Il faut n'écouter les conseils de personne, sinon du vent qui passe et nous raconte l'histoire du monde.
La littérature est une machine qui nous permet de pénétrer dans les rêves d'autrui et dans les nôtres.
Il y a un investissement qui est supérieur à tous les autres : investissez en vous-même.
Ce ne sont pas leurs mensonges qui sont redoutables, c'est l'imperceptible torsion qu'ils donnent à la vérité.
Ils sont plus honnêtes - et c'est naturel - ceux qui recherchent la simplicité de préférence à l'abondance ; car mieux on se contente de ce que l'on a, et moins on convoite le bien d'autrui.
Qui vise le coeur avec un fusil, fait mouche.
L'être avec qui on meurt est aussi important que l'être de qui on naît.
Le talent d'un homme est ce qui nous manque pour mépriser ou détruire ce qu'il a fait.
Et vous, qui avez tout, il vous manque une chose : Dieu !
Ce qui vient du coeur peut s'écrire, mais non ce qui est le coeur lui-même.
En donnant le nom à un enfant, il faut penser à la femme qui aura un jour à le prononcer.
1. Ne jamais lire un livre qui date de moins d'un an. 2. Ne lire que des livres réputés. 3. Ne lire que des livres que vous aimez.
De tous ceux qu'on tient pour heureux, il n'y en a pas un qui le soit.
Je parle au coeur plus qu'à l'oreille. C'est ce qui explique mon succès. Car tout le monde a un coeur, et tout le monde n'a pas d'oreille.
Heureux qui jouit agréablement du monde ! Plus heureux qui s'en moque et qui le fuit !
Il y a des gens qui n'auraient jamais fait connaître leur talents, sans leurs défauts.
Il y a des gens qui semblent n'avoir appris à écrire que pour signer des chèques sans provision.
Parmi les profs, certains sont licenciés, d'autres sont agrégés, mais il y en a qui devraient être renvoyés !
C'est une jolie allégorie que celle qui fait sortir les songes vrais par la porte de corne, et les songes faux, c'est-à-dire les illusions agréables, par la porte d'ivoire.
L'ambition, cette pauvre excuse pour ceux qui n'ont pas le courage d'être paresseux !
A l'origine de l'humanité, il y avait deux catégories de gens : ceux qui se vouaient à l'agriculture et à l'élevage, et puis ceux qui étaient bien obligés de protéger les premiers, parce que les animaux sauvages et féroces risquaient de manger les femmes et les enfants, détruire les récoltes, dévorer les troupeaux, etc.
Aujourd'hui que les jours te font loin de mes mains, je pense à ces caresses qui me sont restées, à ces phrases de presque rien qui t'auraient amusée, à des histoires drôles - j'ai mal de ton rire lointain qui n'a pas résonné.
C'est ce que nous pensons déjà connaître qui nous empêche d'apprendre.
Il sera une fois un monde nommé Utopie qui aurait pour priorités le bonheur de chacun et la progression de l'humanité.
Le végétarisme et le végétalisme sont des actes éminemment politiques et révolutionnaires, qui permettent à ceux qui s'en revendiquent d'éprouver leur pouvoir d'êtres humains responsables.
Celui qui se sent riche éprouve le besoin de donner, il s'ouvre et il ressent de l'amour pour toutes les créatures.
Si tu veux être homme, ne cherche pas le repos ; qui cherche le repos n'est pas homme.
Qui peint une fleur ne lui donne pas le parfum.
À quoi bon avoir peur ? Cela ne sert à rien. Il vaut mieux essayer de comprendre ce qui se passe et de le corriger.
Ma foi, il y a eu beaucoup de grands hommes qui ont flatté les gens qui ne les ont jamais aimés.
La question commune qui se pose dans les affaires est, pourquoi ? C'est une bonne question, mais une question tout aussi valable est, pourquoi pas ?
Les gens qui me préoccupent sont les gens là-bas dans la rue. Je peux m'identifier à eux.
La maternité est un désir qui surpasse tout.
Michaël, tu te souviens de ce mythe grecque que tu m'as lu sur un Dieu qui avait emprisonné tous ses enfants dans les enfers et que pour se venger, le jeune fils l'avait castré avec un fossile ?
Si l'on avait su garder ce patrimoine en France, si l'on n'avait pas exporté cette pratique vers la perfide Albion, si l'on ne s'était pas résigné à abandonner ce sport aux étudiants de la ville de Rugby qui en firent la renommée, peut-être parlerions-nous aujourd'hui du Mortagne-au-Perche à XV, ou du Briouzeman Julien Bonnaire.
Même les natures difficiles et indomptées supporteront celui qui les flatte ; la caresse n'éveille ni la rudesse ni l'effroi.
Et ce qui est beau n'a jamais pu égaler ce qui est grand.
Dans mes débuts je me serrais la ceinture. Maintenant c'est la ceinture qui me serre.
Je n'aime pas les hommes ; j'aime ce qui les dévore.
Il faut se demander ce qui porte le plus gravement atteinte à l'âme des hommes d'aujourd'hui : leur passion aveuglante de l'argent ou leur hâte fébrile ?
Avant de choisir le prénom d'un garçon pensez à la femme qui aura à le murmurer plus tard.
Qui n'a pas les faiblesses de l'amitié n'en a pas les forces.
La renommée, cette sourde sonneuse de fanfares, qui ne s'entend pas elle-même quand elle sonne, car souvent elle s'interromprait.
Que l'évêque qui condamna Jeanne d'Arc se nomme Cauchon, que le gendarme qui brise la mâchoire de Robespierre s'appelle Merda, ce sont les clins d'oeil que l'Histoire fait aux écoliers.
Les histoires qui sont arrivées ne finissent jamais comme dans les romans, par le bonheur. Car les humains ne connaissent pas le bonheur
En vérité, réformateurs modernes, quand vous voulez remplacer cet ordre admirable par un arrangement de votre invention, il y a deux choses (et elles n'en font qu'une) qui me confondent : votre manque de foi en la Providence et votre foi en vous-mêmes ; votre ignorance et votre orgueil.
Il n'y a que deux femmes qui doivent se trouver mêlées à la vie de chaque homme pour son bonheur : sa mère et la mère de ses enfants. Hors de ces deux amours légitimes, outre ces deux créatures sacrées, il n'y a qu'agitations vaines, qu'illusions douloureuses et ridicules.
Le preux chevalier, lui, se tait. Mais après tout, je peux comprendre le lâche : s'il ne dit grand bien de lui, qui en dira ?
La tentation, pour moi, était irrésistible ; je me faufilais dans les couloirs, je me blottissais dans les loges, j'arrivais toujours à attraper quelques bribes de musique, et je rapportais dans les classes une odeur de Beethoven et de Mozart qui sentait fortement le fagot.
Je me souviens des journaux qui mouraient comme des papillons géants. On n'en voulait plus. Ça ne manquait plus à personne.