Trompeurs et hypocrites sont ceux qui font tout en paroles et, en fait, rien.
Pour nous, le choix est fait. Nous sommes de ceux qui refusent d'oublier. Nous sommes de ceux qui refusent l'amnésie même comme méthode. Il ne s'agit ni d'intégrisme, ni de fondamentalisme, encore moins de puéril nombrilisme.
Chacun parla d'amour ainsi qu'il l'entendit.Je dis ce que mon coeur, ce que mon mal me dit,Que celui aime peu, qui aime à la mesure.
Si l'on suivait les voies ferroviairesQui aurait le pied marin ?Si l'on sifflait les fonds de théièresOu si l'on ne sifflait plusQui serait l'adversaire ?Entre nous qui serait le plus malin ?Et si l'on disait le contraireOu si l'on ne disait plus rien ?
Le progrès humain consiste à préserver et même à développer l'énergie vitale, mais en l'appliquant à des fins qui apportent une satisfaction de plus en plus complète aux « impératifs » de la raison et de la conscience personnelle, et, par conséquent, à ces idéaux collectifs qu'on appelle la liberté, la fraternité, la justice.
Un livre vous déplait : qui vous force à le lire ?
Ainsi Pétain n'a laissé paraître que les seuls journaux qui étaient d'accord avec lui et l'occupant.
La justice est une maladie rare dans un monde qui n'a pas besoin d'elle pour se porter comme un charme.
J'ai quelques projets qui naissent, tous fécondés par la haine.
Conquérir l'amitié d'un chat est chose difficile. C'est une bête philosophique, rangée, tranquille, tenant à ses habitudes, amie de l'ordre et de la propreté, et qui ne place pas ses affections à l'étourdie: il veut bien être votre ami, si vous en êtes digne, mais non pas votre esclave.
Je suis ce qu'on appelle en anglais un care taker [« celui qui prend soin », ndlr].
Il n'y a que deux personnes dans votre vie à qui vous devriez mentir... la police et votre petite amie.
Le romancier n'est pas quelqu'un qui résout les problèmes. C'est quelqu'un qui pose les questions.
La souffrance en soi est une absurdité, c'est seulement l'homme dans la souffrance qui peut prendre de la valeur ou se défaire.
Les auteurs de recueils de citations sont comme ces gens qui mangent des cerises, qui commencent par les meilleures et qui finissent par les manger toutes.
L'arbitraire est une arme à un si grand nombre de tranchants, que ceux qui la tiennent s'y couperont éternellement les doigts.
Il n'y a pas d'éloquence solitaire et tout orateur a deux génies, le sien et celui du siècle qui l'écoute.
Les prétentions sont des lettres de change tirées sur l'amour-propre du voisin qui les renvoie toujours protestées.
Les grands poètes sont obscurs pour deux raisons opposées : tantôt parce qu'ils parlent de choses trop grandes pour que n'importe qui les comprenne, tantôt parce qu'ils parlent de choses trop petites pour que n'importe qui les voie.
Il n'y a que deux grands courants dans l'histoire de l'humanité : la bassesse qui fait les conservateurs et l'envie qui fait les révolutionnaires.
Tout ce qui peut être dit à 8 heures peut attendre 9 heures.
Vous n'attrapez pas d'ulcère à cause de ce que vous mangez. Vous les attrapez par ce qui vous ronge.
Le théâtre est, de toutes les expressions artistiques, celle qui trahit le moins son auteur.
Ce qui manque aux hommes, c'est ce qu'ils ont, c'est-à-dire les yeux, les oreilles et le cul.
Les parapluies sont des veufs qui portent le deuil des ombrelles disparues.
Les journaux inventent la moitié de ce qu'ils disent et ne disent que la moitié de ce qui se passe.
Une âme fière et honnête, qui a connu les passions fortes, les fuit, les craint, dédaigne la galanterie ; comme l'âme qui a senti l'amitié, dédaigne les liaisons communes et les petits intérêts.
Ce qui n'a jamais été articulé en mots finit par devenir trop nébuleux pour s'inscrire dans la mémoire.
La science peut guérir, comme elle peut tuer. Tout dépend de l'âme de celui qui l'utilise.
Soyez résolu à ne plus servir [ le tyran ], et vous voilà libre. Je ne veux pas que vous le poussiez ou l'ébranliez, mais seulement que vous ne le souteniez plus ; alors, vous le verrez, tel un grand [...] ► Lire la suite
Vous ne savez pas qui est important pour vous jusqu'à ce que vous les perdiez réellement.
Ce que c'est vraiment et ce que j'ai maintenant vécu, c'est que les gens qui sont extrêmement fiers de ce qu'ils font - pas de leur personne - que leur éthique de travail est aussi élevée que nulle part ailleurs. [...] ► Lire la suite
Je ne suis pas quelqu'un qui ait beaucoup de souvenirs d'enfance, qui ait jamais été tellement tourné vers son enfance.
Le Magnificent Seven était vraiment un événement miraculeux qui a eu lieu dans ma vie.
Ne baissez pas vos normes pour quoi que ce soit ou pour n'importe qui.
Une réalité totalement indépendante de l'esprit qui la conçoit, la voit ou la ressent, est une impossibilité.
Je pense toujours à Meryl [Streep] pour tout maintenant. Il n'y a vraiment pas beaucoup d'actrices qui sont vraiment lucides comme elle est.
Étonnant, cette manie qu'a la nature de tuer tout ce qui est vivant et de laisser vivre tout ce qui est mort.
Idolâtrie. Phénomène païen qui accompagne le décès des papes.
Quand une oeuvre d'art vous donne le vertige, souvenez-vous que ce qui donne le mieux le vertige, c'est le vide.
On ne déshonore point un homme qui sait mourir.
Ce qui est moral est ce que vous trouvez bon après et ce qui est immoral est ce que vous trouvez mauvais après...
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
Plutôt que de savoir ce qui a été fait, combien il vaut mieux chercher ce qu'il faut faire.
Est-ce qu'on se détache aisément d'un être qui semble ne voir que vous ?
Nous sommes à la fois tentés par l'hominisation des animaux, qui révèle souvent nos projections fantasmatiques, et par la bestialisation des hommes, autre manière pour nous de figer l'autre dans une animalité indigne.
L'esprit de l'homme est tel qu'un diamant précieux qui sans être taillé ne brille pas aux yeux.
Pleurer et gémir sur ses malheurs, quand on doit tirer des larmes de ceux qui vous écoutent, mérite qu'on s'y arrête.
Trouver une composition qui peigne notre temps.
Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache.