Celui qui possède un vieux chêne à gros glands possède bien plus qu'un arbre : une bibliothèque historique et un fauteuil d'orchestré réservé dans le théâtre de l'évolution.
La jalousie est la sentinelle qui ne dort jamais, elle est à l'amour ce que le mal est à l'homme.
Ce qu'on appelle la vie n'est qu'un bref épisode entre deux grands mystères qui n'en font en fait qu'un seul.
Je serai la présidente du progrès social qui tient compte des réalités du monde du travail. Ces enjeux sont au coeur de ce qui peut redonner confiance aux Françaises et aux Français.
Quand je travaillais dans mon premier travail d'ingénieur en construction, ce que j'aimais le plus était de travailler avec des architectes et de faire des bâtiments qui avaient ce côté créatif venant de l'architecte et qui en faisaient un grand succès.
Un vrai mariage consiste dans la libre union de deux êtres qui associent leurs destinées par leur choix personnel.
Pour une personne normale menant une vie ordinaire, la réputation ne tient que par l'attrait hypnotique. Beaucoup de personnes voudraient mourir plutôt que de vivre dans l'anonymat... Mais pour les quelques malchanceux qui ont eu une notoriété forcée, l'infamie peut être une sentence plus dure que n'importe quel séjour en prison.
Un égoïste, c'est un homme qui pense que s'il n'était pas né, les gens se demanderaient pourquoi.
Les hommes sont extrêmement portés à espérer et à craindre, et une religion qui n'aurait ni enfer ni paradis ne saurait guère leur plaire.
Un médecin qui vous guérit par une ordonnance vous donne une rechute par sa note d'honoraires.
Les femmes galantes ressemblent à ces torrents qui changent très souvent de lit et que les hasards grossissent dans leur course.
L'histoire de la femme est l'histoire de la pire forme de tyrannie que le monde ait jamais connue : la tyrannie du faible sur le fort. C'est la seule tyrannie qui perdure.
Le vice est une indiscrétion ; c'est de faire passer à l'état d'habitude ce qui mérite seulement d'être souffert comme un accident exceptionnel.
Sait-on jamais qui, de celui qui part ou de celui qui reste, ira le plus loin ?
Le bien et le mal attendent l'homme au sortir de l'enfance : celui qui choisit le mal est en fuite de l'homme et celui qui choisit le bien est sur le chemin de sa libération !
Les gens qui obéissent ressemblent généralement trait pour trait à ceux qui commandent.
La politique, c'est ce qui est faisable.
On marie les femmes avant qu'elles soient rien et qu'elles puissent rien être. Un mari n'est qu'une espèce de manoeuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.
Qui manque dans l'urgence ne compte pas. Ou du moins très peu.
Ce qui est intéressant, avec la vieillesse, c'est que le désir s'ajuste miraculeusement aux moyens.
Pas besoin d'être penseur, génie, ni grand pour dessiner ces chemins de lumière (...) Nous sommes tous des éclaireurs les uns pour les autres. Au fil d'une conversation, d'un geste ou d'un regard, ce que l'on voit briller, c'est la lumière que l'on a semée. Celle qui reste quand chacun a repris sa route.
Chaque heure qui s'écoule dans l'attente épuise l'homme. Encore quelques jours, et il n'y aura plus à choisir : la mort seule, au terme d'une longue épreuve.
Ce qu'on ne dit pas n'en existe pas moins, et tout ce qui est se devine.
Les hommes politiques italiens n'ont pas senti la souffrance : ils ont créé le chaos, ils ont laissé tout rafler à ceux qui étaient les plus forts économiquement
Il me semble que je suis si loin de vous ! Et que je vous suis complètement étrangère ! Il y a toujours quelque chose d'absent qui me tourmente.
Celui qui voudrait échanger la liberté contre une sécurité temporaire, ne mérite ni liberté ni sécurité.
La liberté naturelle consiste dans le droit de faire tout ce qui ne nuit pas au droit d'autrui.
Je suis fondamentalement optimiste. Je ne saurais dire si c'est dans ma nature ou si je l'ai cultivé. une partie de ce qui fait un optimiste, c'est de garder la tête tournée vers le soleil en mettant un pied devant l'autre.
C'est peut-être le coq qui chante, mais c'est la poule qui pond les oeufs.
J'ai appris que vous ne pouvez pas avoir d'attentes avec la vie. Vous ne savez jamais ce qui va se passer.
La main qui balance le berceau balance aussi le monde, mais comme le ferait un volcan.
Accolade : C'est le baiser sans lèvres des hommes politiques qui ne s'aiment pas.
Le difficile est de repousser ce qui vous empêche d'être vous-même - sans repousser en même temps ce qui vous contraint à l'être.
Ce n'est pas le temps qui est sous le pouvoir de l'homme, mais l'homme qui est, le pauvre, sous le pouvoir du temps.
Une excuse pour le diable : on doit noter que dans cette affaire nous n'avons entendu qu'une des parties. C'est le bon Dieu qui a écrit tous les livres.
L'enthousiasme est une maladie qui se gagne.
Fanatique - Héros qui, pour le triomphe de ses préjugés, est prêt à faire le sacrifice de votre vie.
Un homme heureux en ménage dégage toujours une sorte d'aura qui le rend encore plus séduisant auprès des autres femmes.
Je mets Dieu au pluriel, pour m'assurer de sa fragmentation. Je le mets aussi en mots. Il est ce qui en moi ne saurait se contenter du peu que je suis.
L'idéal de la virginité est l'idéal de ceux qui veulent dépuceler.
Ne plaignez pas les malades ni les infirmes. Vous blesseriez votre âme avec des blessures qui n'ont entamé que leurs illusions.
Les savants et les philosophes sont des romanciers sublimes qui canalisent leurs passions dans une autre direction.
Voulez-vous savoir ce qui fait les bons mariages ? - les sens dans la jeunesse - l'habitude dans l'âge mûr - le besoin réciproque dans la vieillesse.
L'imminence de la mort n'est pas seulement une obsession personnelle, c'est une manière de se rendre à la nécessité de ce qui se donne à penser, à savoir qu'il n'y a pas de présence sans trace et pas de trace sans disparition, donc sans mort.
Que redoute-t-on quand un homme fixe sa vie avant d'avoir "mené la vie de garçon" ? On craint que la solidité du mariage ne résiste pas au déchaînement subit de l'instinct viril. Juste crainte, mais qui n'est pas moins fondée pour la femme.
C'est le jeûne qui fait le saint, et la sobriété, l'homme de bon sens.
Singulier monde, que celui du rêve ! Les pensées, les paroles intérieures, en dedans, se pressent, fourmillent. Tout ce petit monde se hâte de vivre avant le réveil, qui est sa fin, sa mort à lui.
Les pressentiments, les signes, les affinités sont des choses étranges qui, en se combinant, forment un mystère dont l'humanité n'a pas encore trouvé la clé.
Seul est sociable, vivable, pacifique, celui qui est conscient de ne dire que l'apparence et non l'être. Là est le fondement du respect des autres.
L'homme qui n'est pas content de peu, n'est content de rien.