plus durs que d'autres.
La musique est un formidable langage qui, lui, peut circuler sans être traduit.
Mettre des mots sur ce qu'on éprouve, aussi bien dans la tendresse que dans la haine, c'est cela qui est humain.
Dans ce monde qui se voudrait cynique à force de réalisme, un des moteurs principaux de la politique est l'irrationnel désir de ne pas perdre la face.
La mort elle-même devient souriante quand elle s'associe à une grande aventure, à la beauté du sacrifice, ou à l'illumination de l'âme qui s'abime dans le sein de Dieu.
Il y a des époux qui s'aiment et vivent heureux, dans la vie commune, jusqu'à la fin de leurs jours.
La pureté est la force qui soutient la pratique de la méditation.
J'aime les gens qui savent écouter le vent sur leur propre peau, sentir l'odeur des choses, en capturer l'âme. Ceux dont la chair est en contact avec la chair du monde. Parce que là est la vérité, là est la douceur, là est la sensibilité, la est encore l'amour.
L'objet est inessentiel, ce qui compte c'est la demande d'amour.
La beauté est une expression de l'amour, de la paix et de la compassion qui se répand dans toutes nos actions.
Celui qui retient sa langue garde ses amis.
Ce ne sont pas nos sensations, c'est notre jugement qui nous trompe.
Notre système tient parce qu'il est mobilisé de façon extraordinaire et parce que nous ne relâchons pas l'effort de confinement qui est le seul moyen aujourd'hui de permettre à nos soignants de tenir la vague. La digue tient.
Les années qui s'envolaient me revenaient dans le creux de la main comme des boomerangs.
Mon âme s'éveille, elle qui était comme fleur fanée - Quel bonheur unique, que cette période sacrée - Le souvenir de Dieu, sait nous réconforter - Je puis vous l'assurer, il faut en profiter.
Quand les hommes voient la quantité de cheveux qui leur restent, les femmes ne voient que ceux qu'ils ont perdu...
Mèche : petit morceau de coton qui sert à faire des trous, que certains portent sur le front et dont la vente est interdite.
Aborigènes. Personnes de moindre importance qui encombrent les paysages d'un pays nouvellement découvert.
Les vieilles histoires : elles ressemblent à des roses fanées qui s'effeuillent au moindre contact.
On se demande, en voyant certains livres : qui peut les lire ? - En voyant certaines gens : que peuvent-ils lire ? - Puis ça finit par s'accrocher.