Les femmes sont plus difficiles à manipuler que les hommes. C'est dans leurs esprits.
Je ne sais pas même s'il serait de l'intérêt des dieux que les hommes n'eussent aucune imperfection.
Sans la foi aux autres, la société se disloque. Nulle vie humaine n'est possible si elle ne fait confiance à une autre vie.
L'unique moyen de gouverner les hommes est de taire la vérité.
Rien n'étonne plus les hommes que le bon sens.
Le mariage peut accepter et même parfois s'enrichir de ce qui, pour l'amour, est une souffrance qu'il tolère mal .
Les hommes sont toujours sincères. Ils changent de sincérité, voilà tout.
Dans une société hédoniste aussi superficielle que la nôtre, les citoyens du monde entier ne s'intéressent qu'à une chose : la fête. (Le sexe et le fric étant, implicitement, inclus là-dedans : le fric permet la fête qui permet le sexe.)
Qui apprendrait les hommes à mourir, leur apprendrait à vivre.
Le poète n'est pas un jeteur de sorts, c'est une fée qui veut que son Pinocchio devienne chair. Mais en attendant c'est la fée qui meurt, qui trouve une tombe dans un mauvais cimetière, qui respire l'air de la terre [...] ► Lire la suite
Les hommes les plus réussis à la fin sont ceux dont le succès est le résultat d'une accélération constante.
Tout ce qu'un homme peut imaginer, d'autres hommes peuvent le concrétiser.
Nous en sortîmes... les uns les autres... les juifs de retour, les rescapés des fours d'Eichmann... les déportés du travail, du hasard... les victimes, et les bourreaux parfois travestis en victimes ! La société se remettait sur pattes vaille que pousse. Dans les décombres, ruines et mistouilles !
Les hommes s'élèvent d'une ambition à l'autre : ils cherchent d'abord à se garantir contre les attaques, puis ils attaquent les autres.
Quand les hommes sortent de prison, neuf fois sur dix leur regard ne se pose plus. Ils ne regardent plus comme des hommes.
Notre richesse collective est faite de notre diversité. "L'autre", individu ou société, nous est précieux dans la mesure où il nous est dissemblable.
Si les hommes vivaient en moyenne six cents ans, les centenaires auraient l'air de blancs-becs.
Le silence est essentiel. Nous avons autant besoin de silence que d'air, autant que les plantes ont besoin de lumière. Si nos esprits sont encombrés de mots et de pensées, il n'y a pas de place pour nous.
Deux hommes trahis par la même femme sont un peu parents.
Les opprimés en révolte n'ont jamais réussi à fonder une société non oppressive.
Les hommes se marient souvent dans l'insouciance hâtive et se repentent ensuite toute leur vie.
Heureux celui qui, aux moments difficiles de l'existence, peut se leurrer d'une espérance, fût-elle vaine !
On diminue la taille des statues en s'en éloignant, celle des hommes en s'en approchant.
Tous les hommes tuent ce qu'ils détestent, à moins, bien sûr, que ça ne les tue avant.
La nature a fait l'homme heureux et bon, mais la société le déprave et le rend misérable.
Les hommes appellent "filles" des femmes à qui ils n'ont eu le courage ou l'esprit de donner ni le titre de mères, ni celui d'épouses, quoiqu'ils leur en fassent tenir l'emploi.
Le mariage n'existe pas au Paradis. Sans doute pour éviter de troubler la félicité des lieux.
La fortune déçoit les hommes parce qu'elle leur a coûté trop d'efforts, et les femmes parce qu'elle ne leur en a pas coûté assez.
Le mariage est une chose et l'amour en est une autre. L'amour passe et le mari reste.
Les temps difficiles suscitent un désir instinctif d'authenticité.
La seule chose au monde qu'une femme doit faire pour être considérée charmante par les hommes est d'écouter lorsque ils parlent.