Tout ce qui apaise la faim paraît bon.
On a trouvé, en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui, en cultivant la terre, font vivre les autres.
Nous voulons un monde nouveau et original. Nous refusons un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de périr d'ennui.
Mon âme a goûté à cette nourriture céleste, qui donne un nouvel appétit tout en rassasiant.
Vu d'loin le monde me parait si bien, mais quand j'me rapproche il est maussade comme le ciel Palestinien.
Qu'est le plus beau ? Le mouvement du félin ou son calme ?
Dès qu'un homme cherche le bonheur il est condamné à ne pas le trouver. Quand il paraît être dans l'avenir, songez-y bien, c'est que vous l'avez déjà. Espérer, c'est être heureux.
Un livre où la sexualité n'a pas sa place me paraît étrange.
Celui qui agit en perturbateur et en pervers sera toujours dans la misère ; pour les perturbateurs et les pervers, il n'y a pas de pardon dans le ciel.
Si un Dieu a fait le monde, je n'aimerais pas être ce Dieu, car la misère du monde me déchirerait le coeur.
Faire du vélo, aller danser, pouvoir siffler, regarder le monde, me sentir jeune et libre : j'ai soif et faim de tout ça et il me faut tout faire pour m'en cacher.
La misère a ses gestes. Le corps même à la longue prend des habitudes de pauvre.
Les mots sont petits. Maigres.Sans grâce. La misère du monde trop grande trop profonde. Les hommes ont des idées barbares. Des serpents au fond du coeur.
Mon morceau de pain ne m'appartient que quand je sais que tout le monde a sa part, et que personne ne meurt de faim pendant que je mange.
S'il m'arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd'hui - d'être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j'aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était [...] ► Lire la suite
La société américaine est une sorte d'étang calme qui absorbe silencieusement, sans réagir, tout ce qui y est jeté.
La postérité, de plus en plus, me paraît ressembler à un voyageur pressé qui fait sa malle, et qui ne peut y faire entrer qu'un petit nombre de volumes choisis.
Tout le monde a droit de vie ici-bas, et la mort de faim est un crime social.
La misère d'un enfant intéresse une mère, la misère d'un jeune homme intéresse une jeune fille, la misère d'un vieillard n'intéresse personne.
Le sexe apaise les tensions. L'amour les provoque.
Un homme qui a faim n'est pas un homme libre.
La misère unit tout aussi bien que le sang.
Il me paraît plus aisé de se croire Dieu que de croire en Dieu.
L'homme, dans l'état actuel de la société, me paraît plus corrompu par sa raison que par ses passions.
La télé voyeuse, celle qui lorgne par le trou de la serrure, celle qui fait son beurre de la détresse morale, de la misère sexuelle, celle qui filme les désoeuvrés de la télé-réalité comme des rats de laboratoire, ne sera jamais la mienne.
La gloire et l'honneur ne sont, je le sais, que fantômes ; le bonheur et la joie, un désir sans objet ; la vie, misère vaine, ne produit pas un fruit.
Le sentiment qu'inspire le dimanche c'est le même calme mélancolique et lourd qu'inspire les mots : "Ainsi il a été et ainsi il sera pour les siècles des siècles."
La nuit paraît courte dans le plaisir, les veilles semblent longues dans la solitude.
Je crois encore à la bonté innée des hommes. Il m'est absolument impossible de tout construire sur une base de mort, de misère et de confusion, je vois comment le monde se transforme lentement en un désert, j'entends plus fort, [...] ► Lire la suite
Les jeunes gens, n'ayant pas la force, simulent le cynisme, qui leur paraît preuve de force. Les hommes mûrs, ayant la force, simulent l'altruisme, pour faire avaler leur force.
Je te rencontre. Je me souviens de toi. Qui es-tu ? Tu me tues. Tu me fais du bien. Comment me serais-je doutée que cette ville était faite à la taille de l'amour ? Comment me serais-je doutée que tu étais fait [...] ► Lire la suite