La fatigue de la passion n'est pas la même que celle de l'ennui, la première est votre ange gardien et la seconde une plaie.
La première partie de notre vie est gâchée par nos parents, et la seconde par nos enfants.
Un jour j'ai voulu savoir ce qu'était l'amour. L'amour est là si l'on veut qu'il soit là, il suffit de le deviner derrière la beauté qui l'entoure et entre chaque seconde qui rythme votre vie. Si vous ne prenez pas le temps de vous arrêter, vous risquez de passer à coté.
Le génie a des nonchalances, mais une prestesse de grand fauve. Le génie est une paresse attentive. On guette sans cesse et l'on trouve une fois par surprise.
Vous pouvez regarder une photo pendant une semaine sans plus jamais y penser. Vous pouvez également regarder la photo pendant une seconde et y penser toute votre vie.
L'érudition est dans beaucoup de cas une forme mal déguisée de la paresse spirituelle, ou un opium pour endormir les inquiétudes intimes de l'esprit.
Le chagrin ne nourrit pas, mais fait grossir.
Enfin, accablé, épuisé de fatigue et de douleur, je me laissai tomber dans la neige au pied d'un châtaignier.
La bonne musique ne se trompe pas, et va droit au fond de l'âme chercher le chagrin qui nous dévore.
Quand le chagrin est là, une journée dure autant que trois automnes.
Ton chagrin n'est qu'une joie et ton malheur est un bonheur à côté du mal qui me ronge et me détruit. Quand on est habitué à vivre dans le plaisir et la joie, un petit malheur semble plus insupportable qu'à quelqu'un d'un peu endurci par la vie.
De toutes les passions, celle qui est la plus inconnue à nous-mêmes, c'est la paresse ; elle est la plus ardente et la plus maligne de toutes.
La paresse séduit, le travail satisfait.
Sur ce, vous pouvez croire en Dieu de deux façons, ou comme la soif croit à l'orange, ou comme l'âne croit au fouet.
La seconde moitié de notre vie n'est employée qu'à porter le deuil de la première moitié.
Le chagrin est égoïste, il ne parle que de soi.
Je dis que la rencontre est une fin. Je dis que l'intersection d'une vie et d'une autre, à la seconde même qui la réalise, est le point de la plus haute intelligence, de la plus grande connivence.
Tu éclipses Avec ton souvenir toutes les autres délices, Et mélanges de chagrin mes plaisirs les plus chers.
Amour, il fallait bien en payer le prix, et mon chagrin vient de briser ma vie.
Il pleut ? Cela n'a pas d'importance. Suis-je fatigué ? Cela n'a pas d'importance non plus. Alors la volonté ne sera plus un problème.
Il y a toute les différences du monde entre traiter les gens de manière égale et tenter de les rendre égaux. La première est une condition pour une société libre alors que la seconde n'est qu'une nouvelle forme de servitude.
Il y a deux éducations : la première que l'on reçoit au lycée, la seconde que l'on se donne à soi-même ; la première est indispensable, mais il n'y a que la seconde qui vaille.
Je meurs de soif auprès de la fontaine,Rien ne m'est sûr que la chose incertaine.
La gaieté chasse la fatigue, or de la fatigue provient le découragement.
Dans le dictionnaire, le chagrin est défini comme une intense souffrance morale ou une détresse due à une perte. Une douleur aiguë. Un regret douloureux. Mais dans la vie, les définitions s'appliquent rarement. Dans la vie, le chagrin peut avoir [...] ► Lire la suite
Un sportif en 15 années de travail arrive parfois à prendre une seconde. Un assassin, c'est le contraire, en une seconde il peut prendre 15 ans.
Une maison pleine d'enfants ne vaut pas une seconde épouse.
Celui qui a soif, n'a pas d'argent, et celui qui a de l'argent, n'a pas soif !
Mon choix de textes est le reflet de ce que je désire. Je me sers de ce que je suis. J'ai un instrument, il s'appelle Gréco. Je joue de moi. Mais c'est dur. Il n'y a rien de plus fatigant que de dire la vérité.
Il faut tout dire : le travail donne une satisfaction un peu béate. Il y a dans la paresse un état d'inquiétude qui n'est pas vulgaire, et auquel l'esprit doit peut-être ses plus fines trouvailles.
Amour lui rouvre souvent la plaie qu'il lui a faite. Aucun emplâtre n'avait jamais été mis pour soigner la blessure et guérir le malade, car celui-ci ne souhaitait ni ne voulait demander emplâtre ni médecin, du moment que la blessure ne s'aggravait pas; il aurait plutôt recherché cette blessure.