Une bonne interview, c'est celle qui conduit à faire sortir l'interviewé de sa langue de bois.
C'est comme ça dans les guerres tribales : les gens abandonnent les villages où vivent les hommes pour se réfugier dans la forêt où vivent les bêtes sauvages. Les bêtes sauvages, ça vit mieux que les hommes.
Chacun recèle en lui une forêt vierge, une étendue de neige où nul oiseau n'a laissé son empreinte.
Un loup est mieux caché parmi d'autres loups, que dans une forêt vierge seul, si vierge fut-elle.
La langue est un membre minuscule et elle peut se glorifier de grandes choses. Voyez quel petit feu embrase une immense forêt : la langue aussi est un feu.
Au Brésil, 10 millions d'hectares de forêt ont disparu en dix ans pour faire de la place à 200 millions de bêtes, le tout avec l'assentiment du gouvernement local, actionnaire et bénéficiaire de ce système d'élevage.
Une longueur de fleuve s'ouvrait devant nous et se refermait derrière, comme si la forêt avait tranquillement traversé l'eau pour nous barrer le passage au retour. Nous pénétrions de plus en plus profondément au coeur des ténèbres.
Il était une fois une forêt enchantée, où vivaient tout les personnages de contes. Nous les connaissons bien... Ou du moins nous le croyons. Un jour ils se retrouvèrent piégés dans un monde où les fins heureuses n'existait plus. Notre monde.
On doit honorer le chêne sous lequel on habite.
La vocation de l'homme est de prendre racine comme le chêne et non de voltiger comme le papillon.