Ceux qui ont beaucoup à espérer et rien à perdre seront toujours dangereux.
La prestidigitation est un art charmant qui apprend inutilement ce que vaut le sens commun et ce que pèse l'évidence.
Ne demande pas à Dieu la route qui mène au ciel : il risque de t'indiquer la plus difficile.
Une marchandise qui plaît est à moitié vendue.
De toutes les passions, celle qui est la plus inconnue à nous-mêmes, c'est la paresse ; elle est la plus ardente et la plus maligne de toutes.
La plupart des gens ne font pas ce qu'ils veulent et les rares qui dérogent amènent des catastrophes.
On n'est pas uniquement en ce monde pour y accomplir ses tâches quotidiennes, mais aussi pour accorder de la place aux rêveries de l'âme qui l'élèvent et la reposent.
Le théâtre partage ses limites avec la religion. La religion n'est que du théâtre qui veut être vrai.
Je me demande si c'est moi qui vieillis ou si c'est le monde qui est trop vieux.
N'applique pas à la vérité l'oeil seul, mais tout cela sans réserve qui est toi-même.
Le libéral est celui qui quitte la pièce quand la bataille commence.
En littérature, il y a beaucoup de passé et un peu de futur, mais il n'y a pas de présent. Au cinéma, il n'y a que du présent qui ne fait que passer.
La littérature, et même le roman qui est d'expression plus libre, finissent par être soumis à des règles, à des conventions qu'il faut de temps en temps secouer pour y réintroduire la vie.
Le plus important des dons pour un bon écrivain est d'avoir, de naissance, un "détecteur de problèmes" qui résiste aux chocs.
Nul n'a autant besoin d'un sourire, que celui qui ne peut en donner aux autres.
Il ne faudra pas oublier les gestes, même esquissées, qui disent la tendresse, les gestes si souvent négliges, oubliés comme un repli du coeur.
La vérité est ce qui est, et restera vrai même si l'on pense l'inverse.
Qui obéit à la loi de l'Amour ne ressent aucune haine pour son frère irréligieux.
Je n'ai pas de sentiment d'infériorité. Jamais eu. Je suis aussi bonne que n'importe qui, mais pas mieux.
Ce qui m'intéresse c'est l'instant présent.
Le communisme n'est pas un état de choses qu'il convient d'établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement résultent des données préalables telles qu'elles existent actuellement.
Ce qui compte pour moi, c'est ma propre estimation, et je suis très dur avec moi-même. Je dois être fier de ce que j'ai fait et je travaille dur pour cela. J'ai eu une éducation très chrétienne... beaucoup de culpabilité. Une bonne chose, ça vous garde sain d'esprit.
La santé, le bonheur, l'amour - ce sont les choses qui sont au coeur d'une grande dame, je pense. C'est le genre de dame que je veux être.
Les mères ne sont jamais d'accord avec les hommes qui plaisent à leurs filles.
Construire des prisons est sans doute nécessaire, mais construire des logements en repensant à l'intérieur des cités tout ce qui fait la cohésion sociale, c'est plus urgent.
On ne peut résoudre les problèmes avec le même esprit qui les a créés.
Avoir le sens critique, c'est porter le plus vif intérêt à un ouvrage qui, justement, vous paraît en manquer.
Qui aime bien jamais n'oublie.
La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens.
Rien n'existe dans notre intelligence qui n'ait d'abord été dans nos sens.
Nous ne trouvons guère de gens de bon sens, que ceux qui sont de notre avis.
Certains esprits sont des trains qui vont si vite qu'on n'a pas le temps de s'apercevoir qu'ils sont vides.
Le XXè siècle a été celui des guerres conduites au nom d'idéologies mortes. Restent à inventer les institutions qui feront vivre la liberté.
Je n'appelle pas innocent celui qui est incapable de pêcher, mais bien celui qui ne peut pécher sans remords.
A cause des choses terrestres qui vous absorbent, vous forcez Dieu à retenir en soi l'amour qu'il ne peut répandre sur vous.
Il n'est si petit buisson qui ne porte son ombre.
Un sexagénaire, c'est un homme qui se souvient encore du temps où l'on dansait avec ses pieds.
C'est le pays qui engendre ses enfants et non l'inverse. Chaque fois que dans l'histoire un homme a voulu dépasser le pouvoir de son pays, il n'a réussi qu'à installer le chaos et la catastrophe.
Les gens qui obéissent ressemblent généralement trait pour trait à ceux qui commandent.
Magnifique et dangereux métier de l'acteur qui consiste à se perdre, puis à se retrouver.
Dans les grandes lignes, nous décidons, nous sommes libres. Mais pour ce qui est des "choses de la vie", le hasard les dirige beaucoup plus que nous.
Je fais le portrait d'un homme de culture à l'immense savoir des mains et des mots ensemble. Il composa plusieurs romans tissés de sa connaissance intime des bergers de la Crau et des contes et mythes de la tradition orale, [...] ► Lire la suite
Le visage est ce qui nous interdit de tuer. Le visage est signification, et signification sans contexte.
Nos états d'âme, c'est ce qui reste en nous après que le train de la vie est passé.
Il plaisante sur des cicatrices qui n'ont jamais ressenti de blessure
Je pense que nous, dans notre famille, n'avons pas besoin de bombes et d'armes à feu, de détruire pour ramener la paix - il suffit de se réunir, de s'aimer, d'apporter cette paix, cette joie, cette force de présence mutuelle à la maison. Et nous pourrons vaincre tout le mal qui est dans le monde.
Qu'est-ce que Jérusalem ? Nos lieux saints sont bâtis sur les ruines du temple juif que les romains ont abattu. Les musulmans ont battis leurs lieux de culte sur les vôtres. Qu'y a-t-il de plus sacré ? Le mur ? La mosquée ? Le sépulcre ? Qui est légitime ? Nul n'est légitime. Tous sont légitimes.
Le bonheur ? Une sensation spontanée qui ne résiste (hélas) pas à la réflexion.
Il n'y a pas de Terre Sainte. C'est toute la terre qui est sainte, ou bien rien d'elle.
Despote mal éclairé, le peuple souverain ne s'engoue pas pour ceux qui répandent la lumière, mais pour ceux qui l'éblouissent.