Les années qui s'envolaient me revenaient dans le creux de la main comme des boomerangs.
Les chemins qui vont droit devant soi s'escaladent.
Une conversation ressemble à un échange de balles : un bon partenaire vous envoie la balle droit dans le gant, de sorte qu'il est presque impossible de la rater ; quand c'est à lui de recevoir, il rattrape tout ce qui arrive de son côté.
Vous sortez, vous risquez votre vie. Vous buvez de l'eau, vous risquez votre vie. Aujourd'hui, vous respirez et vous risquez votre vie. À chaque instant maintenant, vous n'avez pas le choix. La seule chose que vous pouvez choisir est la raison pour laquelle vous le risquez.
Pour les cérémonies du 11 Novembre, il pleut tout le temps... on devrait faire ça au mois d'août.
Notre lutte est une lutte pour racheter l'âme de l'Amérique. Ce n'est pas une lutte qui dure quelques jours, quelques semaines, quelques mois ou quelques années. C'est la lutte d'une vie, plus d'une vie.
Je n'ai pas le droit au palmier, je vais m'arranger avec le platane.
Tends la main à un égoïste, mais compte tes doigts.
Autrefois on cherchait des armées pour les mener combattre dans un pays. A présent on cherche des pays pour y mener combattre des armées.
Chaque année, la nature nous offre le mois de Mai pour se faire pardonner Février.
Le couteau dans la main d'un meurtrier tue, mais si vous le donnez à un médecin, il guérira avec.
La mort un présent béni qu'il faut apprendre à accepter comme quelque chose d'endémique, de quoi on ne peut se détacher...
Vous aurez dans l'avenir l'auréole auguste de la femme qui a protégé la Femme. Votre admirable Ïuvre tout entière est un combat ; et ce qui est combat dans le présent est victoire dans l'avenir.
Chaque geste entraîne après soi une responsabilité éternelle. Il y a des gestes omis qui condamneront.
L'objet brillant s'élança silencieusement, trancha la gorge de Sisupala, revint se placer dans la main de Krishna et disparu. Tout cela en un instant. Krishna venait de décapiter Sisupala, sans bouger de sa place.
C'est comme un coup qu'on reçoit là, pan ! dans le creux de l'estomac. Très curieux le coup de foudre !
Il n'y a pas pire châtiment, pire horreur que de transformer un instant en éternité, d'arracher l'homme au temps et à son mouvement continu.
Avoir connaissance d'un fait n'est pas avoir le droit de le publier. Et savoir un fait n'est pas en avoir la connaissance.
Le passé n'est plus, il est irrévocable, et c'est assez que de penser au présent et à l'avenir.
On devrait inventer l'alcootest politique, on devrait faire souffler les hommes politiques dans un ballon pour savoir s'ils ont droit de conduire le pays au désastre.
Dégonflé, avec ses lunettes, tout ce qu'il croyait prêt à être dit s'évaporait, à présent qu'il voulait le formuler. Ce qui avait empli ses journées de réalité se réduisait à rien devant l'ultimatum du dire.
Pauvre Lorraine ! Patrie féconde dont nous venons d'entrevoir la force et la variété ! Mérite-t-elle qu'ils la quittent ainsi en bloc ? Comme elle sera vidée par leur départ ! Comme elle aurait droit que cette jeunesse s'épanouît en actes sur sa terre !
Les femmes sont plus difficiles à manipuler que les hommes. C'est dans leurs esprits.
Tout homme a droit à vingt-quatre heures de liberté par jour.
Il faut de la force assurément pour tenir toujours la balance de la justice droite entre tant de gens qui font leurs efforts pour la faire pencher de leur côté.
Pour son premier sommet européen à Bruxelles, François Hollande part en train, mais revient en voiture : Ne froisser ni la SNCF ni son chauffeur.Même chose pour son régime. François veut ménager son cuisinier et son diététicien, alors il choisit d'être gros six mois sur douze.
André Gortz avait compris dès les années cinquante que les fléaux du capitalisme sont la publicité, qui pousse à la consommation inutile, et l'obsolescence programmée qui limite la durée de vie des appareils. On peut y ajouter le crédit, qui permet d'acheter sans cesse.
Le coeur du roi est dans la main du Seigneur comme une eau courante ; il le fait tourner du côté qu'il veut.
Nul ne s'est jamais perdu dans le droit chemin.
On parle du droit à la vie, mais jamais du droit à la non-existence. Est-ce que vous avez décidé de naître ? Non, sans doute, mais ensuite, débrouillez-vous, même si vous naissez au Sahel en période de famine.
Toutes choses précieuses quand on est au noir du trou, les burnes en gelée sur le bat-flanc. Un homme qui vous assiste dans ces circonstances, on a pas le droit de l'oublier.