Le même qui vous flatte, vous déteste dans l'âme.
La mort est un vêtement que tout le monde devra porter.
La mort rattrape ceux qui la fuient.
Un homme libre ne pense à aucune chose moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort mais de la vie.
L'Amérique est pour la peine de mort parce qu'elle pense qu'en tuant les criminels, on élimine le crime.
Rien n'enhardit à commettre une faute, à courir un risque, comme la pensée de se savoir absous d'avance...
Un mort qui ressuscite déçoit toujours un peu son monde.
Que je méprise ces philosophes, qui, mesurant les conseils de Dieu à leurs pensées, ne le font auteur que d'un certain ordre général d'où le reste se développe comme il peut !
Rien n'est dramatique puisque la vie comme la mort sont deux grandes solitaires.
Au plus pur de notre âme palpite un ardent désir de nous abandonner librement et par gratitude à un être inconnu, plus haut et plus pur, déchiffrant pour nous l'énigme de l'éternel Innommé.
Nous vivons dans un monde où l'enterrement est plus important que la mort, le mariage plus que l'amour et le corps plus que l'intellect.
J'ai bien peur que ma mort ne passe totalement inaperçue, surtout de moi.
Il n'y a rien de bon ou de mauvais mais la pensée le rend ainsi.
La mort est un mystère, les pratiques occultes ne sont qu'une illusion.
Le corps grandit en prenant de la taille. L'esprit grandit en perdant de la hauteur.
Sous la forme imprimerie, la pensée est plus impérissable que jamais ; elle est volatile, insaisissable, indestructible.
Il est bien rare qu'un vivant soit à la hauteur du mort qu'il fera.
On se deteste tellement qu'on fait l'amour.
On ne peut haïr sans mentir.
La tragédie de la mort est en ceci qu'elle transforme la vie en destin.
La mort vient avant que nous puissions avoir appris à vivre.
Si tu te couches, ils vont te piler dessus. Si tu restes debout et tu résistes, ils vont te haïr mais ils vont t'appeler "monsieur".
La pensée est comme la flamme : elle ne se diminue pas en se communiquant.
Bien pire que la mort, c'était la destruction de notre âme qui était le programme de l'univers concentrationnaire.
La mort est une fin en soi.
Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?
Comme les devins, les femmes ont tendance à mettre de la pensée partout, à lire l'univers des objets et des choses comme un parchemin. Elles ne regardent pas, elles déchiffrent. Tout à toujours un sens.
La mort fait l'importance de la vie.
La mort nous trouvera bien partout où nous irons. La mort, c'est lorsqu'on la fuit qu'elle s'attache à nos pas ! Il est bien rare que ceux qui la désirent la voient venir.
Nous n'accordons une âme aux gens que lorsqu'ils n'ont plus de corps.
Si notre humanité - notre âme en tant que société - est dépassée par le matériel et le cosmétique, il n'y aura aucun espoir de paix.