Il n'y a que les faibles qui sombrent dans le malheur.
L'homme qui se croit Dieu tue le dieu qu'il porte en lui. L'homme qui ne pense plus aussi loin que Dieu tue la création qu'il porte en lui. L'homme qui ne se soucie plus de sa divinité ferme la porte à sa félicité.
Il n'est nul besoin d'apparence pour aimer. C'est une foi qui accepte de ne pas interroger.
Ce qui a été compris n'existe plus.
Ce n'est pas la perfection des crimes qui manque, mais la véritable intelligence des criminels.
Les innovateurs sont presque toujours des persécutés ; en religion, ce sont des hérétiques ; en philosophie, des crânes fêlés ; en science, des gens qui parlent au diable ; en politique, généralement des imbéciles, parfois des idoles.
Comme ils doivent se sentir utiles, ceux qui conçoivent les cerveaux électroniques. Enfants, apprenez à concevoir des machines qui remplaceront vos pères !
L'amour, c'est quand on ne dit rien - qu'est-ce qu'on pourrait dire qui vaille ?
"Demander" est un verbe qui porte malheur.
Il n'y a personne qui n'ait plus d'ennemis dans le monde qu'un homme droit, fier et sensible, disposé à laisser les personnes et les choses pour ce qu'elles sont, plutôt qu'à les prendre pour ce qu'elles ne sont pas.
L'homme est un être difficile qui se crée ses propres tourments.
Nos vies sont faites d'événements majeurs qui n'ont pas eu lieu, elles sont l'écume de ces espoirs sans suite.
Pour la Leche League, la bonne mère est celle qui allaite. L'envers de la médaille est évidemment la culpabilisation de toutes celles qui ne s'y retrouvent pas. On stigmatise les mères qui préfèrent donner le biberon.
Telle lumière dans l'espritQui brille quand on quitte, de nuit, sa chambre,Une lampe cachée contre son coeur,Pour retrouver une autre ombre dansante.
L'écriture, c'est ce neutre, ce composite, cet oblique où fuit notre sujet, le noir-et-blanc où vient se perdre toute identité, à commencer par celle-là même du corps qui écrit.
Au total, les migrations qui, à partir des guerres de religion, ont parcouru l'Europe du XVI° au XVIII° siècle ont fourni un appoint décisif au renouvellement des pays d'accueil. Parce que l'émigration est une innovation géographique ; et que l'innovation est une émigration mentale.
Il y a une sorte de brigand que la loi ne frappe pas, et qui vole ce qu'il y a de plus précieux aux hommes : le temps.
Ne laissez jamais votre sens moral vous empêcher de faire ce qui est juste.
L'homme qui n'a pas de musique en lui-même, ni n'est ému par la concorde des sons doux, est apte aux trahisons, aux stratagèmes et au butin.
L'insécurité, voilà ce qui fait penser.
C'est comme un aveugle qui comprend qu'il ne sera jamais un grand photographe.
Le passé n'est jamais tout à fait révolu quand il a duré ; c'est le présent qui parfois se dissipe sous nos yeux, faute de prises.
Une pendule arrêtée a cet avantage sur celle qui avance ou qui retarde qu'elle donne l'heure exacte deux fois par jour.
Le progrès social consiste à ne rien laisser à ceux qui font presque tout, pour donner tout à ceux qui ne font presque rien.
L'esprit qui invente est toujours mécontent de ses progrès, parce qu'il voit au-delà.
La Joconde sourit parce que tous ceux qui lui ont dessiné des moustaches sont morts.
Dis-moi qui t'admire et je te dirai qui tu es.
On ne joue pas du temps. C'est lui qui se joue de nous.
C'est l'âme qui fait tout ici-bas ; le reste n'est qu'illusion.
Il n'est pas un être qui ne sache, à force d'amour, devenir l'éblouissement de tous.
Les footballeurs n'ont plus de nationalité. Ils n'ont que des clubs qui ont plus ou moins d'argent pour les acheter.
Le brigand qu'on persécute, l'homme exalté qui injurie, le peuple trompé qui assassine, suivent leur instinct et font leur métier. Mais, l'homme en place qui les tolère, sous quelque prétexte que ce soit, est à jamais déshonoré.
Le spectacle dominical qui me fait le plus marrer, c'est la sortie des églises après la messe.
Le flirt avec l'avenir est le pire des conformismes, la lâche flatterie du plus fort. Car l'avenir est toujours plus fort que le présent. C'est bien lui, en effet, qui nous jugera. Et certainement sans aucune compétence.
Il y a des hasards, mais il y a incontestablement aussi des êtres qui savent exploiter le hasard.
Le mari n'est jamais qu'un laquais ou qu'un maître. Le femme a, sur ce point, des raisons qui font loi.
La fête du 14 juillet est l'occasion de célébrer l'unité et la diversité qui font la richesse de la France.
Comme dit mon père : de nos jours, c'est l'horloge qui mène le monde, les aiguilles tournent plus vite qu'autrefois.
Un système de protection de la nature basé exclusivement sur l'intérêt économique est désespérément bancal. Il tend à ignorer, donc en fin de compte à éliminer beaucoup d'éléments qui manquent de valeur commerciale mais sont (dans l'état actuel de nos connaissances) essentiels à son bon fonctionnement.
Le passé me remonte à l'âme... et comme un pâtreQui rêve solitaire au fond du soir bleuâtreJe regarde immobile en mon recueillement,Je regarde là-bas sur mon coeur doucement,Plus suave, on dirait, dans les ombres accrues,Tourner le choeur léger des choses disparues.
Ne va pas avec celui qui craint d'être reconnu ; si tu désires qu'on t'estime, étudie avec zèle.
Il n'y a rien dans la science qui enseigne l'origine de quoi que ce soit.
Qui de l'oeil voit, de coeur croit.
Le travail le plus fatigant n'est pas celui que l'on fait mais celui qui nous reste à faire.
Qui épouse la femme épouse les dettes.
Qui est mécontent des autres est toujours mécontent de soi.
Croire en Dieu, c'est vivre par quelque chose qui n'existe d'aucune manière dans le monde, sinon dans le langage ambigu de ces phénomènes que nous appelons chiffres ou symboles de la transcendance.
Et qu'est-ce que l'amour ? Quelque chose d'effrayant, de monstrueux, qui dévore le coeur et dirige toutes vos pensées. Un sentiment disproportionné par rapport au coeur humain parce qu'à la mesure d'un dieu.
Les tapeurs sont des gens qui vivent au-dessus de nos moyens.
La philosophie, c'est toujours l'ignorance qui interprète le monde, quand immanquablement les cultes que célèbrent Les hommes se font les visions même que les dieux ont de nous