Celui qui rit le dernier rit le mieux.
Le temps n'est pas une grille permettant de mesurer le travail ; c'est le travail lui-même qui est la mesure.
Et le libre vouloir. Qui ne se refuse point à la fatigue des premiers combats contre le ciel, résiste, puis vainc tout, s'il se nourrit bien.
Aussi sûr que Dieu ait créé le noir et le blanc, ce qui se fait dans le noir sera mis en lumière.
C'est comme un aveugle qui comprend qu'il ne sera jamais un grand photographe.
Qui ne sait mettre sa volonté dans les choses, y met au moins un sens : cela revient à croire qu'une volonté s'y trouve déjà.
Un homme qui ne sait que faire de son temps envahit toujours celui des autres.
L'homme qui a un peu usé ses émotions est plus pressé de plaire que d'aimer.
Je n'ai pas vu de vieillards dont l'âge n'eût affaibli l'esprit, et j'en ai très peu vus qui en fussent convaincus sincèrement.
Celui qui s'avilit le plus dans le phénomène de la confidence, c'est précisément celui qui la reçoit.
Le caractère, voilà ce qui dure, et non pas la fortune.
L'acteur qui étudie son rôle suppose un "soi" connu d'avance (qui n'existe pas).
On ne se méfie jamais assez des ambitieux qui gravitent autour d'un chef. Bien souvent, ce sont eux qui infléchissent ses actions et qui, à force de le protéger, finissent par l'isoler dangereusement.
Je ne puis pourtant pas me donner à ceux qui ne savent pas me prendre.
Une femme, c'est comme un cerf-volant. Malgré ses belles couleurs, et son balancement harmonieux dans le ciel, le cerf-volant est attaché à une ficelle qui est dans les mains de quelqu'un d'autre.
Pourquoi ce ne sont pas les riches qui vont au sage, mais plutôt l'inverse ? Parce que les sages savent bien ce dont ils ont besoin pour vivre, tandis que les riches l'ignorent, dépendant de l'argent plus que de la sagesse.
Une vieille dame qui s'amuse ne se déplace pas dans l'espace comme une vieille dame que la vie pousse sans raison, ainsi qu'un joueur blasé son pion sur l'échiquier.
OVNI : Si ces engins proviennent réellement d'une autre planète, alors c'est que la civilisation qui les a conçus doit avoir des millions d'années d'avance sur la nôtre. Ou que ces gens ont du pot.
Je ne suis pas disposé à rendre l'âme : ce qui est pris est pris.
La pensée de cette lutte universelle provoque de tristes réflexions, mais nous pouvons nous consoler avec la certitude que la guerre n'est pas incessante dans la nature, que la peur y est inconnue, que la mort est généralement prompte, et que ce sont les êtres vigoureux, sains et heureux qui survivent et se multiplient.
Ce sont les mésaventures qui le rendent amusant et vous apportent la surprise.
Moi, le climat, ça m'intéresse pas. Ce qui compte, c'est la vie !
La seule nouvelle frontière qui reste dans la mode est la découverte de nouveaux matériaux.
La télévision ne rend fou que ceux qui le sont déjà un peu.
J'ai rencontré plein de chefs d'État français, qui n'en avaient rien à foutre de la culture!
Le dieu de la guerre, un dieu farceur qui s'amuse à donner leur tour aux méchants.
Un pauvre est celui qui ne sait pas se contenter de ce qu'il n'a pas.
Nous n'exigeons de grands détails que sur ce qui nous touche et nous flatte, on est sans intérêt pour le reste.
Que ce Dieu est bon ! il a fait le ciel pour nous tous, y va qui peut ; mais peu y vont, c'est un peu haut.
Que sert à l'homme de gagner tout le monde, s'il perd son âme ? Qui veut garder son âme, la perdra.
Quand on connaît le défaut d'un homme à qui l'on veut plaire, il faut être maladroit pour n'y pas réussir.
Quand on veut plaire dans le monde, il faut se résoudre à apprendre beaucoup de choses qu'on sait par des gens qui les ignorent.
Croire en Dieu, c'est vivre par quelque chose qui n'existe d'aucune manière dans le monde, sinon dans le langage ambigu de ces phénomènes que nous appelons chiffres ou symboles de la transcendance.
En l'année 4005 de notre ère Avoir des yeux, des dents à quoi ça sert ? Qui aura-t-il à mâcher Et qui pourras-tu regarder ?
Que d'amoureux qui s'appelaient de doux noms d'oiseaux se volent dans les plumes une fois mariés.
Un jeune général qui a besoin d'une victoire livre souvent sans motif mainte bataille sanglante. L'avantage d'un général éprouvé, c'est qu'il n'est pas obligé de combattre pour montrer au monde l'art de vaincre.
Il y a des ordres injustes, qui cachent les pires désordres.
Ce qui est ennuyeux, depuis qu'on a remplacé les noms des départements par des numéros, c'est qu'un élève qui avait déjà de mauvaises notes en arithmétique a, en plus, des zéros en géographie.
Si ténus et si vagues que soient nos rapports avec autrui, on réalise par la suite l'erreur qui nous ferme une porte.
Si jamais on te démet de tes fonctions, manifeste publiquement ta satisfaction, et même ta reconnaissance envers celui qui t'a rendu la quiétude et le loisir auxquels tu aspirais : ainsi éviteras-tu qu'à la disgrâce s'ajoute le sarcasme.
Il n'y a que les enfants qui meurent en croyant vivre.
Nous les stars sommes la seule marchandise qui ait le droit de s'absenter, le soir, du magasin.
L'art n'est pas chaste, on devrait l'interdire aux ignorants innocents, ne jamais mettre en contact avec lui ceux qui y sont insuffisamment préparés. Oui, l'art est dangereux. Ou s'il est chaste, ce n'est pas de l'art.
Tout ce qui constitue la féminité, dans notre culture, dans nos traditions, est fait d'interdits, d'éléments négatifs. On nous enseigne à ne pas faire beaucoup plus qu'à faire.
Qui meurt de vieillesse est le dernier à en convenir.
Le vrai passé n'est fait que de souvenirs qui n'en sont plus, parce qu'oubliés.
Tout ce qui devient mot devient pensée et nous éloigne de la vérité indicible.
La littérature est un art inégalable qui relate la vie réelle d'une communauté, ses moeurs.
Vivre la route. Ne jamais quitter la route. Toujours plus loin, toujours en exil. Ne plus vivre l'idée du temps, n'avoir aucune horloge, que des couchers de soleil à l'horizon qui ne cesse de reculer plus on avance.
Une entité abstraite ne saurait avoir de droits concrets. Voilà qui suffit à discréditer l'idéologie des droits de l'homme.