Bidingue : qui délire en deux langues.
Dieu n'existe pas, il existe un besoin de Dieu, ce qui revient au même.
Je me souviens de qui je suis, qui j'étais et qui je suis censé être.
Seuls ceux qui espionnent nuits et jours vos emails iront à l'encontre de votre trajectoire, vos annonces seront votre propre piège, vos correspondants n'auront aucune estime à votre égard, etc.
C'est quand même étrange cette manie que nous avons tous de vouloir rompre en douceur alors que rien n'est plus violent qu'une rupture qui se déroule en douceur.
Dites-moi où est l'espérance de l'homme qui arrive à soixante ans sans avoir encore autre chose que l'espérance.
Le navire qui n'obéit pas au gouvernail devra obéir aux écueils.
Ne chassez pas un chien sans savoir qui est son maître.
Le poème doit être comme l'étoile, qui est un monde et paraît un diamant.
Celui qui a un bon voisin, disent les Grecs, possède un bien précieux. Ceci est également vrai de la femme du voisin.
Un chercheur est celui qui risque sa vérité et qui se casse la figure.
Il n'est nul besoin d'aimer le monde qui vient pour le voir venir.
La haine, pour celui qui ne hait point, c'est un peu comme l'odeur de l'ail pour qui n'en a pas mangé.
Les hommes qui passent pour être durs sont de fait beaucoup plus sensibles que ceux dont on vante la sensibilité expansive. Ils se font durs parce que leur sensibilité, étant vraie, les fait souffrir.
La justice humaine, qui ne voit que les actions, n'a qu'un pacte avec les hommes, qui est celui de l'innocence ; la justice divine, qui voit les pensées, en a deux, celui de l'innocence et celui du repentir.
Un homme qui hésite, c'est un homme qu'on peut tenter.
On a toujours envie de s'améliorer. Mais il faut aussi faire ce qui vous rend heureux.
L'argot est un langage qui tombe la veste et crache dans ses mains, mais fait le boulot.
La voltige aérienne ne vaut peut-être pas votre nuit de noces, mais vaut sûrement mieux que la nuit qui suit.
La nature fournit tout ce qui est nécessaire, mais elle ne donne rien ; il faut se servir soi-même.
Tout le monde a peur du quotidien, comme s'il s'agissait d'une fatalité qui développe l'ennui, l'habitude...
Le mécanisme qui entrave le bonheur ? Le mal vient de ne pas parler comme un livre.
Les femmes ne recherchent pas le bel homme. Les femmes recherchent l'homme qui a eu de belles femmes.
Ce n'est pas tout d'être aimé, il faut être apprécié, et on ne peut l'être que par ce qui nous ressemble. De là vient que l'amour n'existe pas, ou du moins ne dure pas, entre des êtres dont l'un est trop inférieur à l'autre.
Un homme ne peut pas perdre si ses gains dépendent des pertes d'un homme qui ne peut pas gagner.
C'est un livre à la mode ancienne qui est proposé ici. Avec les protocoles d'antan. Celui par exemple qui consiste à citer ses sources !
Quand le pillage devient un moyen d'existence pour un groupe d'hommes qui vit au sein de la société, ce groupe finit par créer pour lui-même tout un système juridique qui autorise le pillage et un code morale qui le glorifie.
Au nom de la vérité, détrompez-vous, il y a de l'hypnose dans l'air et des gens qui se perdent à faire n'importe quoi.
Les amis intéressés ressemblent aux chiens qui aiment mieux les os que ceux qui les leur jettent.
Comme la musique et l'art, l'amour de la nature est un langage commun qui peut depasser les frontières politiques ou sociales.
Une nation qui ne peut pas contrôler ses sources d'énergie ne peut pas contrôler son avenir.
Saisis l'instant, sachant que chaque jour De ton futur, c'est un jour qui s'en va.
Le passé a des blancs qui sont noirs.
Qui pardonne aisément invite à l'offenser.
Le métier d'officier consiste surtout à punir ceux qui sont au-dessous de soi et à être puni par ceux qui sont au-dessus.
Rien n'est mal qui est selon la nature.
Jamais deux sans trois. Cela serait l'épitaphe de l'humanité, qui pourrait valoir aussi pour les guerres mondiales.
Ce qui sauve les Anglais, c'est le flegme avec lequel ils savent appréhender n'importe quelle situation.
La vie, même avec la gloire qui est la plus belle chose humaine, est une chose vide et sans saveur quand on n'y mêle pas toujours absolument Dieu.
Un agitateur, c'est un homme qui en ennuie d'autres en réclamant ce qu'on lui doit, quand il serait si simple de se taire.
A chaque sépulture, il y a un homme qui reçoit le fardeau de la main de l'homme qui va se reposer.
Tout effort qui n'a pour but que sa propre glorification est voué au désastre.
Ne vous mariez pas si vous voulez garder votre liberté... - Ce sont toujours les femmes comblées qui vous donnent ces conseils-là.
Les parures du superflu sont à l'origine de la destruction de ce qui vit.
Il y a trois choses qui nous accompagnent jusqu'à la mort : le sang, l'urine, et les excréments.
Le silence n'est un outil de terreur que pour les gens qui sont incapables de se taire parce qu'ils ont l'obsession de la parole... Ce sont d'ailleurs des gens dont on peut se passer.
Il faut rendre à César ce qui est à cézigue.
L'un laboure, l'autre sème, qui récoltera, personne ne le sait.
Le dialecte, c'est le sang d'une région qui n'est pas normalisée et conditionnée par Paris.
Fou est le marchand qui déprise sa denrée.