S'écrire des lettres est la seule chose qui rend présents les hommes absents.
S'aimer les uns, les autres, s'aimer tous. Non pas à des heures fixes, mais toute la vie. Aimer les pauvres gens, aimer les gens heureux, aimer l'inconnu, aimer le prochain qui est au bout du monde, aimer l'étranger qui est tout près de chez vous. Aimer.
Quel mal y-a-t-il pourtant à ce que je m'éloigne de la logique ?Je travaille la matière première. Je suis derrière ce qui est derrière la pensée.
Soixante-trois ans. Vouloir la vie comme si j'en avais trente. Un sac à dos épuisant. Des bouts de santé qui foutent le camp. Etre au mieux avec la mémoire. En couleurs ou noir et blanc. Selon le bouleversement.
La tulipe fleurit promptement et s'en va légère et rapide, mais le rubis qui se forme avec lenteur ne craint rien du vent ni de la pluie et traverse toutes les saisons.
Conclusion : aucune viande n'est parfaitement casher ou halal. Seule solution pour le juif ou le musulman qui veut être sûr de ne pas manger de sang : ne pas manger d'animaux, quel que soit le mode d'abattage.
Mettre fin à la terreur et à celui qui pour moi l'incarnait, devenait une véritable obsession. J'étais persuadée de l'incapacité des Girondins à contrer Marat.
L'unité dans les volontés ne peut pas exister à moins qu'il n'y ait une volonté qui domine et gouverne tout le reste à l'unité... les volontés des mortels ont besoin d'un principe directeur... donc pour le bien-être du monde, il devrait y avoir une monarchie.
Sois comme une tour solide dont la hauteur courageuse reste inébranlable par tous les vents qui soufflent ; l'homme qui laisse ses pensées être détournées par une chose ou une autre, perdra de vue son vrai but, son esprit sapé de ses forces.
Un écrivain est quelqu'un qui a appris à son esprit à se conduire mal.
Celui qui agit peut commettre une erreur, celui qui n'agit pas en commet une de toute façon.
Entrer dans une salle pendant qu'un acteur joue, c'est poser une main sur l'épaule d'un homme qui est en train de dessiner.
Mettez une plume d'oie dans la main d'un moraliste qui soit écrivain de premier ordre. Il sera supérieur aux poètes.
C'est toujours ceux qu'on aime qui sont pris pour endurer les malheurs qu'on enferme et les défauts qu'on ne peut plus cacher.
Que doit penser Dieu des bigots qui pensent savoir ce qu'Il pense ?
Quand je vois des gens qui ne croient plus en Dieu, je leur dis : le problème n'est pas là. Il est plus important de savoir s'il croit en vous que de savoir si vous croyez en lui.
Un vieillard endormi, on dirait la répétition générale de l'attaque qui l'emportera.
Le luxe est une habitude qui se contracte facilement.
Ce qui est bien avec les films, c'est que c'est toujours plus vaste que les mots.
Peut-être sommes-nous solidaires de ceux qui nous aiment ? L'admiration qu'ils ont pour nous grandit. Qu'on les déprécie, nous sommes dépréciés un peu.
Un réactionnaire, c'est quelqu'un qui prend les lanternes pour des vessies.
Les affaires qui se font peu à peu s'achèvent promptement.
Les journaux inventent la moitié de ce qu'ils disent et ne disent que la moitié de ce qui se passe.
Qui se venge aujourd'hui se vengera aussi demain.
Les obstacles auxquels vous faites face sont des barrières qui peuvent être brisées en acceptant de vous transformer.
C'est plus facile d'être malheureux qu'heureux, et moi, tu m'entends, je n'aime pas les gens qui choisissent la facilité, je n'aime pas les geignards.
La chambre commune, c'est la sauvegarde de la fidélité conjugale. C'est même ce qui fait la force des unions libres.
Les bêtes, qui ne savent pas qu'elles doivent mourir, ne rient pas. Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n'avons qu'un instrument : le rire.
J'aime l'aube aux pieds nus qui se coiffe de thym,Les coteaux violets qu'un pâle rayon dore,Et la persienne ouverte avec un bruit sonore,Pour boire le vent frais qui monte du jardin,
Qui n'est pas maître de sa langue aura à s'en repentir.
Il doit y avoir une meilleure façon de faire les choses que nous voulons, une manière qui ne gâche pas le ciel, la pluie ou la terre.
Notre intendance de la Terre est brève. Nous devons à ceux qui suivent de garder cela en perspective, d'être des passagers responsables le long du chemin.
Je ne connais personne qui lève la main en disant: "Oh mon Dieu, j'aime être vulnérable et nécessiteux."
Pourquoi une femme travaille-t-elle dix ans pour changer les habitudes d'un homme et se plaint qu'il n'est pas l'homme avec qui elle s'est mariée?
Louance à Dieu, maître des mondes.Tout-miséricordieux et tout-compatissant,souverain du jour du jugement dernier !C'est lui que nous adorons ! C'est de toi que nous implorons le secours !Dirige-nous dans la voie droite,la voie de ceux que tu as favorisés de tes bienfaits,non de ceux qui ont mérité ton courroux, ni des égarés.
Des créatures de Dieu qui s'étaient endormies en pleurant, ouvraient les yeux pour pleurer de nouveau.
Celui qui vit au milieu de biens impérissables ne ressemble en rien à un être mortel.
Les hommes se disputent la terre : - Hommes, la terre, à qui est-elle ?
L'homme ne promène pas son chien, c'est lui qui est promené par son chien.
Un homme qui renonce au monde se met dans la condition de le comprendre.
Il n'y a que deux voies qui comptent : l'amour et la pensée.
Le monde fut toujours habité pas des hommes qui ont eu les mêmes passions.
Les vers ajoutent de l'esprit à la pensée de l'homme qui en a quelquefois assez peu ; et c'est ce qu'on appelle talent.
Les gens d'affaires font entre eux des affaires extraordinaires. Ils achètent très cher des choses qu'ils ne paient pas, et les revendent encore plus cher à des gens qui ne les paient pas.
Tant de bénédiction coulent de notre unité. Tant de désastres devront faire suite à notre désunion. L'heure de l'histoire qui nous a amené à cette assemblée est une heure révolutionnaire. C'est l'heure de la décision. Les masses de l'Afrique pleurent pour leur unité.
La solitude m'a toujours accompagnée, de près ou de loin, comme elle accompagne tous ceux qui, seuls, tentent de voir et d'entendre, là où d'aucuns ne font que regarder et écouter. Ami inestimable, ennemi mortelle - solitude qui ressource, solitude qui détruit, elle nous pousse à atteindre et à dépasser nos limites.
C'est bien notre système économique actuel qui anesthésie les citoyens et les maintient dans la servitude en échange de quelques plaisirs débilitants et d'une tranquillité minimale : un toit, un bout de salaire, des allocations et des policiers pour les protéger.
Peu importe qui vous êtes, c'est ce que vous faites qui vous amène loin.
- Vous n'avez pas peur ? Tous ces hommes en face de vous qui ne pense qu'à une seule chose ! - Ne vous inquiétez pas. Je ne les laisserai pas vous violer.
Cette puissance magique du langage, qui consiste à se substituer à la réalité en faisant exister ce qu'elle nomme, est également le fondement de toute calomnie comme de toute flatterie.