Aujourd'hui, entre Nicolas Sarkozy et François Fillon, c'est le contraire de ce qui se passait il y a trois ans.
Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir comme Premier ministre pour maintenir le navire à flot au cours des semaines et mois prochains mais il ne serait pas juste que je sois le capitaine conduisant le pays vers sa prochaine destination.
Tous les bons mots qui naissent m'étaient prêtés. Alors, à la fin, je les ai pris et ne les ai pas rendus.
Opposition. En politique, le parti qui empêche le gouvernement d'aller battre la campagne avec incohérence, en lui coupant les jarrets.
Et vous, qui avez tout, il vous manque une chose : Dieu !
Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l'on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l'ornement d'une vie d'homme. Et la femme-paysage. Celle-là on la visite, on s'y engage, on risque de s'y perdre.
Qui meurt a le droit de tout dire.
Souvent un grand nom rapetisse celui qui le porte.
On n'est pas tenté de chercher des dessous à une oeuvre qui a de trop beaux dessus.
Ce n'est pas le linceul qui fait le mort.
Les grands seigneurs et les beaux esprits, deux classes qui se recherchent mutuellement, veulent unir deux espèces d'hommes dont les uns font un peu plus de poussière et les autres un peu plus de bruit.
Celui qui croit à l'amour croit forcément à la haine.
La violence avec laquelle s'est affirmée la suprématie des valeurs blanches, l'agressivité qui a imprégné la confrontation victorieuse de ces valeurs avec les modes de vie ou de pensées des colonisés font que, par un juste retour des choses, le colonisé ricane quand on évoque devant lui ces valeurs.
Deux époux mal assortis sont comme deux chanteurs qui chantent les mêmes paroles sur un air différent.
En nu, tout ce qui n'est pas beau est obscène.
Ces négligences, ces compromissions, ces faiblesses, ces petitesses : autant d'avatars de l'indifférence qui appellent autant de réactions : la colère, le courroux, le dépit, la rancune, l'exaspération, le chagrin, la rage.
Les planeurs, les voiliers, ce sont de merveilleuses machines volantes. C'est ce qui se rapproche le plus d'un oiseau.
Il y a beaucoup de choses qui ne peuvent être vues qu'à travers des yeux qui ont pleuré.
La vie, c'était cela: le doute lancinant, le tourment, le remords qui empêche de dormir ou qui vous réveille en sursaut. La vie c'est aussi l'image souriante et douce jusqu'aux larmes.
Je suis fort chez les gens qui sont à la limite du vote.
Qui fait mal, pense mal.
Il y a toujours de la place pour une histoire qui peut transporter les gens vers un autre endroit.
Les individus doivent décider ce qui est vrai et réel pour eux.
- Va t'en ! - Que je m'en aille ? C'est moi qui nous ai sauvé ! Nous avons survécu grâce à MOI ! - Nous n'avons plus besoin de toi ! Le maitre veille sur nous à présent.
La justice est un principe abstrait, qui implique chaque homme et permet de condamner ou d'innocenter en fonction du sens qu'on lui donne.
Ce qui a de la valeur n'est pas neuf, et ce qui est neuf n'a pas de valeur.
Celui qui rampe ne tombe jamais.
Ce qui me gâte la plupart des livres, c'est qu'au lieu d'être faits pour le salut de l'auteur, ils saluent le public.
Les choses dites sont moins incertaines que celles qui ne le sont pas.
Enfermés dans la cage sombre et exiguë que nous nous sommes fabriquée et que nous prenons pour la totalité de l'univers, rares sont ceux d'entre nous qui peuvent seulement imaginer qu'il existe une autre dimension de la réalité.
L'argent et les belles femmes, les deux seules choses désirables qui soient au monde.
Dans un tableau qui plaît ne regarder que les belles parties dont on ne peut se lasser.
C'est le bon moment pour venger les morts, tous ces innocents ; avoir enfin Al-Achid en face-à-face, lui laisser juste le temps de comprendre ce qui lui arrive, lui mettre deux balles dans la poitrine, et une autre dans la tête !
L'amour qui ne rend pas meilleur est maudit.
Le fou a un point de ressemblance avec le meurtrier : il n'appartient pas à ce monde. Un véritable fanatique peut mettre à mort qui lui plaît.
J'ai connu des millionnaires manquant cruellement d'une nourriture qui à elle seule peut entretenir tout ce qui est humain dans l'homme, et je connais des travailleurs, et nombre de ceux qu'on appelle pauvres, qui connaissent des plaisirs inatteignables par ces mêmes millionnaires. C'est l'esprit qui enrichit le corps.
Le divin est peut-être cette qualité de l'homme qui lui permet de supporter le manque de Dieu.
Les personnes qui vous critiqueront ne seront pas celles qui s'occuperont de vos jambes lorsque vous serez dans votre fauteuil roulant. Les gens qui n'ont jamais conduit une voiture dans ces conditions, ils ne savent tout simplement pas.
Je n'ai personne à qui laisser mon argent. Je suis un homme célibataire. J'aime dépenser mon argent.
Quand est-ce que je me sens le mieux? Quand je n'ai pas regardé dans un miroir pendant des jours, et que je fais des choses qui me rendent heureuse.
Quand Dieu vous aime, qu'est-ce qui a de meilleur à cela?
Les mots n'ont rien de véritablement étranger, mais les images qu'ils suscitent ne débouchent que sur des sensations de meurtre inaccompli, de cruauté diffuse et de malaise. On ne saisit pas l'intention de celui qui parle et on ne comprend même pas qui prend la parole.
L'amour est comme un boxeur qui met K.O tous les coeurs.
Dès qu'il existe un secret entre deux coeurs qui s'aiment, dès que l'un d'eux a pu se résoudre à cacher à l'autre une seule idée, le charme est rompu, le bonheur est détruit.
La pensée qui est parvenue à la véritable profondeur est humble. Sa seule préoccupation est que la flamme qu'elle entretient brûle du feu le plus ardent et le plus pur, et non de savoir jusqu'où pénètre sa vérité.
Les seules révolutions qui réussissent sont celles qui parviennent à conserver quelque chose.
Un traître est un homme politique qui quitte son parti pour s'inscrire à un autre. Par contre, un converti est un homme politique qui quitte son parti pour s'inscrire au vôtre.
Les gens qui ont du courage et du caractère semblent toujours sinistres aux autres.
Ma manière de m'en tirer, à cette époque, c'était de concevoir l'histoire de la philosophie comme une sorte d'endulage ou ce qui revient au même, d'immaculée conception. Je m'imagine arriver dans le dos d'un auteur, et lui faire un enfant, qui serait le sien et qui serait pourtant monstrueux.
Je n'ai pas peur de Marine Le Pen, c'est elle qui a peur de moi.