Et le libre vouloir. Qui ne se refuse point à la fatigue des premiers combats contre le ciel, résiste, puis vainc tout, s'il se nourrit bien.
J'ai un désir profondément caché et inarticulé pour quelque chose au-delà de la vie quotidienne.
Ce qui est intéressant, avec la vieillesse, c'est que le désir s'ajuste miraculeusement aux moyens.
Dans l'ordre naturel comme dans l'ordre social, il ne faut pas vouloir être plus qu'on ne peut.
Les deux maximes de tout grand courtisan sont : toujours tenir son sérieux et ne jamais tenir sa parole.
Le désir et le rêve sont à la base de l'accomplissement de toutes choses.
Qui s'assied au fond d'un puits pour contempler le ciel le trouvera petit.
Le mal n'a pas d'autre cause que notre négligence et le bien ne peut naître que d'une résistance à cet ensommeillement, que d'une insomnie de l'esprit portant notre attention à son point d'incandescence.
Aimer, c'est être embêtant, tatillon, exigeant, c'est vouloir qu'on soit mieux qu'on est, c'est empoisonner l'existence de l'être qu'on aime.
L'amour sous forme de désir et de privation diminue l'estime de soi.
Si les solitaires peuvent se passer de la terre entière, une ou deux personnes proches demeurent précieuses et irremplaçables.
Il y a l'autre fainéant, le fainéant bien malgré lui, qui est rongé intérieurement par un grand désir d'action, qui ne fait rien parce qu'il est dans l'impossibilité de rien faire, puisqu'il est comme en prison dans quelque chose.
Je crois que nous sommes ici sur la planète Terre pour vivre, grandir et faire ce que nous pouvons pour faire de ce monde un meilleur endroit où tous puissent jouir de la liberté.
L'amour que nous ne montrons pas ici sur Terre est la seule chose qui nous blesse dans l'après-vie.
Puisqu'on dit que le bonheur N'existe pas sur la terre Que l'aile de mes chimères Puisse nous conduire ailleurs.
On va sur la Lune mais si c'est pour s'y suicider, à quoi cela sert-il ?
Créer, c'est faire l'amour avec l'invisible. Recréer, c'est vouloir faire l'amour avec les autres.
Les oiseaux sont responsables de trois au moins des grandes malédictions qui pèsent sur l'homme. Ils lui ont donné le désir de grimper aux arbres, celui de voler, celui de chanter...
On peut m'objecter que vivre la nuit, c'est compenser une solitude en s'entourant artificiellement d'autres solitudes. Je pense plutôt que c'est vouloir vivre plus intensément, grignoter des minutes éveillées sur la petite mort du sommeil, tenter d'avoir des journées de vingt-quatre heures, pousser la machine humaine à son maximum.
Les vers de terre s'enfoncent dans le sol pour ne pas tomber amoureux des étoiles.
La luxure est un amour qui consiste à ne vouloir aucun bien à la personne aimée.
Chez les Berbères, on ne vend pas la Terre des pères et des grands-pères, seulement les pommes de terre.
Une société sans pensée utopique est inconcevable. Utopie au sens de désir d'un mieux.
Un monde sans Internet. Ça ne va pas tenir cette histoire-là !
Soixante ans plus tard, je suis toujours hantée par les images, les odeurs, les cris, l'humiliation, les coups et le ciel plombé par la fumée des crématoires.
Personne ne se repose jamais vraiment, on imagine qu'on se repose ou qu'on va se reposer mais c'est juste une petite espérance qu'on a, on sait bien que ça n'existe pas, ce n'est qu'une chose qu'on dit quand on est fatigué.
Savoir ce que l'on veut, vouloir ce que l'on sait.
La vie d'un homme entre ciel et terre passe comme le saut d'un poulain blanc franchissant un fossé : un éclair et c'est fait.
Divertir, c'est noble. Vouloir divertir est assez prétentieux.
Les femmes n'iront pas au Paradis, car il est dit dans un verset de l'Apocalypse : "Et il se fera au ciel un silence d'une demi-heure".
Le corps politique est comme un arbre : à mesure qu'il s'élève, il a autant besoin du ciel que de la terre.