Je pense que nous, dans notre famille, n'avons pas besoin de bombes et d'armes à feu, de détruire pour ramener la paix - il suffit de se réunir, de s'aimer, d'apporter cette paix, cette joie, cette force de présence mutuelle à la maison. Et nous pourrons vaincre tout le mal qui est dans le monde.
Je vous demande maintenant si elle est bien juste, la loi qui ordonne à celui qui n'a rien de respecter celui qui a tout.
Le bonheur ? Une sensation spontanée qui ne résiste (hélas) pas à la réflexion.
La solitude est un enfer pour ceux qui tentent d'en sortir ; elle est aussi le bonheur pour les ermites qui se cachent.
Nous vivons avec des idées qui, si nous les éprouvions vraiment, devraient bouleverser toute notre vie.
Le monde est plein de voix qui perdirent visage Et tournent nuit et jour pour en demander un.
Les hommes sont extrêmement portés à espérer et à craindre, et une religion qui n'aurait ni enfer ni paradis ne saurait guère leur plaire.
Un être qui perçoit tout et qui voit tout et qui observe tout, et cela sans interruption, n'est pas aimé, il est plutôt craint.
Le Beau peut durer toujours : il est sa propre trace. On parle de lui et de ceux qui l'ont servi.
Un fou c'est un homme sain d'esprit qui n'a plus les moyens de sa folie, qui perd les eaux de sa folie, d'un seul coup. Il fait faillite. Il lâche ce qui ne reposait que sur lui : la corvée du langage, la comédie du travail. Le monde entier.
Celui qui a captivé le monde, peut continuer, s'il reste à l'écart des gens du monde.
Une bonne interview, c'est celle qui conduit à faire sortir l'interviewé de sa langue de bois.
Quoiqu'on dise des intellectuels, il y en a d'honnêtes, ceux qui peuvent encore faire leur autocritique.
Il y a tant de choses sur la Terre que nous ne comprenons pas, et tant de choses incroyables qui sont vraies.
Celui qui cherche, il ne trouvera pas. Celui qui ne cherche pas, il trouvera et il aura les mains pleines.
Le barbecue, en gros, c'est un appareil qui te permet de manger des saucisses pratiquement crues mais avec les doigts bien cuits.
Pour un peu, j'aurais mis fin à mes jours...C'est l'art, et lui seul, qui m'a retenu. Ah, il me paraissait impossible de quitter ce monde avant d'avoir donné tout ce que je sentais germer en moi. Ma résolution sera durable, [...] ► Lire la suite
Voici la France, aux yeux de ses fils, tantôt nation inépuisable qui invente l'avenir du monde, tantôt vieux pays fatigué, déchu de sa grandeur, mécontent de soi.
Qui vient en pays étranger, étranger il devient.
Qui a peur des feuilles n'aille pas au bois
Je suis fondamentalement optimiste. Je ne saurais dire si c'est dans ma nature ou si je l'ai cultivé. une partie de ce qui fait un optimiste, c'est de garder la tête tournée vers le soleil en mettant un pied devant l'autre.
L'amitié qui naît de l'amour vaut encore mieux que l'amour même.
L'amitié véritable a sa tendresse à part, Qui ne fait à nos coeurs courir aucun hasard.
Pour quelqu'un qui aime les tatouages, la chose la plus précieuse est la peau nue.
- Mais putain qui êtes-vous Cyphre ? - Surveillez votre langage. - Héhé, j'en ai rien a foutre qu'on soit dans une église, d'accord ? Moi les églises ça me fout les boules, j'aime pas les églises. - Êtes-vous athée ? - Oui, évidemment... J'suis d'Brooklyn.
N'éteins pas le brandon qui fume si tu n'as feux qui mieux éclairent.
Le succès est un poison qui ne doit être pris que tard dans la vie et encore à petites doses.
Comme la Hongrie, le monde informatique a une langue qui lui est propre. Mais il y a une différence. Si vous restez assez longtemps avec des Hongrois, vous finirez bien par comprendre de quoi ils parlent.
Celui qui disperse ses regards sur tout ne voit rien, ou voit mal.
Je regarde avec stupéfaction ceux qui demeurent optimistes jusqu'à la fin de leur vie. Si j'étais Dieu, et si j'avais son âge, je serais découragé.
Pour qui a des racines, fuir n'a pas grand sens, puisqu'il implique un retour.
Tous les hommes rêvent. Mais il semble parfois, que ce soit l'histoire qui rêve à travers eux.
Un homme qui a la foi doit se préparer à être un martyr mais aussi un sot.
Les idées ne manquent pas aux femmes : c'est la réflexion approfondie qui leur fait défaut.
On ne peut aimer deux êtres de façon identique, ni le même être de façon constante. Nous sommes humains et tout ce qui est humain varie, même à l'intérieur de la fidélité.
La plupart des gens ne font pas ce qu'ils veulent et les rares qui dérogent amènent des catastrophes.
Le père n'existe pas : c'est l'homme qui dépend de son enfant mais jamais le contraire.
Le kidnapping de nos cinq sens par les nouvelles technologies de l'information et de la télécommunication est aussi grave que les greffes d'organes qui séparent irrémédiablement l'individu de son corps.
Qui est conscient de ses propres fautes oubliera celles des autres.
Il est des gestes qui trouvent une justification bien des années plus tard : le bon sens posthume.
On marie les femmes avant qu'elles soient rien et qu'elles puissent rien être. Un mari n'est qu'une espèce de manoeuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.
Causer littérature sans savoir avec qui, c'est le meilleur mode pour conserver de bonnes relations littéraires.
Chaque heure qui s'écoule dans l'attente épuise l'homme. Encore quelques jours, et il n'y aura plus à choisir : la mort seule, au terme d'une longue épreuve.
Merci ma mère ! Grâce à vous, je suis celui qui marche, une vipère au poing.
La cruche qui perd de l'eau, soit elle se casse, soit elle se fissure.
Seul est sociable, vivable, pacifique, celui qui est conscient de ne dire que l'apparence et non l'être. Là est le fondement du respect des autres.
Les attentats m'ont bouleversé, que ce soit à Paris, à Nice, à Saint-Étienne-du-Rouvray. Je ne comprends pas ce monde qui semble devenu fou.
Je ne vois pas d'autre métier que je puisse exercer qui me donne, comme celui-ci, l'impression de ne pas travailler.
Quand les femmes vieillissent, leurs seins s'affaissent, et pour les mecs, c'est pareil, mais ce sont leurs testicules qui pendent de plus en plus...
Un peintre apprenti demandait à son maître "Quand dois-je considérer que mon tableau est fini ?" Et le maître répondit : "Quand tu pourras le regarder avec surprise, en te disant : C'est moi qui fait ça".