C'est le fait de vivre qui m'intéresse, pas le résultat.
Une religion qui ne cherche pas à conquérir de nouveaux adeptes est une religion d'un autre type, plus ancien, une croyance tribale.
Dieu ne peut pas répondre à tous ceux qui l'appellent. Il est comme un garçon dans un restaurant. Il a trop de tables à servir.
Le seul homme qui peut changer d'idée est celui qui en a une.
L'amour qui économise n'est jamais le véritable amour.
Les oeuvres d'art se divisent en deux catégories : celles qui me plaisent et celles qui ne me plaisent pas. Je ne connais aucun autre critère.
Plus fait celui qui veut que celui qui peut.
Il manque quelque chose à l'homme qui ne s'est jamais senti éperdu.
Pour celui qui bosse sur un chantier, le troquet est un havre, une gourmandise, un endroit où l'on se réchauffe et où l'on discute.
Le pouvoir qui a la main de fer dans un gant de velours, a la peur de la spontanéité, du génie propre, du naturel de la jeunesse. Elle dérange parce qu'elle porte à remettre en question un certain nombre de valeurs reçues et le système.
Merci aux absents, qui nous lèguent une quête philosophique et le bonheur de remplir le vide de l'existence à notre fantaisie.
Parfois on dit : "On aurait presque pu... " Là, c'est la phrase triste des adultes qui n'ont gardé en équilibre sur la boîte de Pandore que la nostalgie.
Il y a des gens qui font jaillir la sympathie comme une étincelle d'un caillou.
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
Dans le monde des affaires, les personnes qui réussissent le mieux sont celles qui font ce qu'elles aiment.
L'arbre qui ne fleurit pas et ne fait pas de fruits, coupe-le sans hésiter, de quatre coups à la base.
Il n'y a rien dans ce monde qui puisse me faire plaisir.
Qui est emporté par le fleuve s'accroche à tout ce qui passe à sa portée.
Le Magnificent Seven était vraiment un événement miraculeux qui a eu lieu dans ma vie.
- J'peux te revendre une ou deux boites de Ritalin sur tu veux. - Non merci. J'évite les médocs. - T'as parfaitement raison. J'ai connu une fille qui a eu une sorte de crise de folie, elle avait avalé plein [...] ► Lire la suite
Nos sommes des puritains, c'est l'histoire qui l'a voulu. C'est pour ça qu'une petite pipe au président tourne à l'affaire d' État
Zèle. Maladie nerveuse qui afflige les jeunes et les inexpérimentés. Passion qui ne s'élance que pour mieux s'étaler.
Combien avaient raison les Anciens qui n'avaient qu'un même dieu pour les marchands et les voleurs.
Quoique les personnes n'aient point d'intérêt à ce qu'elles disent, il ne faut pas conclure de là absolument qu'elles ne mentent point ; car il y a des gens qui mentent simplement pour mentir.
Les ouvrières portant des pulls trop larges doivent faire attention aux machines ; celles qui portent des pulls très collants doivent faire attention aux machinistes.
Les jours sont faits pour sonner l'un après l'autre comme une volée de cloches. C'est le coeur de l'homme qui leur sert de battant. Si le coeur n'y est pas, les jours sont tristes.
Les inventions les plus étonnantes et les plus utiles ne sont pas celles qui font le plus d'honneur à l'esprit humain.
Nous vivons dans un monde où des activités de plus en plus nombreuses et pressantes concurrencent toujours plus durement celle qui consiste à se préoccuper de la poésie, que ce soit dans les livres ou dans le rapport à soi.
C'est la guerre qui est honteuse, pas le fait d'y prendre part.
Il y a des erreurs qui contiennent une autre vérité.
Les pertes qui sont votre faute sont celles qui font le plus mal, le plus longtemps.
La vie de toute personne qui pense est un drame terrible.
Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser. C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure. Alors, pour se protéger un peu, elle se qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout.
Quand on demande de croire sur parole, on est déjà, qu'on le veuille ou non, qu'on le sache ou non, dans l'ordre de ce qui est seulement croyable. Il s'agit toujours de ce qui est offert à la foi, appelant [...] ► Lire la suite
Le poète est passé : le ruisseau qui hésite, devient fleuve royal ; il n'a plus de repos ni de limites : il ressemble au cheval.
Le moteur qui reçoit et accepte tous les coups de pilon finit par se trouer un jour.
La chance sourira à la personne qui a des aspirations et de l'esprit. Une telle personne est sûre d'avoir de bons amis.
Qui augmente sa connaissance augmente son ignorance.
Les sadiens sont des enfants qui jouent avec le feu.
Le problème avec les gens qui n'ont pas de vices, c'est qu'en général on peut être sûr qu'ils vont avoir des vertus plutôt ennuyeuses.
Tous les gens qui s'inquiètent pour les autres ne devraient pas. Ils feraient mieux de s'inquiéter pour eux-mêmes.
Nous percevons toujours ce qui est nouveau chaussé de nos lunettes du passé et notre vue s'y déforme.
Le pape est une idole à qui on lie les mains et à qui on baise les pieds.
On n'aime guère un bonheur qui vous tombe ; on veut l'avoir fait.
Il n'y a pas d'éloquence solitaire et tout orateur a deux génies, le sien et celui du siècle qui l'écoute.
Nous vivons dans un temps, où, si quelques-uns trouvent les galères à moitié chemin du pouvoir et de la fortune, il en est d'autres qui trouvent la fortune et le pouvoir à moitié chemin des galères.
Il n'y a plus que la peur de mort qui les retienne à la vie.
L'homme ne refuse pas son soupir à la mort qui arrive.
L'on croit se libérer (et de quoi ?) en écrivant et à écrire, on s'emprisonne. L'on crée des personnages qui nous enchaînent et l'on a peur de revivre leur destinée.
Les imbéciles ne pensent qu'à partager leurs merveilles avec la multitude, ce qui est le plus sûr moyen de perdre son butin, et surtout de le voir se muer en une chose vulgaire.