Tous les crimes sont venus de la tyrannie, qui fut le premier de tous.
Un parvenu est l'homme qui est à la place où celui qui l'appelle ainsi n'est pas encore arrivé.
Quand un préjugé disparaît, il y a une vertu qui disparaît en même temps. Une vertu n'est qu'un préjugé qui reste.
Il n'est de pire ennemi que l'obligé qui s'empresse de se brouiller avec celui qui l'a aidé pour se prouver à lui-même que l'autre n'y a été pour rien.
Rien ne vit qui n'ait germé.
Avec un peu d'obstination et de solitude n'importe qui peut faire des livres.
Ceux qui travaillent la terre ne peuvent rêver et c'est par les rêves que vient la sagesse.
L'hymne national ne confère pas de magnificence aux instants qui suivent la volupté.
Les cambrioleurs sont des gens qui ont le droit de vivre de leur profession autant que les autres citoyens.
Les gens qui ont l'air constipé sont souvent les plus chiants !
On est toujours enclin à croire que le travail est aisé à celui qui a un talent. Il te faut peiner toujours, homme, si tu veux accomplir de grandes choses.
Quand est-ce donc, Athéniens, quand est-ce que vous ferez ce que demande le salut de l'État ? Attendez-vous quelque nouvel événement ? Attendez-vous, grands Dieux, que la nécessité vous y force ? Mais, de quel oeil regardez-vous donc tout ce [...] ► Lire la suite
Le bon terreau pour un changement de paradigme, c'est de préparer sérieusement la société qui lui succédera et d'inlassablement informer les peuples sur la réalité du système.
Le silence est la ressource de ceux qui reconnaissent de la noblesse au langage.
L'homme qui dit que sa femme ne peut pas plaisanter, oublie qu'elle l'a pris.
Dieu -à Lui la Puissance et La Gloire- a dit :«...A l'exception Le Jeûne M'appartient; et c'est Moi qui accorde la récompense, car le serviteur jeûneur abandonne pour moi sa nourriture et son désir. Le jeûneur a deux joies : [...] ► Lire la suite
Tout ce qui ne fait pas de mal fait du bien.
Les femmes polissent les manières, elles sont les vrais précepteurs du bon goût, les instigatrices de tous les dévouements. L'homme qui les chérit est rarement un barbare.
Qu'aisément un esprit qui se laisse flatter s'imagine un bonheur qu'il pense mériter !
Nous sommes si présomptueux que nous voudrions être connus de toute la terre, et même des gens qui viendront quand nous ne serons plus.
C'est la pensée toute vivante qui dicte le style immortel. Dès qu'elle a trouvé ce qu'elle cherche, elle n'est plus.
Les femmes qui ont des idées ne sont jamais jolies.
On met des fils de fer autour des pelouses pour arrêter les gens qui vont y déposer des statues.
C'est l'ensemble de la vie individuelle que l'on devrait nommer "destin" et non pas ce futur tangible qui, d'une heure sur l'autre, remet tout en question, fait de nous une épave ou un héros.
Les âmes sont ainsi. Elles se vendraient pour posséder un corps mais n'ont rien de plus urgent à faire que de quitter à la moindre défaillance celui qui leur a donné asile et nourriture.
Le progrès n'a que l'âme de celui qui s'en sert.
L'amour, l'avenir, les grands choix, tout cela est affaire de vie, d'actes et non de paroles ; ce sont choses qui se font et se démontrent ; elles ne se disent pas.
Pour qui vit-on ? Pour qui écrit-on ? Devant qui, en fin de compte, est-on moralement responsable de ses actes ?
Ce qui est échappé aux spectateurs pourra être remarqué par les lecteurs.
Nos vies sont faites d'événements majeurs qui n'ont pas eu lieu, elles sont l'écume de ces espoirs sans suite.
Les inventions qui ne sont pas connues ont toujours plus de censeurs que d'approbateurs.
C'est l'une des tortures les plus usantes qui soient de ne pas pouvoir aimer l'oeuvre d'un ami, sachant d'expérience ce que cette oeuvre a coûté.
La société moderne, ce n'est pas une société sans religion, c'est une société qui s'est constituée dans ses articulations principales par la métabolisation de la fonction religieuse.
La science peut guérir, comme elle peut tuer. Tout dépend de l'âme de celui qui l'utilise.
C'est une chose cocasse que la vie - cette mystérieuse disposition d'une logique implacable dans un dessein futile. Le mieux que l'on puisse en espérer est une certaine connaissance de soi - qui vient trop tard - et une moisson de regrets inapaisables.
Pour trouver le bonheur, il faut risquer le malheur. Si vous voulez être heureux, il ne faut pas chercher à fuir le malheur à tout prix. Il faut plutôt chercher comment - et grâce à qui- l'on pourra le surmonter.
Tout homme qui aspire à régenter les autres devrait être supprimé de la terre.
Celui qui chevauche la mer du Nil doit avoir des voiles tissées de patience.
La mode n'est pas nécessairement une question d'étiquettes. Il ne s'agit pas de marques. Il s'agit d'autre chose qui vient de l'intérieur de vous.
Parfois, la musique, les films et les livres sont les seules choses qui nous permettent de sentir que quelqu'un se sent comme nous.
J'ai joué pendant longtemps et, maintenant, j'ai 56 ans. Je ne suis plus celui qui séduit les filles. Enfin, je ne devrais plus l'être.
La plupart des gens qui demandent conseil connaissent la réponse, mais en espère une autre.
L'habitude ! aménageuse habile mais bien lente, et qui commence par laisser souffrir notre esprit pendant des semaines dans une installation provisoire ; mais que malgré tout il est bien heureux de trouver, car sans l'habitude et réduit à ses seuls moyens, il serait impuissant à nous rendre un logis habitable.
Tout commentaire d'une oeuvre est mauvais ou inutile, car tout ce qui n'est pas discret est nul.
La vengeance est un plat qui gagne à être mangé froid.
Les enfants n'ont ni passé ni avenir et, ce qui ne nous arrive guère, ils jouissent du présent.
Il n'y a pas de grands et de petits yeux : il y a des yeux qui ont une âme et d'autres qui n'en n'ont point. Dieu est pour le regard l'unique costumier.
Une vertu qui n'a jamais été tentée n'est pas une vertu : c'est une hypothèse.
Il y a des hasards, mais il y a incontestablement aussi des êtres qui savent exploiter le hasard.
Tout ce qui pourrait être écrit ne mérite pas d'être rappelé.