Un long retard ne fait que séparer toujours plus ces deux idées et, quelle que soit l'impression que produit le châtiment d'un délit, cette impression tardive est surtout celle d'un spectacle, car, dans l'esprit des spectateurs, s'est affaiblie alors l'horreur de tel crime particulier qui devrait servir à renforcer en eux la crainte du châtiment.
Tout ce qui oublie la mise en scène et la maîtrise de l'illusion pour verser dans la simple hypothèse et maîtrise du réel tombe dans l'obscène. Le mode d'apparition de l'illusion est celui de la scène, le mode d'apparition du réel est celui de l'obscène.
Un gourmet ? C'est un gourmand qui se domine.
Je suis une personne ambitieuse. Je ne me considère jamais en concurrence avec qui que ce soit, et je ne dis pas cela d'un point de vue arrogant, c'est juste que mon voyage a commencé il y a si longtemps, et je suis toujours là-dessus et je ne resterai pas immobile.
Un ami fidèle est une défense solide ; Et celui qui l'a trouvé a trouvé un trésor.
ous ne pouvez pas avoir le droit de faire ce qui ne va pas !
J'ai une écriture un peu psychanalytique, je me lâche, je parle de moi, d'une adolescente qui a l'impression de ne pas être écoutée.
Gouverne qui peut ; et quand on est parvenu à être le maître, on gouverne comme on peut.
Exilé. Personne qui sert son pays en résidant à l'étranger, sans être pour autant ambassadeur.
Cerveau. Appareil avec lequel nous pensons que nous pensons. Ce qui distingue l'homme qui se contente d'être quelque chose de celui qui souhaite faire quelque chose.
Les miroirs sont des glaces qui ne fondent pas ; ce qui fond, c'est qui s'y mire.
Qui veut tout retenir laisse tout échapper.
C'est le faible qui s'offre le plus souvent à secourir le faible.
Plaignons les tourterelles qui ne baisent qu'au printemps !
Il est des esprits semblables à ces miroirs convexes ou concaves qui représentent les objets tels qu'ils les reçoivent, mais qui ne les reçoivent jamais tels qu'ils sont.
Les oeuvres qui ne survivent pas n'ont pas vécu.
Le macho, c'est quelqu'un qui cherche.
Aujourd'hui, un artiste doit se démerder seul face à une société qui lui est contraire.
L'esprit du savant se trouve en quelque sorte toujours placé entre deux observations : l'une qui sert de point de départ au raisonnement, et l'autre qui lui sert de conclusion.
Quoique notre esprit ne puisse pas comprendre en soi le rapport de causalité qui existe entre les phénomènes et la matière, la science exige que nous admettions la nécessité d'un déterminisme dans cette causalité.
L'amour vient de beaucoup plus loin. Il est, dans notre maigre humanité, la seule chose qui fasse rêver de clartés éternelles.
Pour l'enfant, le père est un géant qui rapetisse à mesure que lui grandit.
Adorable est la trace futile d'une fatigue, qui est la fatigue du langage.
Y a pas que les jolies histoires d'amour qui se concluent par un mariage... la paresse, la peur de la solitude, la résignation y conduisent aussi.
Celui qui est parfait, non seulement cherche à se perfectionner lui-même, mais il cherche à perfectionner toutes les choses.
Il y a plus de gens qui souhaitent être aimés qu'il n'y en a qui sont prêts à aimer.
Qui souffre ses mépris les veut bien recevoir.
L'amitié qui succède à l'amour est portée au crédit de l'amour, elle devrait l'être à son débit.
Qu'est-ce qui distingue les anges de nous ? Leur très grand naturel. Comment s'appelle le chien qui mort son maître ? La gloire. Qui rit après sa mort ? La pluie dans le feuillage.
Une pensée contient toujours deux sortes de choses, celles qui y sont venues par inspiration et celles qui y sont venues par alluvion.
Dans les milieux littéraires, quand on parle des poètes morts jeunes, ce sont les poètes morts vieux qui se mouchent.
Nous traînons toute notre vie des chapelets de mauvais vers et de maximes creuses qui nous font buter à chaque pas.
Dans les hôpitaux, ce sont plus les visiteurs que les malades qui font des gueules d'enterrement.
Le sort qui vous emporte, il faut le porter courageusement.
Le pouvoir n'est que la partie visible de l'infamie de ceux qui le détiennent.
Le problème avec la vie, c'est que l'on ne sait vraiment pas du tout ce qui se passe.
Toute époque est un sphinx qui plonge dans l'abîme sitôt l'énigme résolue.
J'ai toujours cru, et je crois toujours, que quelle que soit la bonne ou la mauvaise fortune qui nous arrive, nous pouvons toujours lui donner un sens et la transformer en quelque chose de valeur.
Ce ne sont pas tant les règles que leurs exceptions qui sont importantes.
Il y a aussi ceux qui disent : L'enfant handicapé est un cadeau du ciel. Et ils ne le disent pas pour rire. Ce sont rarement des gens qui ont des enfants handicapés. Quand on reçoit ce cadeau, on a envie de dire au Ciel : Oh ! fallait pas...
Il n'est soin que quand on a faimNe service que d'ennemi,Ne mâcher qu'un botel de fain,Ne fort guet que d'homme endormi,Ne clémence que félonie,N'assurance que de peureux,Ne foi que d'homme qui renie,Ne bien conseillé qu'amoureux.
Tous, nous nous affublons de devoirs qui, un jour, sur un haussement d'épaules, tombent de nous et disparaissent.
J'ai toujours voyagé, j'ai toujours été un citoyen du monde, je ne suis pas quelqu'un qui s'installe, je suis quelqu'un qui passe.
Je ne vais à la Bibliothèque Nationale que pour lire des livres obscènes et je suis prêt à faire l'amour avec n'importe qui.
On est des animaux, même dans ce qui nous donne la plus haute idée de notre humanité.
Ô poésie,Je sais qu'on te méprise et te dénie,Qu'on t'estime au théâtre, voire un mensonge,Qu'on t'accable des fautes du langage,Qu'on dit mauvaise l'eau que tu apportesÀ ceux qui tout de même désirent boireEt déçus se détournent, vers la mort.
C'était un de ces hommes qui aiment assister à leur propre vie, considérant comme déplacée toute ambition de la vivre.
La parole c'est rien du tout, elle n'engage que ceux qui y croient.
Si j'étais un créateur de mode qui ne faisait que suivre les tendances ou créer pour des célébrités, je ne serais pas comblé.
Chaque fois que je vois quelque chose qui me défie, je l'assume.