Les amis sont ceux qui vous forcent au bonheur.
Quand un homme parle beaucoup, il y a bien des mots qui ne servent à rien...
On rirait aujourd'hui de celui qui n'oserait pas toucher la main d'un lépreux. Pauvre type !
Pleurer et gémir sur ses malheurs, quand on doit tirer des larmes de ceux qui vous écoutent, mérite qu'on s'y arrête.
Les bêtes, qui ne savent pas qu'elles doivent mourir, ne rient pas. Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n'avons qu'un instrument : le rire.
Le progrès humain consiste à préserver et même à développer l'énergie vitale, mais en l'appliquant à des fins qui apportent une satisfaction de plus en plus complète aux « impératifs » de la raison et de la conscience personnelle, et, par conséquent, à ces idéaux collectifs qu'on appelle la liberté, la fraternité, la justice.
Je regarde en coin tes yeux qui font le pendant avec ses yeux merveilleux. L'enchantement, c'est surtout que tu sois indemne de sa miséricorde.
Il n'y a qu'un Dieu ; l'humanité est une ; les fondements de la religion sont un. Adorons-le et rendons grâce pour tous ces grands prophètes et messagers qui ont manifesté son éclat et sa gloire.
J'ai toujours défendu, dans mes chansons, les causes ou les vérités qui me tiennent à coeur, quitte à me tromper.
Les morts n'ont pas de noms. Et nous ne devrions pas non plus. Sans nom ni passé, ceux d'entre nous qui sont assez forts pour être encore vivants ici peuvent se connaître à un niveau primitif.
Ceux qui ont vécu plus longtemps que nous ont toujours quelque chose à nous apprendre, que nous pouvons prendre avec nous pour le reste de nos vies.
Il y a une synthèse quand, en y combinant des jugements qui nous sont connus à partir de simples rejets, on en déduit des jugements qui reviennent à des conditions plus compliquées.
Je remercie le gamin de 17 ans que j'ai été et qui a dit : j'arrête le reste, je veux faire de la musique.
Il n'est personne qui ait fait don spontanément d'une partie de sa propre liberté en vue du bien public.
Il est vrai que les gens à qui je révèle bravement mes soucis sont très heurtés. Réagissent-ils par peur, établissent-ils un parallèle avec leur propre sort? Je continue - pourquoi changer? - sur le mode humoristique qui ne m'a pas [...] ► Lire la suite
Là où est le danger, là est ce qui sauve.
L'espace est l'ordre des choses qui coexistent.
Qui ne sent point son mal est d'autant plus malade.
N'importe qui sait proférer des paroles menteuses ; les mensonges du corps exigent une autre science.
L'intelligence est la qualité permettant à ceux qui la possèdent de trouver d'excellentes raisons aux bêtises qu'ils font.
La mort, c'est ce qui permet à un homme de se retirer subitement du monde pour aller définitivement se mettre aux vers.
Ce n'est pas n'importe qui qui peut être quiconque.
A la guerre, il y a des questions qui ne se posent pas.
C'est le chant des galets qui enseigne la manière de bâtir un mur... Et quand un galet ne se trouve pas bien dans un mur, le mur ne se trouve pas bien debout.
Seule la marge d'erreur ou d'ignorance qui se glisse dans l'évaluation de deux individus l'un par l'autre détermine vraiment la marge d'absence qui s'établit entre eux.
J'admire ceux qui accueillent tous les événements avec calme, mais je les plains de ce qu'ils sont privés de tant de moments exaltants.
La mort est un mur qui t'exclut, un grand mur sombre dont la porte disparaît dès que la personne est entrée, sans fenêtre, sans lumière, sans espoir d'un message.
Bonne nouvelle pour les vieux qui peuplent le monde : il est faux de croire que ce sont les jeunes arbres qui donnent le bois le meilleur et le plus abondant.
La haine est un sac à dos qui pèse très lourd. Un jour, ils pourront le déposer et prendre un sac à dos plus léger qui s'appelle espérance.
La première démarche qui s'impose est de prendre conscience que l'amour est un art, tout comme vivre est un art.
Ceux qui réussissent, réussissent exprès pour te faire chier bonhomme !
Et tout ça, ça fait,D'excellents Français,D'excellents soldats,Qui marchent au pas.
Chacun parla d'amour ainsi qu'il l'entendit.Je dis ce que mon coeur, ce que mon mal me dit,Que celui aime peu, qui aime à la mesure.
Les gens qui n'aiment pas les chats ne les ont pas côtoyés. Il y a la vieille blague : les chiens ont des maîtres, les chats ont du personnel.
Qu'est-ce donc que la poésie? Un feu de camp abandonné, qui fume longuement dans la nuit d'été, sur la montagne déserte.
Aujourd'hui, vous avez des énergies renouvelables, qui sont deux fois moins chères que le nucléaire et qui créent trois fois plus d'emplois
Passer des paroles aux actes, ce sera l'une des tâches de la génération qui commence à prendre les commandes. Espérons qu'elle saura sans tarder sortir collectivement de l'enfance.
J'aime pouvoir aller dans un pub du coin et savourer de la bonne nourriture, en particulier les pubs qui accueillent mes chiens.
Le langage du dessin offre des possibilités infinies, ce qui est rare.
Il n'y a rien qui n'aille mal chez le quidam moyen qu'un bon psychiatre ne puisse amplifier.
L'optimiste est celui qui sait à quel point le monde peut être triste. Le pessimiste, celui qui le découvre tous les jours.
Temps : ce que les hommes essayent toujours de tuer, mais qui finit par les tuer.
Le fraudeur fiscal est un contribuable qui s'obstine à vouloir garder un peu d'argent pour son propre usage.
Celui qui n'a pas subi les sévérités d'un maître subira les sévérités de la vie.
Qui dort dîne.
L'historien et le romancier font entre eux un échange de vérités, de fictions et de couleurs, l'un pour vivifier ce qui n'est plus, l'autre pour faire croire ce qui n'est pas.
L'amour ! Alors on aime un appareil respiratoire, un tube digestif, des intestins, des organes d'évacuation, un nez qu'on mouche, une bouche qui mange, une odeur corporelle ? Si on pensait à cela, comme on serait moins fou !
Au commencement, Dieu ne savait pas qu'Il était Dieu, puisqu'Il était tout seul. Pour savoir qu'on est Dieu, il faut être deux : un qui est Dieu, et l'autre qui lui dit : "Mon Dieu".
Les êtres humains sont les seules créatures sur terre qui autorisent leurs enfants à revenir à la maison.
Ce sont toujours les odeurs, les sons, les petits faits sans importance apparente qui sont les plus tenaces et qui, le plus souvent, empêchent les jours de sombrer les uns après les autres dans l'oubli.