Les parures du superflu sont à l'origine de la destruction de ce qui vit.
Tant que la fenêtre est ouverte et que je reste éveillée, je ne crains pas la solitude. Dommage que les morts n'aient pas droit à la parole. Je suis certaine qu'ils auraient beaucoup à dire.
Il n'est pas contraire à la raison que je préfère la destruction du monde entier à l'égratignure de mon doigt.
Quand on ne vit pas, il est facile de ne pas commettre de péchés.
Quand on vit un grand malheur dans sa vie, on a l'impression que le regard des autres ne nous autorise pas à être joyeux, alors que tout au fond de soi, on sent que c'est cela qui permet de se maintenir en vie.
Le chroniqueur vit sa vie de cigale, individuelle et confortable, futile et superficielle. Il écrit ce qui lui chante, quand il lui chante.
Il est très difficile, quand on vit dans la familiarité bourrue de la mer, de ne point regarder le vent comme quelqu'un et les rochers comme des personnages.
Le mauvais goût, c'est de confondre la mode, qui ne vit que de changements, avec le beau durable.
Ne plus consulter de voyantes ni d'astrologues. Si leurs prédictions sont mauvaises, on vit dans la crainte. Si elles sont bonnes, on vit dans un espoir toujours déçu.
La réduction du temps de travail est à l'origine d'une dégradation de la situation des plus fragiles notamment des femmes ayant des emplois peu qualifiés.
Celui qui a des enfants vit comme un chien et meurt comme un homme ; celui qui n'en a pas vit comme un homme et meurt comme un chien.
Cohen, il a dit que j'avais un cerveau malade, alors tu vois, quand j'entends parler Patrick Cohen, je me dis les chambres à gaz... Dommage !
On s'habitue à une présence, à la présence d'un être qui vit là depuis longtemps mais dont on ne se lasse point, car pour l'essentiel, c'est bête à dire, il vit ailleurs.
On ne peut connaître tous les aspects de sa propre culture ; ainsi le poisson vit dans l'eau mais il ne peut bondir hors de celle-ci pour voir à quoi elle ressemble.
On voit ce qu'on peut voir, on vit ce qu'on peut vivre : c'est déjà beaucoup, c'est de l'infini palpable, concret, inaliénable, vivre aujourd'hui, c'est déjà n'être pas mort.
La blessure vit au fond du coeur.
Chacun d'entre nous vit dans son petit cosmos, avec ses propres catégories et classifications.
Après tout, on vit à l'époque du kleenex. On fait avec les gens comme avec les mouchoirs, on froisse après usage, on jette, on en prend un autre, on se mouche, on froisse, on jette.
La destruction relève, pour le défenseur, d'avantage de la destruction des forces morales de l'ennemi et donc de sa "volonté de conquête".
La machine a gagné l'homme, l'homme s'est fait machine, fonctionne et ne vit plus.
Le pouvoir créateur de la nature est bien au-delà de l'instinct de destruction de l'homme.
La vie est un exil : chaque homme vit en lui-même comme en pays étranger.
D'autant plus dommage que les sots ne disent pas sagement ce que les sages font follement.
Quel génie, ce Picasso. C'est dommage qu'il ne peint pas.
Aimer tout et tous, se sacrifier toujours à l'amour, signifie qu'on n'aime personne, qu'on ne vit pas de la vie terrestre.
Le malheur de tout homme d'idée, c'est-à-dire d'ambition, c'est de ne jamais vivre le présent. Il ne le jouit pas, il ne le goûte pas, il le franchit sans cesse et il le saute. Il vit sans cesse en avant, aspirant l'avenir.
Comme on vit mal avec ceux que l'ont connaît trop.
On vit avec beaucoup de mauvaises actions sur la conscience et quelques bonnes intentions dans le coeur.
A force de vivre au milieu des tableaux, on finit par se taire ; on vit surtout avec les yeux.
L'homme moderne vit dans le passé ou dans le futur, mais non dans le présent.
Une dépense, c'est-à-dire une richesse manifestée, est une destruction manifeste de la richesse.