Les gens disent si peu souvent qu'ils s'aiment, qu'il est parfois trop tard quand vient le temps de retenir l'amour qui part; alors quand je te dit: "Je t'aime", cela ne veut pas dire que tu ne partiras jamais mais que je souhaite que tu n'aies jamais à le faire.
Ce qui caractérise l'enfer, c'est qu'on y distingue tout, avec la dernière netteté, et ce, au milieu d'une nuit d'encre.
Cette puissance magique du langage, qui consiste à se substituer à la réalité en faisant exister ce qu'elle nomme, est également le fondement de toute calomnie comme de toute flatterie.
On veut, mais on ne peut pas. Est-ce le fait de pouvoir qui nous force à vouloir ou l'inverse ?
Mentir est le talent de ceux qui n'en ont pas.
Le seul conseiller qui plaise, c'est le temps.
Qu'est-ce que les folles ? - Celles qui dénoncent des vices imaginaires chez tous les hommes qu'elles ne peuvent pas avoir.
Quelqu'un qui vous choisit vous sépare fatalement d'un autre pour mieux vous garder.
Je m'ennuie rarement, et seulement avec ce qui me ressemble.
Quand on est petitement logé, Les femmes, c'est la seule collection qu'on puisse faire et qui ne tienne pas de place.
La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m'empêcher d'y fourrer ma plume. L'absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée qui me fait don de ses mots.
Ce qui compte, c'est le moment de la petite phrase. On pourrait presque... C'est bon, la vie au conditionnel, comme autrefois, dans les jeux enfantins: "On aurait dit que tu serais..." Une vie inventée, qui prend à contre-pied les certitudes.
La vie est une succession de séparations qui se termine par une grande réunion.
Au début de tout ce qui sort de l'ordinaire, la masse du peuple n'aime toujours pas ça.
Je pense que le football brésilien est l'un des meilleurs au monde. Il l'est toujours et lutte toujours pour cela. Nous avons des joueurs talentueux qui peuvent mener le Brésil au sommet.
Ce qui est puissant dans une scène d'amour, c'est de ne pas voir l'acte. C'est voir la passion, le besoin, le désir, l'attention, la peur.
Il n'est guère d'homme d'esprit que n'ennuient les sots, et qui ne leur rende à son tour l'ennui que ceux-ci lui donnent.
Celui qui aboutit à une nouvelle découverte, a franchi un obstacle du vide.
J'ai été élevé avec l'idée de la beauté d'une manière différente. Pour moi, c'est quelque chose qui sort vraiment de vous et vous entoure.
Une fois que vous avez compris qui vous êtes et ce que vous attendez de vous-même, je pense que tout se met bien en place.
Tu sais, la peur, la terreur, c'est dans la tête que ça se passe. C'est l'imagination qui fait tout, alors vide ta tête, essaye de ne pas imaginer, tu serais étonné à quel point tu peux être courageux.
Il y a plein de domaines où il vaut mieux la fermer parce que c'est ce qui correspond le mieux à la pensée commune.
A mesure que l'homme avance dans la vie, il arrive à une sorte de possession invétérée des idées et des objets, qui n'est autre chose qu'une profonde habitude de vivre. Il devient à lui-même sa propre tradition.
Qui vient de loin des yeux rira bien près du coeur.
Ce n'est pas la religion qui découle de la morale, c'est la morale qui naît de la religion.
Celui-là a eu du courage, qui a été le premier à manger une huître.
Ceux dont la connaissance est innée sont des hommes tout à fait supérieurs. Puis viennent ceux qui acquièrent cette connaissance par l'étude. Enfin, ceux qui, même dans la détresse, n'étudient pas : c'est le peuple.
Il y a des reproches qui louent, et des louanges qui médisent.
L'homme serait probablement un animal assez supportable, s'il consentait un peu moins à se laisser emmerder par ceux qui veulent faire son bonheur.
La forte santé incline aux abus. Voilà pourquoi ce sont les malades qui durent et les bien-portants qui claquent.
Il est trois sortes de gens qui parlent peu, ce sont les savants et les gens forts heureux ou malheureux ; ainsi l'on peut dire que le savoir, la douleur et le bonheur sont muets.
Il y a loin de l'homme qui méprise l'argent à celui qui est véritablement honnête.
Il y a dans l'univers, beaucoup de créatures qui volent très haut dans le ciel : certains y sont arrivés en recourant à leurs propres ailes, d'autres se sont fait porter là-haut par un coup de vent.
La solitude m'a toujours accompagnée, de près ou de loin, comme elle accompagne tous ceux qui, seuls, tentent de voir et d'entendre, là où d'aucuns ne font que regarder et écouter. Ami inestimable, ennemi mortelle - solitude qui ressource, solitude qui détruit, elle nous pousse à atteindre et à dépasser nos limites.
En dehors du bas-relief lui-même, la sculpture ne serait-elle pas l'art singulier de donner l'idée des formes en trompant tout de même sur le relief ? C'est le relief qui gâte tout, qui trompe le plus et c'est à lui qu'on croit.
Le toucher est le plus démystificateur de tous les sens, au contraire de la vue, qui est le plus magique.
Celui qui est soumis au ciel se conserve ; celui qui se révolte contre le ciel se perd.
Je suis enthousiasmé par toute nourriture préparée par quelqu'un qui est fier de ce qu'il fait, qui met une empreinte personnelle sur la nourriture.
La réussite sourit à ceux qui n'ont pas honte de leurs propres mensonges.
L'être humain est le seul animal qui éprouve du plaisir à amasser des connaissances inutiles.
J'adore la mode féminine, mais les femmes n'ont pas autant besoin de moi que les hommes. Ce sont les hommes qui n'ont rien à se mettre.
Le chameau supporte son fardeau, ce sont les punaises qui gémissent.
Tous ceux qui dansent n'ont pas le coeur joyeux.
Seuls les vrais gentlemen sont les pacifistes qui sauront faire du monde, un monde d'alcoves démuni de guerres et de violences pour toutes les femmes du monde.
Un ami est une personne avec qui je peux être sincère.
Je suis habitué aux gens qui pensent que je suis fou. Et vous savez quoi encore ? J'aime un peu ça.
Pourquoi ne reconnaissons nous pas toujours l'amour qui commence, mais reconnaissons nous toujours le moment où il se termine ?
Aujourd'hui nous recherchons ce que nous fuirons demain; aujourd'hui nous désirons ce qui demain nous fera peur.
Le leadership et le management contribuent ensemble à élaborer et à exécuter la stratégie. Mais c'est le leadership seul qui définit la vision et le cadre des grandes orientations stratégiques de l'entreprise.
Celui qui écoute les médisances est encore plus coupable que celui qui les rapporte.