Rendons au rire son authentique signification ! Enlevons-le à ceux qui en font une raillerie sacrilège, frivole et mondaine !
La gloire est un vêtement de lumière qui ne s'ajuste bien qu'aux mesures des morts.
La faim est un droit pour tous ceux qui n'ont d'autre loi que l'appétit.
Un orateur : un monsieur qui dit des choses vagues avec la dernière violence.
Mais en Dieu il n'y a rien de fini : en Dieu, il n'y a rien de transitoire ; en Dieu il n'y a rien qui tende vers la mort. Il s'ensuit que pour Dieu le présent n'existe pas.
Le coeur, le coeur ? On emploie souvent ce mot, qui dit si bien ce qu'il ne veut pas dire.
Que d'amoureux qui s'appelaient de doux noms d'oiseaux se volent dans les plumes une fois mariés.
L'Anglais est un praticien qui n'a pas de théories ; l'Allemand, un théoricien qui applique ses théories ; le Français, un théoricien qui ne les applique pas : c'est ce qu'on appelle chez nous avoir du bon sens.
Le don qu'une femme fait de soi-même est aux yeux de celui qui l'aime quelque chose de grave, digne de respect. Quand c'est une autre personne qui en parle, cela paraît tout autre chose.
Ne dit-on point d'une chose qui fait plaisir, qu'elle en vaut la peine ?
Par exemple, j'ai ouï dire qu'il y a des choses qui entrent par une oreille et qui sortent par l'autre. Je n'ai jamais rien vu entrer par une oreille et encore moins en sortir !
Qu'il est bon de se dévêtir de soi jusqu'à ne plus se reconnaître pour aller vers celui qui vous aime !
Les empires ne périssent pas sous les coups de leurs ennemis mais par leur propre épuisement et par la démission des forces qui les soutiennent. Il en va de même de nos amours et de notre vie.
Ce ne sont point ceux qui m'attaque que je redoute ; mais bien ceux qui me défendront.
Quand on a connu une jeune fille de dix-huit ans et qu'on la retrouve mariée trente-cinq ans plus tard, on a peine à imaginer que c'est un seul homme qui a pu faire tant de dégâts.
Dieu, vous de qui le royaume n'est point périssable, faites miséricorde à celui de qui le royaume est périssable.
Vous ne pouvez pas garder votre secret ; quelle raison avez-vous de vous plaindre qu'un autre à qui vous l'avez déclaré le publie ?
Ce qui distingue les forfaits de la vie de ceux du théâtre, c'est que dans la vie on fait plus et on dit moins, et qu'au théâtre on parle beaucoup pour faire une toute petite chose.
Ce sont les petits désirs qui rendent un jeune homme hardi.
La sexualité, c'est quelque chose que l'on a à l'intérieur de soi, une espèce de dynamique, de mouvement, de perpétuelle pulsion qui s'oriente vers un premier plaisir qui est le plaisir du corps propre.
Il n'y a pas homme plus courageux au monde que celui qui réussit à s'arrêter après la première cacahuète !
Je crois que l'amour est quelque chose qui au fond ne se laisse pas traduire en mots. L'amour c'est comprendre quelqu'un, tenir à quelqu'un, partager le bonheur et malheur avec lui.
Je n'ai pas besoin que l'on m'offre des cadeaux, je ne veux pas être achetée. J'ai déjà tout ce que je veux. Ce que je souhaite vraiment, c'est quelqu'un qui sera là pour moi, qui me donnera le sentiment d'être en sécurité.
La réalité expliquée de manière claire et sans tabou, intégrant une pointe d'humour, le journaliste ne cherche pas à endoctriner mais à informer, et c'est ce qui fait la différence.
Heureux ceux qui sont choisis pour continuer sur terre la grande injustice subie par le Christ, qui continue de sauver le monde.
Celui qui déguise la tyrannie, la protection, ou même les bienfaits sous l'apparence et le nom de l'amitié me rappelle le prêtre coupable qui a empoisonné le pain sacramentel.
Une nation forte, comme une personne forte, peut se permettre d'être douce, ferme, réfléchie et sobre. Elle peut se permettre de tendre la main aux autres. C'est une nation faible, comme une personne faible, qui doit se comporter avec fanfaronnade, vantardise, témérité et autres signes d'insécurité.
L'aiguille qui habille tout le monde, reste elle-même toute nue.
La vérité n'appartient qu'à ceux qui savent, les autres ont le droit d'avoir celle qu'ils se sont inventée.
Je ne suis pas perfectionniste, mais j'aime la discipline. Je suis obéissante, mais je ne suis pas perfectionniste. Je pense qu'il est important de travailler dur et d'être aussi aimable que possible avec tous ceux avec qui vous travaillez. L'objectif, chaque jour, se concentre sur cela.
J'ai envie d'avoir une plus grande liberté sur scène. Ne plus avoir à me concentrer sur la guitare et le chant, mais favoriser l'échange avec le public. J'ai envie de regarder dans les yeux les gens qui veulent nous voir.
Le passé est une chose difficile, parfois il est gravé dans la pierre et d'autre fois, il est renvoyé à des souvenirs flous. Mais si tu te mêles trop longtemps de choses profondes et sombres. Qui sait quels monstres tu vas réveiller ?
Ce qui m'énerve chez les amateurs de la parole c'est leur propension à juger un monde qu'ils ne connaissent pas.
C'est l'événement imprévisible qui provoque le renversement des attitudes et le rapprochement des camps ennemis face au danger commun.
Il importe peu aux morts d'obtenir de somptueuses funérailles ; ce n'est qu'une vaine pompe qui flatte l'orgueil des vivants.
Ce qui est beau, c'est ce qu'on aime.
La vie serait courte sans les malheurs qui la rendent longue.
Il n'y a que les ouvriers qui sachent le prix du temps ; ils se le font toujours payer.
Un peu de jalousie éveille un amour heureux qui s'endort.
Entrez par la porte étroite, car la porte large et le chemin spacieux mènent à la perdition et il y en a beaucoup qui y entrent. Mais la porte étroite et le chemin étroit mènent à la vie et il y en a bien peu qui le trouvent.
Il y a des paroles qui ressemblent à des confitures salées.
Dieu qui nous avait donné les joies de la terre, voulut aussi nous donner les joies de l'esprit. Avec la douleur, Dieu montre à ceux qui veulent le comprendre le chemin qui mène à l'esprit.
Le monde est plein de braves gens qui ne voient partout que des gredins.
Je ne crois pas aux miracles qui se renouvellent tous les ans.
Le percepteur est un homme qui distribue des rôles écrasants aux contribuables sous prétexte qu'ils aiment souvent lui jouer la comédie.
Pour nous, un poète est un monsieur qui s'efforce de saisir l'eau par poignées. C'est seulement quand il y parvient que le monsieur est un poète.
Peu importe où nous sommes, nous avons besoin de ces amis qui n'hésitent pas à braver les distances pour venir jusqu'à nous.
Un prince qui n'a pas la justice, ressemble à une rivière sans eau.
Toutes les pièces qui ont été écrites, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, n'ont jamais été que policières. Le théâtre n'a jamais été que réaliste et policier. Toute pièce est une enquête menée à bonne fin.
Il y a de certains défauts, qui bien mis en oeuvre, brillent plus que la vertu même.