Si au moins on pouvait en vouloir à quelqu'un, si même on pouvait croire qu'on sert à quelque chose, qu'on va quelque part. Mais qu'est ce qu'on nous a laissé ? Des lendemains qui chantent ? Le grand marché Européen ? On a plus qu'a être amoureux comme des cons ! Et ça, c'est pire que tout.
Auschwitz est le symbole de ce qui peut se passer quand les droits de l'Homme ne sont pas respectés.
S'il est un miracle de cette civilisation qui a su compter jusqu'à deux mille ans, il réside dans notre émerveillement devant la naissance de chaque humain, quel qu'il soit.
Celui qui ne sait pas se fâcher est un sot, mais celui qui ne veut pas se fâcher est un sage.
Nombreux sont ceux qui pourraient traverser le fleuve mais bien plus nombreux encore sont ceux qui préfèrent continuer d'avancer le long de la berge en espérant y trouver un pont !
Dieu est comme le vent qui passe : on le sent partout et on ne le voit nulle part.
Tout ce qui est gratuit vaut le prix que vous l'avez payé.
Pour celui qui sait observer, chaque homme porte sur sa face la description de son corps et de son âme.
Celles qui sont la franchise même ne disent que la moitié de ce qu'elles pensent - ou bien alors elles en disent le double.
C'est seulement à cause de ceux qui sont sans espoir que l'espoir nous est donné.
On ne peut penser sans mots. Notre esprit est ainsi fait que la formation d'une idée et l'évocation d'un mot qui la montre, sont un seul et même acte.
Je suis un vieux peau-rouge qui ne marchera jamais dans une file indienne.
L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées.
Qui sert, n'est pas libre ; Qui sent n'est pas mort ; Qui désire, veut : Qui veut, mendie ; Qui mendie fait défaut au divin contentement.
Ignorer les événements qui se sont passés avant votre naissance, c'est rester toujours enfant.
Un homme responsable de ses actes est un homme de qui on peut tout craindre.
Celui qui veut conquérir la joie,Malgré lui, la brisera ;Celui qui, quand elle passe, sait doucement l'embrasserPourra toute sa vie en profiter.
Si les hommes sont incapables de pardonner ce qu'ils ne peuvent punir, ils seront aussi incapables de punir ce qui se révèle impardonnable.
L'homme qui fait les choses fait des erreurs, mais il ne fait pas la plus grosse erreur de ne rien faire.
Tout est simple. Ce sont les gens qui compliquent les choses.
Nos élites politiques et journalistiques sont obsédées par le moralisme. Les mêmes qui viennent défiler pour la liberté d'expression.
Cette cloison qui nous sépare du mystère des choses et que nous appelons la vie.
La vie est pleine d'absurdités qui peuvent avoir l'effronterie de ne pas paraître vraisemblables. Et savez-vous pourquoi ? Parce que ces absurdités sont vraies.
Abandonnez ceux qui s'abandonnent eux-mêmes.
Quelle vanité que la peinture qui attire l'admiration par la ressemblance des choses, dont on n'admire point les originaux !
La justice, l'équité, la hiérarchie, voilà qui donne du poids à l'homme.
Ceux qui vivent sur un grand pied ont toutes les raisons du monde de se marier en grande pompe.
Une oeuvre d'art doit être jugée selon les critères esthétiques. En art, ce qui est beau est moral.
La plupart des bienfaits ressemblent aux fleurs qui n'ont d'odeur qu'autant qu'elles ont de nouveauté.
Ceux qui rêvent la nuit dans les recoins poussiéreux de leur esprit s'éveillent au jour pour découvrir que ce n'était que vanité ; mais les rêveurs diurnes sont des hommes dangereux, ils peuvent jouer leur rêve les yeux ouverts, pour le rendre possible.
Ce n'est pas par où vous commencez, mais la hauteur que vous visez qui compte pour réussir.
Un homme qui ose perdre une heure n'a pas découvert la valeur de la vie.
Tu fermes ta gueule Rayvie, je peux même pas aller m'acheter des clopes sans rencontrer un gars avec qui tu as baisé.
Il y a une passion pour la chasse qui est profondément implantée dans le coeur de l'homme.
Ce qui ôte au vice un peu de sa dignité, c'est qu'il est toujours, par quelque endroit, le parasite de la vertu.
Le mot de révolution est un mot pour lequel on tue, pour lequel on meurt, pour lequel on envoie les masses populaires à la mort, mais qui n'a aucun contenu.
Qui plus dépense qu'il n'a vaillant, Tresse la corde où il se pend.
Qui va au théâtre pour passer une bonne soirée est un piètre spectateur.
Le corps est la source de l'horreur chez les êtres humains. C'est le corps qui vieillit ; c'est le corps qui meurt.
Celui qui poursuit un rêve n'en désire pas, au fond, la réalisation : il veut seulement pouvoir continuer à rêver.
L'ignorance d'autrui est ce qui a rendu impossible l'unité jusqu'à aujourd'hui.
Il y a une classe de la société qui pense encore plus à l'argent que les riches, ce sont les pauvres.
Ceux qui parlent la même langue forment un tout que la pure nature a lié par avance de mille liens invisibles.
Ce n'est pas la technique qui représente le vrai danger pour la civilisation, c'est l'inertie des structures.
C'est la confrontation avec les autres qui vous permet de dévoiler toutes vos facettes.
Le peuple est un souverain qui ne demande qu'à manger : sa majesté est tranquille, quand elle digère.
Il n'y a que les causes perdues qui méritent qu'on les défende, que les questions sans réponse qu'il est nécessaire de poser.
Je n'ai pas besoin de savoir qui je suis puisque vous le savez tous.
Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie.Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.
Il y a chez les hommes un besoin de ravager, de frapper à mort, d'assassiner et de s'enivrer de violence, et tant que l'humanité entière, sans exception, n'aura pas subi une grande métamorphose, la guerre fera rage, tout ce qui [...] ► Lire la suite