L'être humain est ainsi fait qu'il se veut surtout autonome. La personne cherche l'autre qui la complétera, mais si l'autre lui apparaît comme une menace à son autonomie, elle se détournera. C'est pourquoi les forts sont condamnés aux faibles.
Le calme qui évoque la paix dans la nature, fait toujours présager, dans l'entourage des humains, quelque sinistre catastrophe, comme si leur état normal était l'agitation, le bruit et la fureur.
La médiocrité obtient plus en s'appliquant que la supériorité qui ne s'applique pas.
A quoi de mieux peut servir une femme qu'à accueillir au plus chaud d'elle-même un ancien bébé qui a un peu froid ?
Grattons tout Québécois et c'est le coureur des bois qui surgit sous le vernis.
Les jours filent comme les roues d'un véhicule : les bons jours ressemblent aux roues d'une voiture qui accélère, tandis que les mauvais jours ressemblent à des roues enlisées qui patinent dans un bourbier.
Dieu est un scandale. Un scandale qui rapporte.
Le monde matériel est plein d'analogies exactes avec l'immatériel, et c'est ce qui donne une couleur de vérité à ce dogme de rhétorique, qu'une métaphore ou une comparaison peut fortifier un argument aussi bien qu'embellir une description.
Le théâtre, c'est le souffleur. D'abord, il n'y a que lui qui sait toute la pièce !
Pour le peuple colonisé, la valeur la plus essentielle, parce que la plus concrète, c'est d'abord la terre: la terre qui doit assurer le pain et, bien sûr, la dignité. Mais cette dignité n'a rien à voir avec la dignité de la personne humaine. Cette personne humaine idéale, il n'en a jamais entendu parler...
La sincérité ne veut rien dire. Une personne peut être sincère et être plus destructrice qu'une personne qui n'est pas sincère.
Tout ce qui n'est pas prose est vers; et tout ce qui n'est pas vers est prose.
Lorsque nous sommes attentifs, profondément en contact avec le moment présent, notre compréhension de ce qui se passe s'approfondit et nous commençons à être remplis d'acceptation, de joie, de paix et d'amour.
Je sens intérieurement que je suis une personne ordinaire qui a eu une vie extraordinaire.
Vous découvrez qui sont vos vrais amis lorsque vous êtes impliqué dans un scandale.
Fleur de la renommée, fleur de la gloire, fleur qui se fane sur-le-champ.
Je parle. Il le faut bien. L'action met les ardeurs en oeuvre. Mais c'est la parole qui les suscite.
Un paysan, c'est un tronc d'arbre qui se déplace.
La modestie doit être la réaction naturelle de l'homme qui reçoit les acclamations que lui ont valu le sang versé par ses subordonnés et le sacrifice de ses amis.
Qui livre un plus rude combat que celui qui s'efforce de se vaincre soi-même ?
Celui-là seul connaît l'amour qui aime sans espoir.
Tout ce qui apaise la faim paraît bon.
Le sport, activité noble qui, à l'instar du rire, de la philatélie, de la cuisine au bain-marie et du cybersexe, permet à l'humain de dépasser son animalité.
C'est la force et le droit qui règlent toutes choses dans le monde ; la force, en attendant le droit.
La femme est un mot qui se forme à distance.
L'aveu des fautes ne coûte guère à ceux qui sentent en eux de quoi les réparer.
La gloire auprès du peuple, voilà à quoi il faut aspirer. Rien ne vaudra jamais le regard éperdu de la charcutière qui vous a vu à la télévision.
Dieu s'est fait homme : c'est là l'étalon de la perfection. La femme n'est qu'un lieu raté qui se souvient des dieux...
Heureux les chauves, qui sont les seuls à ne plus perdre leurs cheveux.
On peut survivre à la balle qui vous pénètre dans les pieds, jamais à celle qui vous frappe dans le coeur.
Ceux qui aiment à blâmer sont, par nature, peu propres à l'amitié.
Il y a des destinées qui peuvent ne se rencontrer jamais, mais qui, dès qu'elles se rencontrent, ne doivent plus se séparer.
Mais la mer, dans les ténèbres, semblait faire assaut de toutes parts pour le retenir et le perdre. Il y avait de la haine dans cette façon de le malmener, de la férocité dans les coups qui tombaient sur lui. [...] ► Lire la suite
Qu'est-ce qui vous prend à tous ? On a beau se pencher sur le problème, et bon Dieu voilà prés d'un siècle qu'on s'y emploie, oui, pas moyen de progresser d'un iota. Voyons, tu as un bon foyer, ici, de [...] ► Lire la suite
Désormais, tout le monde a un droit de parole, il s'agit de savoir qui est entendu.
Les gens ne changent jamais parce qu'ils sont menacés ou sous la contrainte. Jamais. Ils changent parce qu'ils voient quelque chose qui rend leur vie suffisamment précieuse pour commencer à avancer vers une vie digne d'être vécue.
La vertu de la science qui l'empêche de sombrer dans le délire, c'est que sans arrêt des données nouvelles arrivent et l'aménent à modifier ses visions et ses idées.
Imposer la démocratie à tous les pays du monde est une idée noble, mais qui dit qu'elle est le système idéal pour tous les pays ?
Couvent. Lieu de recueillement pour les femmes qui aspirent à méditer dans la paix sur le vice de l'oisiveté.
C'est le tic-tac d'une pendule qui fait apprécier le silence. Sans ce tic-tac on est un sourd.
Ce qui persuade, c'est le caractère de celui qui parle, non son langage.
Soyez humains : si vous avez un fils qui ne sait pas distinguer les couleurs, faites-en plutôt un critique d'art qu'un mécanicien de chemin de fer.
L'inconstance des femmes que j'aime n'a d'égale que l'insupportable constance des femmes qui m'aiment.
Pourquoi faut-il donc ériger des barrières face à l'explosion de nos sentiments ; pourquoi l'être aimé ne pourrait-il pas lire en nous comme dans un livre ouvert les pensées nobles et généreuses qui nous animent ?
Une femme qui ne désire rien est une femme qui s'est résignée à beaucoup de choses.
Dieu, c'est celui qui vient à nous, tous les jours, sans réserve. C'est l'avenir véritable en plein milieu de notre vie présente. C'est l'infini de notre fini. Il est présent au coeur des choses, au coeur des vivants. C'est le coeur du coeur.
La politesse est une noblesse qui rehausse toutes les conditions.
Qui peut compter ses millions n'est certainement pas milliardaire.
Le Dieu vaincu devient le diable de la religion qui suit.
Il ne faut pas lâcher le poisson que l'on a dans la main pour capturer celui qui nous chatouille l'oeil.