Il y a une classe de la société qui pense encore plus à l'argent que les riches, ce sont les pauvres.
La société étant divisée par tranches, comme un bambou, la grande affaire d'un homme est de monter dans la classe supérieure à la sienne et tout l'effort de cette classe est de l'empêcher de monter.
La société pardonne souvent au criminel, jamais elle ne pardonne au rêveur.
Comment se fait-il que les riches n'aient que quatre roues à leurs voitures, comme les pauvres ?
La chute des civilisation est le plus frappant et en même temps le plus obscur de tous les phénomènes de l'histoire.
Je dis de temps en temps que le vote est précieux. C'est presque sacré. C'est l'outil ou l'instrument non violent le plus puissant dont nous disposons dans une société démocratique. Et nous devons l'utiliser.
En raison des différences géographiques, ethniques, historiques et politiques, l'idéologie culturelle varie d'une civilisation à l'autre.
Le maintien de la civilisation offre la possibilité d'obtenir de chaque nouvelle génération une nouvelle transformation des penchants, condition d'une civilisation meilleure.
La société moderne a enseigné à l'homme que son bonheur (ou, pour employer une terminologie théologique, son salut) n'est pas le but de la vie, mais que celui-ci réside dans l'accomplissement de sa tâche, ou dans sa réussite.
Les trois grands éléments de la civilisation moderne sont la poudre, l'imprimerie et la religion protestante.
La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.
Une civilisation meurt quand elle recule sur ses principes et ses valeurs, et quand ceux qui les remettent en question avancent.
La civilisation est en avance sur l'âme de l'homme, et elle produit plus vite qu'il ne peut penser.
Plus aucun citoyen ne croit qu'il puisse aujourd'hui changer concrètement sa vie, sa propre vie, par son bulletin de vote.
Si je n'ai point sur moi-même le droit de mort, qui l'a donné à la société ?
Quand les riches se droguent c'est pittoresque. Quand les pauvres se droguent c'est un fléau social.
Amour peut moult, argent peut tout.
Les pauvres sont aussi nécessaires dans un état que les ombres dans un tableau.
Je hais les indifférents. Pour moi, vivre veut dire prendre parti. Qui vit vraiment ne peut ne pas être citoyen et parti prenant. L'indifférence est apathie, elle est parasitisme, elle est lâcheté, elle n'est pas vie. C'est pourquoi je hais les indifférents.
Dans la langue, un mystère, un vieux trésor se trouve... Chaque année, le rossignol revêt des plumes neuves, mais il garde sa chanson.
À l'origine, je voulais appeler le groupe 'Guns' n Robots '. Je crois toujours que si nous nous appelions «Guns 'n Robots», nous serions toujours ensemble.
Ce qu'on appelle la société de consommation devrait être rebaptisé : Société de Tentation.
Nous voulons aller de l'avant, assurément, mais sans, pour autant, renier notre passé, sans tourner le dos à celles de nos formes de civilisation qui constituent notre originalité et dont le monde a grand besoin, nous le savons.
L'amour est un trésor précieux qu'on perd facilement. Donnez-lui donc une base, afin qu'il soit éternel, l'estime et la confiance.
Jamais, en effet, un livre plus indigent par la forme autant que par le fond, plus scélératement bête, plus menteur, ne menaça une société aussi salope d'un plus effroyable danger ; et jamais, à coup sûr, un aussi terrifiant holocauste d'âmes ne fut ordonné par un Hérode plus goujat et chétif.
Il est des degrés entre les pauvres comme entre les riches.
Un parapluie, c'est la misérable transsubstantiation de la cape et de l'épée.
Nous nous construisons ainsi à chaque rencontre, d'amour en amitié, de bonheurs en épreuves, d'expériences heureuses en espérances déçues, et la petite armée de ceux qui restent nos proches après avoir effleuré ou habité nos vies reflète la diversité et [...] â–º Lire la suite
Il y a sûrement beaucoup de honte à être heureux, non pas à la vue de certaines misères mais lorsque le bonheur semble narguer. Ce défaut les Kabyles ne l'ont pas. Par pudeur le riche se cache pour bien manger et le pauvre pour avoir faim à son aise.
La civilisation est une multiplication indéfinie de besoins dont on n'a pas besoin.
La société n'est-elle pas autorisée à ne jamais souffrir dans son sein celui qui se déclare contre elle ? Et l'individu qui s'isole, peut-il lutter contre tous ?